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La littérature du Moyen-Orient au XXe siècle

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Le roman est un genre littéraire relativement récent dans la littérature arabe plus marquée par le conte ou la poésie, qui induisent une rupture par rapport aux formes classiques. Cependant, cette aventure poétique trouve des prolongements dans le roman arabe contemporain. L'écrivain égyptien Naguib Mahfouz est sans nul doute celui qui a joué le plus avec les registres, avec une volonté de créer une langue romanesque originale. Sa trilogie, Impasse des Deux Palais, est un succès, des films sont tirés de son oeuvre et depuis l'attribution du prix Nobel en 1988, la figure de l'écrivain éclipse quelque peu celle d'autres auteurs égyptiens, et non des moindres, comme Édouard el-Karrat, Gamal el-Ghitani ou Sonallah Ibrahim. La littérature arabe contemporaine se perpétue dans un cadre millénaire, nourrie de fantasmagorie avec plusieurs courants qui émergent. Le romancier syrien Haidar Haidar est l'un des représentants d'une écriture introvertie alors que le Libanais Elias Khouri est partisan d'un style plus dépouillé. Ce que l'on pourrait qualifier de courant mystique contemporain, très proche des contes et des légendes mais ancré dans la vie quotidienne, est illustré par les Égyptiens Abdel Hakim Qassim, Nabil Naoum Gorgui, l'Irakien Mohammed Khoudeir et le Soudanais Tayeb Salih. On assiste également à la naissance d'une féconde littérature mahrébine de langue arabe, novatrice en Tunisie avec Samir Al-'Ayyâdî, une écriture romanesque complexe au Maroc dont les tenants sont Abdallah Larroui, Mohammed Zafzaf et Mohammed Al-Harradi. En Algérie, la littérature arabe moderne prend ses origines dans les années 30, puis avec la description du réel chère à Abdel Majid Al-Chafi dans les années 40.

« La littérature du Moyen-Orient au XXe siècle Le roman est un genre littéraire relativement récent dans la littérature arabe plus marquée par le conte ou la poésie, qui induisent une rupture par rapport aux formes classiques.

Cependant, cette aventure poétique trouve des prolongements dans le roman arabe contemporain.

L'écrivain égyptien Naguib Mahfouz est sans nul doute celui qui a joué le plus avec les registres, avec une volonté de créer une langue romanesque originale. Sa trilogie, Impasse des Deux Palais, est un succès, des films sont tirés de son oeuvre et depuis l'attribution du prix Nobel en 1988, la figure de l'écrivain éclipse quelque peu celle d'autres auteurs égyptiens, et non des moindres, comme Édouard el-Karrat, Gamal el-Ghitani ou Sonallah Ibrahim. La littérature arabe contemporaine se perpétue dans un cadre millénaire, nourrie de fantasmagorie avec plusieurs courants qui émergent.

Le romancier syrien Haidar Haidar est l'un des représentants d'une écriture introvertie alors que le Libanais Elias Khouri est partisan d'un style plus dépouillé.

Ce que l'on pourrait qualifier de courant mystique contemporain, très proche des contes et des légendes mais ancré dans la vie quotidienne, est illustré par les Égyptiens Abdel Hakim Qassim, Nabil Naoum Gorgui, l'Irakien Mohammed Khoudeir et le Soudanais Tayeb Salih.

On assiste également à la naissance d'une féconde littérature mahrébine de langue arabe, novatrice en Tunisie avec Samir Al-'Ayyâdî, une écriture romanesque complexe au Maroc dont les tenants sont Abdallah Larroui, Mohammed Zafzaf et Mohammed Al-Harradi.

En Algérie, la littérature arabe moderne prend ses origines dans les années 30, puis avec la description du réel chère à Abdel Majid Al-Chafi dans les années 40. Une nouvelle génération d'écrivains des années 80 aborde aujourd'hui l'expérience d'une modernité plus émancipée. Le roman maghrébin de langue française a connu une véritable éclosion à partir des années 50 et celles qui ont suivi la décolonisation avec les voix de Rachid Boudjedra, Mohammed Dib ou Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt en 1987 et Kateb Yacine, Grand Prix National des Lettres en 1987.

Driss Chraïbi ou Abdelwahab Medded ont su donner à leur écriture une force tout à fait jubilatoire.

Les années 80 voient apparaître une nouvelle littérature dite " beur " avec Leila Sabbar, Nacer Kattane ou Mehdi Charef, qui remet en cause la question de l'identité maghrébine à l'intérieur d'une culture française. La poésie arabe contemporaine, tout en demeurant très proche des formes traditionnelles, connut une première mutation dès les années 40 avec le poète libanais Saïd Akl et le Syrien Nizar Kabbani, la structure même du vers étant bouleversée dans les années 50 avec l'Irakien Nazik al-Malaïka.

En 1957, la revue Chi'r fondée par Yussef alKhal et Adonis consacrait la revendication d'une plus grande liberté stylistique, illustrée par Khalil Hawi et Mahmoud Darwich (né en 1942) qui usent d'un langage total.

Abdelwahab al-Bayati et Adonis sont les voix les plus importantes de la poésie arabe contemporaine : Adonis, d'origine syrienne, se définissant comme un exilé universel, est considéré comme le grand poète arabe vivant, poète dont l'oeuvre est la plus traduite en français.

Issus d'un milieu très simple, il a fait des études de philosophie à Damas, où son mémoire de fin d'études révèle une prédilection pour la mystique et la pensée chiite ésotérique.

Militant du parti baas, pour la grande Syrie, il se réfugie en 1956 au Liban.

C'est là qu'il fonde avec d'autres, la revue Chi'r.

et publie des recueils de poésie.

Il quitte Chi'r pour fonder sa propre revue et dans le bouillonnement qui suit les affrontements israelo-arabes de 1968, il a une activité multiple : éditeur, poète, écrivain, essayiste, militant politique.

En 1985 il vient s'installer à Paris.

Parmi ses oeuvres majeures : Le Chant de Mihyar, le Damascène, Les Résonances, Les Origines, O Ami, o fatigue, Tombeau pour New York.. »

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