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La femme d'aujourd'hui croit moins à l'homme, à la royauté de l'homme, qu'autrefois ?

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Et face aux enfants, l'autorité « paternelle », après avoir réservé une place à la mère, est devenue « l'autorité parentale ». Certes l'homme a accepté cette égalité ; il a même feint de la voir s'instaurer et s'accroître, en s'en réjouissant ; mais au fond de lui-même, il songe : Tu as voulu devenir l'égale de l'homme; eh bien! ne te plains pas d'être traitée en égale. Tu ne me tends plus « ma toge, mon pardessus et mon chapeau melon » ; pourquoi irais-je te chercher la voiture au garage? Pourquoi t'éviterais-je de te baisser? Pourquoi te garderais-je en cachette le meilleur morceau du poulet ou le meilleur gâteau ? III. - En devenant l'égale de l'homme, la femme ne s'est pas rendue plus heureuse ; il en va de même de son compagnon, et l'on peut se demander où cette évolution pourra conduire. Ce qui aurait dû en principe rapprocher l'homme et la femme semble devoir les éloigner, et les rendre de plus en plus étrangers l'un à l'autre : l'homme reproche à sa femme de ne pas être fardée et pimpante, en pleine forme, lorsqu'il rentre chez lui, oubliant qu'elle-même, avant de partir, a dû préparer la cuisine et peut-être une lessive. Quant à la femme, qui ne sait plus ce que veut dire « attente » et « exaltation », indifférente aux soucis et à la fatigue de l'époux, elle ne se préoccupe que de sa prochaine augmentation, surtout si elle reste au foyer. Car, il y a tout de même des femmes qui acceptent de rester à leur place de maîtresse de maison ou qui, dans une parfaite sagesse, grâce à une occupation à mi-temps, se partagent entre l'extérieur qui les distrait et accroît les ressources, et l'intérieur où elles conservent leur rôle et des prérogatives qu'aucun progrès ne saura jamais leur ôter.

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