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Hugo a écrit: Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui crois que je ne suis pas toi. Qu'en pensez-vous ?

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Parfois, la littérature dite « engagée » permet souvent à un auteur de régler des comptes personnels.   Ex :  Les Châtiments de Victor Hugo (Hugo y règle ses comptes avec Napoléon)   II)                 L'auteur cherche souvent, à travers son expérience personnelle, à toucher tout lecteur   Mais, comme l'affirme Victor Hugo, l'auteur, chercher, à travers le particulier à viser l'universel, à travers son expérience personnelle, à toucher tout lecteur. Comme le dit Deleuze :" le but de l'écriture, c'est de porter la vie à l'état d'une puissance non personnelle." L'oeuvre littéraire, aussi intime qu'elle soit, recherche une communion entre le lecteur et l'auteur.   1)      La portée universelle de l'écriture de soi   L'auteur peut se présenter comme un cas particulier à portée générale : de son expérience qu'il raconte, ses lecteurs peuvent ou doivent tirer une leçon. Cette leçon peut avoir une portée personnelle et intime ( comme c'est le cas, par exemple chez Montaigne, chez Gide, ou chez Hugo, cf. le poème des Contemplations, « on vit, on parle » qui raconte l'expérience personnelle de la vie et de la mort par le poète, mais qui, à travers l'utilisation du pronom personnel « on », prétend à une portée universelle ) ou une portée plus morale et historique ( par exemple, chez Primo Lévi dont le témoignage autobiographique dans Si c'est un homme doit servir de leçon pour la postérité afin qu'un tel massacre n'ait plus jamais lieu) - L'auteur peut se présenter comme le symbole de toute une époque : à travers son autobiographie, c'est la description d'une époque et d'une culture qu'il fait : c'est la démarche de Chateaubriand dans ses Mémoires ou de Musset dans La Confession d'un enfant du siècle. - L'auteur peut, à travers son oeuvre intime peut vouloir se transformer en légende léguée éternellement à la postérité. Il peut vouloir faire de lui un véritable mythe (ex : Genet qui construit sa légende d'individu homosexuel fait pour le Mal dans Le Journal du voleur ; Ronsard dans « je n'ai plus que les os »)   2)      L'universalité de l'engagement artistique La littérature engagée n'a pas une portée uniquement personnelle : on y retrouve certes un peu de la vie intime de l'auteur mais surtout beaucoup de la vie de ses contemporains. Cf.

« Hugo a écrit: « Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous.

Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui crois que je ne suis pas toi.

» Qu'en pensez-vous ? Analyse du sujet et problématisation : Hugo évoque, dans cette phrase des Contemplations, la portée universelle d'une littérature personnelle.

Il établit une équivalence entre le « moi » de l'auteur et celui du lecteur( donc de tous les lecteurs potentiels) qui semblent entrer en communion lors de la lecture. Le lecteur refusant d'admettre cette équivalence est paradoxalement (car la proposition d'Hugo est un peu surprenante et extravagante évoquant une sorte de transsubstantiation entre le lecteur et l'auteur ) qualifié par Hugo d'"insensé", c'est-à-dire, d'extravagant ayant perdu le bon sens. Problématique : La littérature permet-elle d'atteindre l'universel à travers le particulier ? Y-a-t-il une communion du lecteur et de l'auteur dans l'œuvre littéraire ? I) Si la littérature personnelle, intime, semble centré sur le poète et ses problèmes Lorsque un auteur parle de son expérience intime, son objectif et la portée de son œuvre ne semblent pas de viser à l'universel ; l'œuvre sert, comme un journal intime, de défouloir à ses passions et émotions. 1) Le lyrisme personnel Le lyrisme personnel fait irruption dans la littérature dès le Moyen-Âge, au XIVe siècle, avec la poésie lyrique de Charles d'Orléans et de François Villon (cf.

L'épitaphe Villon de la « Ballade des pendus ».

La poésie lyrique est la poésie d'un « je » transmettant ses émotions personnelles : elle sert souvent de défouloir aux souffrances du poète, ou d'exaltation de sa joie. Ex : · · La poésie Ronsardienne, évoquant les souffrances amoureuses du poète( cf.

Les Amours), mais aussi sa vie et les peines qu'elle procure ( cf.

Les derniers vers de Ronsard, le poème « je n'ai plus que les os », dans lequel Ronsard met en scène sa propre mort) Les rêveries du promeneur solitaire de Rousseau (ex de lyrisme personnel en prose) 2) L'autobiographie Cf.

définition de Philippe Lejeune : « un récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité ». L'autobiographie conjugue rétrospection et introspection de l'auteur ; elle a souvent une portée très intime.

Elle témoigne d'une envie de s'analyser pour mieux se connaître, de dresser une image de soi, un bilan de sa vie, de se remettre en question, ou d'une nécessité de se soulager, de se libérer d'un poids, voire de se confesser. Ex : Les Mots de Sartre, Les Confessions de Rousseau, Histoire de ma vie de George Sand 3) L'engagement personnel Lorsqu'un auteur s'engage dans une œuvre littéraire, cet engagement se veut totalement personnel, témoignant de ses propres idées et aspirations.

Parfois, la littérature dite « engagée » permet souvent à un auteur de régler des comptes personnels. Ex : Les Châtiments de Victor Hugo (Hugo y règle ses comptes avec Napoléon) II) L'auteur cherche souvent, à travers son expérience personnelle, à toucher tout lecteur Mais, comme l'affirme Victor Hugo, l'auteur, chercher, à travers le particulier à viser l'universel, à travers son expérience personnelle, à toucher tout lecteur.

Comme le dit Deleuze :" le but de l'écriture, c'est de porter la vie à l'état d'une puissance non personnelle." L'œuvre littéraire, aussi intime qu'elle soit, recherche une communion entre le lecteur et l'auteur. 1) La portée universelle de l'écriture de soi. »

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