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Le brasier, Alcools (Apollinaire)

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Le poète n'est plus seulement le prêtre mais aussi la victime volontaire du feu. Il abandonne sa volonté à la flamme v.5 et la nature exacte de ce feu s'esquisse progressivement avec le recours au vocabulaire religieux : « adorer, croyant, intercis » le poète remet sa volonté entre les mains d'une force supérieure et divine. Mais pour parvenir à cette union, il faut accepter de passer par le martyr. On retrouve alors cette idée de corps démembré, il faut accepter l'éparpillement du corps pour rejoindre une entité mystique et le poète flambe dans le feu divin, sans se consumer.

« Ce poème a été écrit en 1908, une période assez faste sentimentalement qui correspond au début de la liaison avec Marie Laurencin et un sentiment de renouveau existentiel.

Particulièrement chéri par l'auteur, « son meilleur poème sinon le plus immédiatement accessible », il le définit aussi comme l'exemple d'un lyrisme neuf et humaniste. Le poème offre trois temps forts.

Dans le premier mouvement, Apollinaire montre qu'il ne peut devenir poète qu'en brûlant son passé, dans le second mouvement le feu est l'opération magique qui renouvelle la vie et fait du poète un être différent.

Enfin dans le troisième mouvement se manifeste un sentiment d'effroi et une attitude de recul marquée par une interrogation sur le devenir. Ce poème parcouru par le thème du feu régénérateur illustre un nouvel art poétique défini par la pureté, l'unité et la vérité.

Comment ces trois concepts donnent-ils une clé d'interprétation du Brasier ? Le feu est d'abord un élément de purification en s'unissant à lui le poète accède à une forme de divinité devient surhumain et enfin le feu permet de trouver une vérité celle de la création poétique. I le feu purification du poète a) le rejet du passé personnel b) le refus de la poésie lyrique traditionnelle II Le Brasier est l'union du poète à Dieu a) une scène d'immolation ou d'auto-sacrifice b) les images de la transfiguration III Le feu du Brasier et la vérité de la création poétique a) la métaphore de la lumière b) l'atmosphère du monde moderne I le feu purification du poète a) le rejet du passé personnel Le poète livre au feu tout ce qui constitue un obstacle à son évolution dans la première partie.

Le feu est encore extérieur au poète v.

1 « j'ai jeté dans le noble feu ».

Il joue le rôle de la vestale des temps modernes.

Le passé est constitué des images d'êtres chers v.13 : « l'amour est devenu mauvais ».

Le poète se délivre de cet amour qui l'enchaîne.

Cette vision négative de l'amour est rendue sensible par l'image du jardin de supplice v.16 à 20.

la destruction de la femme passe par le motif de la décapitation, du corps morcelé.

Cet amour est dominé par des forces primitives sensuelles ce que montre d'ailleurs l'image du Centaure. b) le refus de la poésie lyrique traditionnelle A travers les plaintes des vers 11 et 12 on peut lire le refus de l'ancienne poésie lyrique.

Les trois volets de ce poème retracent l'évolution de l'écriture.

La première partie est composée de quintiles d'octosyllabes, le système de rime est également traditionnel (croisées).C'est la mélodie lyrique médiévale celle du Mal-Aimé.

Il se met en scène et jette dans le feu cette ancienne poésie et il opte pour des images présurréalistes.

Il attribue une activité humaine à une notion matérielle.

Ensuite il emprunte ces images à la fantasmagorie créant un bouleversement des relations entre les éléments et les rapports logiques v.4 : « les flammes ont poussé sur moi comme des feuilles » le poète s'unit au feu, il est la source de la vie.

Le feu est le double du poète.

L'originalité tient au croisement des images de la flamme avec l'arbre.

Le poète se jette lui même dans le feu pour faire naître l'homme nouveau. II Le Brasier est l'union du poète à Dieu a) une scène d'immolation ou d'auto-sacrifice Le poète n'est plus seulement le prêtre mais aussi la victime volontaire du feu.

Il abandonne sa volonté à la flamme v.5 et la nature exacte de ce feu s'esquisse progressivement avec le recours au vocabulaire religieux : « adorer, croyant, intercis » le poète remet sa volonté entre les mains d'une force supérieure et divine.

Mais pour parvenir à cette union, il faut accepter de passer par le martyr.

On retrouve alors cette idée de corps démembré, il faut. »

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