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Explication linéaire En attendant Godot, scène finale

Publié le 21/06/2026

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« Analyse linéaire En attendant Godot Samuel Beckett Parcours associé : Théâtre et dispute, la parole dérobée Problématique : En quoi, à travers cette surprenante scène de dénouement, le vide de l’attente ponctué à la fois de comique et de tragique est-il le reflet de la condition humaine ? Introduction : En attendant Godot est un pièce de Samuel Beckett, romancier, poète et dramaturge irlandais né en 1906 et mort en 1989.

Il est également l’auteur de Fin de partie (1957) et Oh les beaux Jours (1961). En attendant Godot est sa première et plus célèbre pièce.

Ecrite en 1948, elle s’inscrit dans le théâtre de l’absurde.

Tout au long de la pièce, les personnages de Vladimir et Estragon attendent un mystérieux Godot au pied d’un arbre, sur une route de campagne.

L’extrait que nous allons étudier correspond à l’épilogue.

En quoi, à travers cette surprenante scène de dénouement, le vide de l’attente ponctué à la fois de comique et de tragique est-il le reflet de la condition humaine ? Dans une première partie, nous allons nous intéresser au vide de l’attente et à la façon dont il est transmis. Puis, nous nous demanderons si l’on peut qualifier cette scène de comique ou de tragique.

Enfin, nous verrons que la scène n’aboutit pas tout à fait au dénouement de l’intrigue. Plan : I- Le vide de l’attente II- Comique ou tragique ? III- Un dénouement qui n’en est pas un Explication linéaire : Le dramaturge fait transparaître un vide qui est transmis au spectateur ou au lecteur par différents moyens. a) En effet, on observe la répétition des didascalies « Silence » (l.5, 8, 22, 28) et « Un temps » (l.17 et 21), qui sont une matérialisation de l’ennui ressenti par les personnages alors qu’ils attendent Godot. b) De même, on relève le champ lexical du temps qui passe avec, l.6, « longtemps », l.14, « demain », l.19, « maintenant » et « tard » et enfin l.20, « nuit », et des verbes qui traduisent l’absence d’action : l.6 « dormais », l.16 « attendre », l.22 « regarde », l.27 « s’immobilisent ».

Ce vocabulaire ramène au sujet central de la pièce : l’attente. c) L’accumulation de phrases négatives (« Je n’ai rien », « Je ne sais pas », « On ne peut pas »…) et les stichomythies sous forme de questions brèves de la part d’Estragon et de réponses minimalistes de Vladimir sont les signes d’une parole dérobée et d’un renoncement à la communication, les personnages renonçant de cette façon à leur humanité.

Cette minimisation de la parole renvoie à l’absence d’action et au vide de la pièce. d) Le décor est minimaliste, seulement un arbre et une pierre sur la scène, et les costumes sont sobres, de simples habits de vagabonds.

La mise en scène est donc d’elle-même l’écho d’un vide qui se fait ressentir tout au long de la pièce. Ainsi, l’ensemble de ces éléments reflète le vide de l’attente qui renvoie au spectateur le vide de sa propre existence.

Cependant, ce vide est nuancé dans la pièce avec des aspects de pessimistes, burlesques et d’humour noir. Dans la seconde partie de l’extrait, l’aspect à la fois tragique et comique de la pièce ressort. a) L’aspect tragique s’observe par exemple l.22, lorsque Vladimir dit « Seul l’arbre vit », ce qui contraste avec le comique de situation ligne 23 à 26, « Estragon, regardant l’arbre : Qu’est-ce que c’est ?/Vladimir : C’est l’arbre/Estragon : Non, mais quel genre ?/Vladimir : Je ne sais pas.

Un saule.

», le comique ressort de l’incompréhension entre Vladimir et Estragon.

De la même manière on remarque un comique de situation ligne 39 quand Estragon perd son pantalon, alors que le contexte est tragique. b) De la.... »

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