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En vous référant à votre expérience personnelle aussi bien qu'à votre connaissance du répertoire racinien, vous commenterez et, éventuellement discuterez cette affirmation d'Eugène Ionesco : « Il faut aller au théâtre comme on va à un match de football, de boxe, de tennis. Le match nous donne en effet l'idée la plus exacte de ce qu'est le théâtre à l'état pur : antagonismes en présence, oppositions dynamiques, heurts sans raison de volontés contraires » ?

Extrait du document

Conflit amoureux Cela peut être le cas de deux amoureux séparés (Shakespeare) ou d'une scène de trahison, de duperie (Dom Juan).   2. Conflit physique Il peut s'agir de scènes de duel, de meurtre (Lorenzaccio de Musset). Ici, les techniques employées pour mettre en scène l'affrontement susciteront plus ou moins l'adhésion du spectateur selon qu'elle soit ou non spectaculaire.   3. Conflit de mots et d'idées Pensons ici au libertinage dans Dom Juan avec Sganarelle comme moralisateur le temps d'une scène. Ou bien à un affrontement verbal entre deux personnages...       III. Un affrontement au-delà de la scène Combat intérieur du personnage Certaines situations posent un cas de conscience au personnage ; il peut apparaître torturé, hésitant. Ce sentiment peut s'exprimer par des apartés ou un monologue. Prenons l'exemple d'Hamlet chez Shakespeare ou de Dom Juan, qui ne peut s'empêcher d'agir comme il le fait.

« Sujet: "Il faut aller au théâtre comme on va à un match de football", dit le dramaturge Eugène Ionesco, car le théâtre montre des "antagonismes en présence, [des] oppositions dynamiques, [des] heurts sans raison de volontés contraires" Que pensez-vous de cette conception du théâtre comme reposant sur l'affrontement ? - - On constate souvent que les évènements sportifs procurent aux spectateurs des émotions, parfois intenses.

Il en est de même pour le théâtre selon Eugène Ionesco pour qui : "Il faut aller au théâtre comme on va à un match de football".

Selon lui, le théâtre met "antagonismes en présence, [des] oppositions dynamiques, [des] heurts sans raison de volontés contraires". Ne peut on voir dans le théâtre qu'un lieu d'affrontement ? Et si confrontations il y a, sont-elles toujours explicites ? I.

Le théâtre n'implique pas forcément l'affrontement 1.

Lieu du divertissement On ne vient pas au théâtre dans le but de voir un affrontement à proprement parler, il y a d'autres lieux pour cela. On vient au théâtre pour se détendre, pour éprouver des émotions.

Certes un valet qui se prend des coups de bâtons de la part de son maître peut faire rire ; mais ce ne sont pas vraiment des antagonismes : il s'agit de comique de geste.

(Figaro, Sganarelle,…) 2.

Lieu de l'émotion Comme lors d'un match, le théâtre fait passer des émotions.

Le spectateur est loin d'être passif face à ce qu'il voit sur la scène (ou dans le stade).

Pensons à la notion de « catharsis » prônée par Aristote : le spectateur s'identifie ou a pitié d'un personnage ou d'une situation. 3.

Lieu d'évasion Le théâtre n'est pas toujours le reflet de la réalité et le spectateur peut venir pour voir quelque chose de dépaysant, de différent qui ne passe pas forcément par l'affrontement.

Pensons à Claudel, Partage de Midi avec une scène de prière. II.

Le théâtre : lieu du conflit 1.

Conflit amoureux Cela peut être le cas de deux amoureux séparés (Shakespeare) ou d'une scène de trahison, de duperie (Dom Juan). 2.

Conflit physique Il peut s'agir de scènes de duel, de meurtre (Lorenzaccio de Musset).

Ici, les techniques employées pour mettre en scène l'affrontement susciteront plus ou moins l'adhésion du spectateur selon qu'elle soit ou non spectaculaire. 3.

Conflit de mots et d'idées Pensons ici au libertinage dans Dom Juan avec Sganarelle comme moralisateur le temps d'une scène.

Ou bien à un affrontement verbal entre deux personnages… III.

Un affrontement au-delà de la scène 1.

Combat intérieur du personnage Certaines situations posent un cas de conscience au personnage ; il peut apparaître torturé, hésitant.

Ce sentiment peut s'exprimer par des apartés ou un monologue.

Prenons l'exemple d'Hamlet chez Shakespeare ou de Dom Juan, qui ne peut s'empêcher d'agir comme il le fait. 2.

Combat du spectateur Le combat intérieur peut aussi être ressenti chez le spectateur qui peut très bien ne pas du tout s'identifier à ce qu'il voit sur scène.

Il peut même le repousser.

On sent, de part les réactions dans la salle, le décalage de pensée entre le personnage sur scène et le spectateur qui le regarde et ressent. 3.

Combat de l'auteur Le théâtre, tel que le conçoit Ionesco, implique forcément un affrontement.

Il prône un théâtre où le personnage, le langage, les unités dramatiques sont remis en cause.

C'est un défi important lancé à ceux qui voient dans le théâtre la conception traditionnelle.

Pour Ionesco, toucher le théâtre à l'état pur passe forcément par l'affrontement. Conclusion : Ainsi, qu'on en rit ou qu'on compatisse, nous venons au théâtre pour voir des personnages s'affronter sur scène (verbalement ou physiquement).

Mais le spectateur est loin de rester passif durant cette représentation : comme lors d'un match, il est actif, ressent des émotions, adhère ou non à ce qu'il voit, ce qui génère un autre type de combat.

Et puis au-delà de la pièce, il y a toujours un affrontement inévitable entre les auteurs quant aux. »

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