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De l'astrologie, telle qu'elle est bâtie depuis des millénaires sur des connaissances dépassées, et largement, depuis quatre siècles, il ne reste rien... Et pourtant, des millions de gens continuent à y croire sans y croire, et à alimenter une industrie florissante... Le goût du merveilleux, l'inquiétude de la vie quotidienne et ses difficultés : certes, on comprend ! Mais il n'est pas possible de ne pas proclamer qu'il vaudrait mieux diffuser dans le public la compréhension des faits

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Lorsqu'une citation est très longue — le libellé parle d'extrait —il convient de procéder à une véritable explication. Dès la première lecture, on constate que l'auteur prend le parti de la physique contre l'astrologie, de la vraie science contre la fausse science, impression justifiée par l'appartenance de J.-C. • Quelles sont les disciplines en présence ? D'un côté la science exacte, aux faits avérés (prouvés, réels), cohérents (en accord avec la droite logique), de l'autre, le « fatras de conjectures sans fondements ». Or, le paradoxe veut que le public soit toujours séduit par une matière dont « les connaissances » ont été « largement » dépassées, et depuis longtemps. Les dates fournies en début de texte appellent quelques commentaires : l'astrologie, née peut-être chez les Chaldéens, exerce effectivement son pouvoir tout au long de l'Antiquité et même durant l'ère moderne de la Renaissance. Nostradamus (1503-1566) est certainement le plus célèbre des astrologues, et le recueil de ses prophéties, Les Centuries, a attiré encore les foules des lecteurs... il y a deux ans ! Jean-Claude Pecker affirme que le XVIe siècle (« depuis quatre siècles ») voit la ruine de ces hypothèses selon lesquelles les astres influenceraient le comportement humain. Les élèves de « S », particulièrement, sauront reconnaître une allusion à la révolution Copernicienne. On. délaisse alors l'astrologie pour une astronomie moderne, le calcul mathématique s'empare du ciel. Poursuivie par l'oeuvre de Galilée, la science s'émancipe de l'emprise théologique et acquiert une indépendance méthodologique. Par la suite, la physique moderne avec Newton s'impose définitivement... définitivement ? Pas tout à fait, puisque l'attrait pour l'astrologie subsiste.

« étude de la citation Lorsqu'une citation est très longue — le libellé parle d'extrait —il convient de procéder à une véritable explication. Dès la première lecture, on constate que l'auteur prend le parti de la physique contre l'astrologie, de la vraie science contre la fausse science, impression justifiée par l'appartenance de J.-C. • Quelles sont les disciplines en présence ? D'un côté la science exacte, aux faits avérés (prouvés, réels), cohérents (en accord avec la droite logique), de l'autre, le « fatras de conjectures sans fondements ».

Or, le paradoxe veut que le public soit toujours séduit par une matière dont « les connaissances » ont été « largement » dépassées, et depuis longtemps. Les dates fournies en début de texte appellent quelques commentaires : l'astrologie, née peut-être chez les Chaldéens, exerce effectivement son pouvoir tout au long de l'Antiquité et même durant l'ère moderne de la Renaissance.

Nostradamus (1503-1566) est certainement le plus célèbre des astrologues, et le recueil de ses prophéties, Les Centuries, a attiré encore les foules des lecteurs...

il y a deux ans ! Jean-Claude Pecker affirme que le XVIe siècle (« depuis quatre siècles ») voit la ruine de ces hypothèses selon lesquelles les astres influenceraient le comportement humain.

Les élèves de « S », particulièrement, sauront reconnaître une allusion à la révolution Copernicienne.

On.

délaisse alors l'astrologie pour une astronomie moderne, le calcul mathématique s'empare du ciel. Poursuivie par l'oeuvre de Galilée, la science s'émancipe de l'emprise théologique et acquiert une indépendance méthodologique.

Par la suite, la physique moderne avec Newton s'impose définitivement...

définitivement ? Pas tout à fait, puisque l'attrait pour l'astrologie subsiste. • Les raisons de cet intérêt ? Le goût du merveilleux et l'inquiétude de la vie quotidienne expliquent la survivance d'un tel succès.

Les motivations de l'ordre du sentiment, de l'émotivité, sont plus fortes que l'envie de comprendre rationnellement les phénomènes.

J.-C.

Pecker porte un jugement modéré sur la faiblesse humaine : « on comprend ! » s'exclame-t-il.

Les raisons invoquées, sans être louables, correspondent à un besoin, besoin contredit par les apports positifs de la science.

Ainsi s'explique l'ambiguïté : on y croit sans y croire.

Les hommes sont véritablement tenaillés entre deux aspirations. • A l'inverse, le membre de l'Académie des Sciences réprouve nettement le rôle des médias.

Leur responsabilité est totale : au lieu de se consacrer à la vulgarisation, au bon sens du terme, des découvertes, les journaux « étalent complaisamment » des « fariboles ».

Sans doute faut-il exclure des revues comme La Recherche qui reproduit les lignes de Jean-Claude Pecker, mais la condamnation contre les publications est sans appel.

L'auteur laisse entendre que le choix de l'irrationnel procède d'une démarche non innocente, et que l'appât du profit motive amplement les professionnels de la diffusion : « l'industrie florissante » suggère une opposition entre les fausses sciences liées à l'argent et la vraie science, désintéressée et pure. • Le libellé : la formule est assez vague.: « Vous présenterez...

les différentes réflexions que vous inspire cet extrait.

» Le présent plan envisage plusieurs options.

Au lecteur de choisir ce qui lui semble le plus convaincant ! plans • Plan n° 1 1.

La situation actuelle — succès/insuccès Ici l'élève dresse un bilan.

Il envisage le bien-fondé de la citation, mais il peut dire aussi que les sciences intéressent de plus en plus le public. 2.

Les responsabilités — les médias.

L'auteur les accuse ; nous verrons, cependant, dans la partie discussion du deuxième plan (2a) des éléments qui vont dans le sens contraire et qui montrent les apports des émissions scientifiques — le public — les scientifiques et la Science (voir 2b du plan détaillé). 3.

Une situation à inverser (ou suivant le cas, à maintenir). — Il s'agit d'envisager les apports de la science.

Ceci étant, on peut se demander si réellement les pseudo-sciences incriminées portent tort à la physique, à la chimie, etc., si toute attitude futile ne serait pas incriminée par l'auteur. En conclusion : poser le problème de l'enjeu de la vulgarisation et de l'intérêt du public.

A priori, que la masse suive ou non, les découvertes scientifiques vont leur chemin.

Toutefois l'incompréhension entre la population et les savants serait inquiétante pour l'équilibre de la civilisation. • Plan n° 2 1.

Explication de la citation a) Succès de l'astrologie et méconnaissance des disciplines scientifiques. — énumération de quelques exemples qui confirment le succès de l'astrologie. — élargissement de l'astrologie aux sciences parallèles.

— succès modeste pour les sciences. b) Les causes de cette situation — le rôle des médias — le public : goût du merveilleux, inquiétude.

La science, une approche difficile et prudente. c) Une situation à inverser — les bienfaits de la science/les dangers des sciences parallèles. 2.

Critique de la citation a) Un succès discutable pour les sciences parallèles/un attrait naissant pour la science. On reprend ici le rôle des médias en constatant l'essor des revues ou des émissions à caractère scientifique. b) Si la science n'est pas encore assez connue ou appréciée, la responsabilité en incombe peut-être :. »

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