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Incipit d'Un amour de Swann (Proust)

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L'aspect satirique porte sur le clan Verdurin qui est présenté comme une secte dans une gradation de termes de plus en plus étroits : « noyau(…) petit groupe(…) petit clan ». L'adjectif « petit » est connoté positivement, il est synonyme d'élite. La vision du narrateur est tout à fait différente. Pour lui, le clan est synonyme de secte et Mme Verdurin synonyme de sectaire puisqu'elle exclue toute personne qui ne lui est pas affiliée. D'ailleurs tout tourne autour d'elle, autour de son « orthodoxie de la petite église », elle a même son « Credo » et « toute nouvelle recrue » doit s'y soumettre. Mme Verdurin met ainsi sur pied une armée de « fidèles ». La chute du passage reflète son personnage. Le rire est normalement spontané, elle, feint les émotions au point de rendre réelle la feinte. Elle n'est pas hypocrite mais vide. « Se décrocher la mâchoire » est une action proche de bailler. Elle n'est rien d'autre que la parole qu'elle exhibe.

« L'incipit d'Un amour de Swann situe l'action.

Dans l'extrait étudié (de « Pour faire partie du petit noyau » à « pour avoir trop ri »), Swann se trouve dans un lieu qui ne lui correspond pas : un salon grotesque et ridicule.

Le narrateur évoque, avec ironie, le salon de l'intérieur et de l'extérieur.

Il apparaît comme le double de Swann, son complice face au clan Verdurin dont il nous donne une vue panoramique pour finir sur un zoom de son chef : Mme Verdurin.

Proust met ici la parole en scène en opposant les clichés, les expressions toutes faites à une parole créatrice, authentique. Il crée ainsi un contraste entre ces clichés et l'originalité, l'art. I- Eléments de l'exposition Proust introduit, dans l'exposition, le personnage de Swann et l'intrigue amoureuse dont il va être le héros.

C'est en premier lieu, une présentation par contrastes et antithèses du milieu où Swann va évoluer par amour pour Odette. Le salon se situe à Paris, à la fin du XIX ès.

C'est le début de la vague Wagner.

Les personnages du salon sont ainsi à l'avant-garde de la mode, ils écoutent Wagner alors que les Guermantes écoutent Chopin. Le milieu Verdurin est un mélange de mondains et d'artistes.

On trouve dans la même phrase Planté, Rubinstein, le docteur Cottard ( nom fictif) et le docteur Potain ( nom réel) dont le seul lien est de faire partie du clan Verdurin.

Par le biais du pianiste et du docteur Cottard, les deux thèmes principaux sont présentés : la musique et la maladie. Les femmes n'ont pas d'identité dans cette société misogyne.

Il y a la femme du docteur, Léontine et Odette qui est un « amour » d'après Mme Verdurin.

C'est aussi une « cocotte », une femme entretenue.

L'époux des Verdurin est un critique d'art, il a donc une position inférieure.

Par contre, Mme Verdurin a tous les pouvoirs.

Elle apparaît comme une femme toute puissante, qui exclue tout ce qui pourrait constituer une menace pour elle c'est à dire les femmes. Le salon des Verdurin s'est édifié par rapport au salon des aristocrates.

C'est ce que fait croire Mme Verdurin à ses adeptes en citant la duchesse de Guermantes et la princesse de Sagan. II- L'aspect satirique L'aspect satirique porte sur le clan Verdurin qui est présenté comme une secte dans une gradation de termes de plus en plus étroits : « noyau(…) petit groupe(…) petit clan ».

L'adjectif « petit » est connoté positivement, il est synonyme d'élite.

La vision du narrateur est tout à fait différente.

Pour lui, le clan est synonyme de secte et Mme Verdurin synonyme de sectaire puisqu'elle exclue toute personne qui ne lui est pas affiliée. D'ailleurs tout tourne autour d'elle, autour de son « orthodoxie de la petite église », elle a même son « Credo » et « toute nouvelle recrue » doit s'y soumettre.

Mme Verdurin met ainsi sur pied une armée de « fidèles ».

La chute du passage reflète son personnage.

Le rire est normalement spontané, elle, feint les émotions au point de rendre réelle la feinte.

Elle n'est pas hypocrite mais vide.

« Se décrocher la mâchoire » est une action proche de bailler.

Elle n'est rien d'autre que la parole qu'elle exhibe. En outre, elle n'a aucune gloire aristocratique, elle est « excessivement riche » mais « entièrement obscure ». Elle nourrit donc une revanche, celle des bourgeois qui sont riches mais n'ont pas de titres. Les sonorités contribuent aussi à accentuer l'atmosphère satirique.

Les termes « credo, cocotte, orthodoxie, cottard et noyau » créent un effet de rime et de mimétisme proche d'un poulailler où caquettent des gens. Ce texte met donc en scène la parole de l'individu plutôt que l'individu lui-même.

La mécanique du « poulailler » se détraque et le langage se décroche.

Il y a même un effet de contagion.

Tout le monde mime Mme Verdurin qui ne mime rien d'autre que du vide. Les personnes n'expriment rien d'autre que des clichés.

Il n' y a aucune parole originale des êtres qui finissent donc par disparaître.. »

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