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". . . il est bon de vous laisser le plaisir de la surprise, et de ne vous avertir point de tout ce qu'on vous fera voir". A l'inverse du souhait formulé par Eraste dans l'extrait de la pièce de Molière, vous désirez présenter au public dans un prologue l'intrigue d'une pièce que vous avez lue, vue ou étudiée. Conscient de l'artifice du procédé, vous prenez soin de le justifier. Composez cette présentation sous la forme d'un monologue argumentatif.

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La deuxième image représente l'intérieur de ce café (...) On passe à l'intérieur ». Ici il s'agit d'utiliser des procédés modernes et propres aux réalisateurs de films, tout en usant d'un langage soutenu. II/Imaginer un personnage anonyme Rédiger un monologue à la manière du prologue d'Antigone de Jean Anouilh. Ce procédé d'écriture repose sur une structure simple : la présentation des personnages, (la présentation des personnages s'effectue par ordre de proximité avec Antigone. Eurydice est quand même présentée alors qu'elle n'interviendra pas dans la pièce. La nourrice qui était pourtant avec Antigone depuis sa jeunesse n'est mentionnée qu'après Eurydice, ceci s'explique sans doute par le fait que la nourrice ne fait pas partie de la famille royale), la présentation de l'histoire (temporellement et spatialement, cette présentation est résumée "d'un bloc". On y annonce que c'est une tragédie et que la mort d'Antigone, d'Hémon et d'Eurydice est inéluctable). III/Rédiger son monologue La dernière partie du sujet invite « à composer cette présentation sous la forme d'un monologue argumentatif ». Cela signifie bien évidemment que l'on doit  placer l'écriture dans le genre théâtral : principe du double langage, relation au public et parole sur scène. Par ailleurs, le sujet précise par son intitulé même, le type de parole que l'élève doit mettre en oeuvre c'est-à-dire le choix du monologue : personnage seul sur scène et expression à voix haute de ses pensées intérieures.

« L'intitulé du sujet invite l'élève à respecter la forme du monologue, et qui plus est d'un monologue argumenté. Celui-ci doit présenter point par point une pièce de théâtre de son choix, afin de suivre la démarche inverse à celle formulée dans la citation. L'objectif consiste donc à renverser le procédé employé par Molière. Il s'agit de lever le voile sur l'histoire, d'en présenter la trame de sorte que celle-ci soit sans surprise, ni étonnement aux yeux du public/lecteur. Proposition : rédiger le plan détaillé de ce monologue argumentatif. Écrire en respectant le style propre au théâtre. Connaître la situation d'énonciation (qui parle ? à qui ? dans quelles circonstances ?). Travailler sur le niveau de langue etc. Traitement possible du sujet : I/Le prologue ou le « réalisateur » de la pièce Le sujet donne une piste de création « à l'inverse du souhait formulé » mais il impose également une explication quant à la future mise en scène « conscient de l'artifice du procédé, vous prenez soin de le justifier ». De ce fait, il est peut-être intéressant de travailler le prologue à la manière de Jean Cocteau dans Orphée. Mais, il ne faut pas franchir les limites imposées par le libellé. Il est nécessaire de présenter l'intrigue et afin d'y parvenir il est possible de la fondre dans la description de la scène : « Un café du genre Café de Flore, (…). La deuxième image représente l'intérieur de ce café (…) On passe à l'intérieur ». Ici il s'agit d'utiliser des procédés modernes et propres aux réalisateurs de films, tout en usant d'un langage soutenu. II/Imaginer un personnage anonyme Rédiger un monologue à la manière du prologue d'Antigone de Jean Anouilh. Ce procédé d'écriture repose sur une structure simple : la présentation des personnages, (la présentation des personnages s'effectue par ordre de proximité avec Antigone. Eurydice est quand même présentée alors qu'elle n'interviendra pas dans la pièce. La nourrice qui était pourtant avec Antigone depuis sa jeunesse n'est mentionnée qu'après Eurydice, ceci s'explique sans doute par le fait que la nourrice ne fait pas partie de la famille royale), la présentation de l'histoire (temporellement et spatialement, cette présentation est résumée "d'un bloc". On y annonce que c'est une tragédie et que la mort d'Antigone, d'Hémon et d'Eurydice est inéluctable). III/Rédiger son monologue La dernière partie du sujet invite « à composer cette présentation sous la forme d'un monologue argumentatif ». Cela signifie bien évidemment que l'on doit placer l'écriture dans le genre théâtral : principe du double langage, relation au public et parole sur scène. Par ailleurs, le sujet précise par son intitulé même, le type de parole que l'élève doit mettre en œuvre c'est-à-dire le choix du monologue : personnage seul sur scène et expression à voix haute de ses pensées intérieures. Cette parole peut être dirigée vers lui même comme le fait Lorenzo dans Lorenzaccio. Dans ce cas, on peut penser aux pièces de Corneille et à leur fameux dilemme. Au contraire, la parole du monologue peut aussi se diriger vers le public comme le fait le Jardinier dans Electre. À ce moment là, la réflexion du personnage a sans doute une connotation plus philosophique, voire plus théâtrale. Le temps du monologue est généralement une sorte de pause, une attente, une mise en suspens du temps qui s'accélèrera. Qui plus est, la didascalie souvent présente dans les monologues est une technique toute aussi intéressante à étudier dans l'écriture d'invention, il faut donc réfléchir à l'aspect visuel de la représentation. Exemple (succinct !) d'un prologue (monologue argumenté) basé sur l'œuvre de Marivaux : La double inconstance (1725) Anonyme : La scène imite les abords d'une cour au XVIIIe siècle, elle s'animera d'ici peu. Mais pour l'instant, il n'est pas temps de vous quitter, car il n'est pas « bon de vous laisser le plaisir de la surprise ou encore de ne vous avertir point de tout ce qu'on vous fera voir ». Alors voilà, les personnages qui vont apparaître au lever du rideau, au fur et à mesure, ceux là mêmes qui vont vous jouer l'histoire baptisée « la double inconstance », ont pour nom le Prince, Arlequin, Flaminia et Silvia. (L'Anonyme se détache et s'avance). Le Prince, c'est le grand jeune homme. Il regarde droit devant lui. Il pense à Silvia, sa sujette pour laquelle il nourrit un amour passionné. Néanmoins que serait une grande histoire sans ses difficultés ? En effet la jeune femme aime Arlequin, ce jeune garçon naïf dont nous avons pu découvrir les allures de paysan. Mais voici donc le Prince et Arlequin, présents tous les deux sur ordre du souverain à la cour. Là, ils font l'objet de toutes les attentions mais rien ne les fait renoncer à leur amour. Puis, il nous reste à vous parler de Flaminia, la confidente du Prince, qui se dit prête à détruire cet amour. Elle sait que Silvia n'est pas insensible au charme d'un jeune homme inconnu rencontré dans une chasse qui se trouve être le Prince lui-même. Quant à Arlequin elle se charge de le détourner à son profit. Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire. Une histoire qui ressert son intrigue autour d'un chassé-croisé amoureux, où prise à son propre piège Flaminia se découvre un penchant inattendu pour Arlequin, au même moment où la passion de Silvia faiblie, déçue de voir l'attitude récente de ce dernier. Le dénouement est définitivement proche, il suffira au Prince de dévoiler son identité pour conquérir Silvia et à Flaminia d'avouer à Arlequin ses sentiments ; permettant finalement à nos personnages une conclusion heureuse, celle de deux mariages scellant l'union des puissants avec leurs sujets. (Pendant que l'Anonyme parlait les personnages apparaissaient et disparaissaient. À présent c'est au tour de l'Anonyme, de laisser place à l'histoire). »

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