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En vous inspirant du texte de Ponge, "Le Pain", prenez un objet banal et transformez-le en lui donnant une vie particulière ?

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En vous inspirant du texte de Ponge, "Le Pain", prenez un objet banal et transformez-le en lui donnant une vie particulière ?

« À l'image de « L'huitre » de Ponge, faire la même chose pour le pain. *** L'Huitre : L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos. A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en-dessus s'affaissent sur les cieux d'en-dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords. Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner. *** Le Pain Le pain, de la grosseur d'un bûche de bois, a une apparence dorée, mais suivant la cuisson, elle peut être brune ou au contraire clair, et l'on dit alors que le pain est « bien blanc ». C'est un monde clos, hermétique grâce à la croûte. De la farine, de l'eau, du sel, tout cela a été pétri et devient solide à la cuisson. Toutefois, on peut l'ouvrir : certains utilisent un couteau pour le découper délicatement ; d'autres préfèrent le rompre avec les mains. C'est une question d'habitude. Lorsque l'on rompt le pain, il s'ouvre facilement et suivant sa consistance, il peut faire beaucoup de miettes ou pas. Si le pain a été acheté encore chaud, une fois ouvert, une petite buée s'en échappe et une bonne odeur s'en dégage. À l'intérieur, on trouve la mie : c'est mou, à la différence de la croûte qui est dure. Suivant la farine utilisée par le boulanger, cette mie peut être blanchâtre ou brune. Elle peut même être parsemée de petites céréales souvent noires. Si le pain a durci, on le met au grille-pain : la mie dore, un fumet exquis parfume la cuisine. Le beurre fond délicieusement sur la tartine. Si une odeur tenace et de la fumée s'échappent du grille-pain, c'est que la tartine a été oubliée et qu'elle a noirci. Suivant nos envies, on peut agrémenter notre pain de fromage, de confiture, de beurre ou de chocolat, à la grande joie de nos papilles. »

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