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Lecture analytique 2 - Victor HUGO (1802-1885), Les Contemplations(1856) « Elle était déchaussée, elle était décoiffée »

Publié le 24/01/2024

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« Lecture analytique 2 - Victor HUGO (1802-1885), Les Contemplations(1856) « Elle était déchaussée, elle était décoiffée » Question : Comment la rencontre amoureuse est-elle mise en scène ? Introduction Présentation de l’auteur : (à développer : Victor Hugo, chef de file du romantisme, dramaturge, romancier et poète) Présentation du poème : Poème extrait des Contemplations, recueil écrit en exil, comportant deux parties : « Autrefois » et « Aujourd’hui ».

La mort de Léopoldine, fille de V.

Hugo, trace la frontière entre ces deux mondes.

« Elle était déchaussée, elle était décoiffée » est le vingt et unième poème de la première partie.

Composé de quatre quatrains en alexandrins, il évoque une rencontre amoureuse au sein d’une nature accueillante. Lecture Reprise de la question et annonce du plan : Victor Hugo évoque cette rencontre en suggérant l’harmonie entre les personnages et la nature et en mettant en relief la réciprocité de l’attirance I – l’harmonie entre les personnages et la nature a) Les personnages La jeune fille est caractérisée par un aspect naturel de jeune sauvageonne.

Ce personnage féminin est assez mystérieux.

Il n'est pas nommé, simplement désigné par le pronom personnel « elle », par les expressions répétitives « la belle folâtre » v.

11 et « La belle fille heureuse » v.

15. L’anaphore du sujet « elle » (v.

1, 5, 9 et 10) souligne son importance. Le personnage masculin est d'abord évoqué par le pronom personnel tonique de la première personne : « moi », à l’initiale du vers 3.

Il s'agit du poète.

Il est, comme souvent dans les poèmes de V.

Hugo, un passant, un promeneur « Moi qui passais par là ».Il est surtout celui qui maîtrise le regard et la parole.

Il va être le seul à parler dans le texte.

La même expression est répétée deux fois : « Et je lui dis » v.

4 et 7, vers dans lesquels la césure est à la quatrième syllabe : moment de suspens Les rôles sont ainsi nettement délimités : la beauté est féminine, la parole est masculine. b – le naturel d’une sauvageonne La jeune fille est à peine décrite : deux traits la caractérisent : le naturel et la beauté - insistance sur la négation, vers 1 : « déchaussée », « décoiffée » ; les termes sont mis en valeur par leur place similaire dans les deux hémistiches: « Elle était déchaussée,// elle était décoiffée », ainsi que par la similitude des sonorités et le préfixe identique ➜ image de désordre, de naturel - cette image de désordre et de naturel continue au vers 2 par l’emploi de l’expression « pieds nus » et sera reprise à la fin du texte par « ses cheveux dans les yeux » - la jeune fille est caractérisée par des termes soulignant la fantaisie, l’indépendance, la liberté : « folâtre », « effarée et sauvage » ➜ ces expressions traduisent le charme de la jeune fille dont la beauté est soulignée trois fois : « la beauté » v.6, « la belle folâtre » v.

11 et « la belle fille » v.

15 c) intégration dans une nature simple - la jeune fille est perçue comme une « fée » v.

3 aussi belle et simple que la nature.

Elle semble faire partie de cette nature : chaque fois qu’elle est mentionnée, c’est en relation avec la nature : v.

2 : elle est « assise (…) parmi les joncs penchants » ; v.

9 : «elle essuya ses pieds à l’herbe de la rive » v.

14 : « dans les grands roseaux verts » ; - les deux exclamations des vers 12 et 13 : « Oh ! comme les oiseux chantaient », « comme l’eau caressait » insistent sur.... »

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