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commentaire de deux poèmes, Eluard et Victor Hugo (Elle était déchaussée et L'amoureuse)

Publié le 16/09/2022

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« - Enoncé du sujet= présentation du texte, de l’œuvre dont il est extrait, le titre, l’auteur, l’époque (histoire littéraire A SUPPRIMER QD TU REPRENDRAS 5c’est juste pour que tu comprennes ce qu’il faut faire Les textes proposés parlent du sentiment amoureux.

Ce sont des poèmes, l’un de Victor Hugo, l’autre de Paul Eluard. « Elle était déchaussée,… » fait partie des Contemplations, un recueil lyrique publié en 1856 après le décès de sa fille Léopoldine.

La tonalité générale des Contemplations est la douleur de la perte d’un être cher mais ce poème écrit en 1853, plus léger, évoque une rencontre amoureuse. Victor Hugo (1802), écrivain et homme politique majeur, se trouve au moment de l’écriture de ce texte en exil à Jersey dont il ne rentrera en France qu’en 1870.

Parmi ses œuvres, il faut citer les Misérables.

Poète, écrivain reconnu et admiré, il s’éteint en 1885. « L’Amoureuse » de P.

Eluard fait partie d’un recueil publié d’abord en 1924, « Mourir de ne pas mourir ».

Ce texte sera repris dans un ensemble plus vaste de poèmes anciens et récents, en vers et en prose, écrits entre 1914 et 1926, publiés sous le titre « Capitale de la douleur ». Eluard, né en 1895, contracte la tuberculose pour laquelle il est soigné en Suisse en 1916.

Il rencontre et tombe amoureux d’une jeune femme russe qu’il surnomme Gala.

Mobilisé à la première guerre mondiale, il découvre les horreurs de la guerre.

Démobilisé, il reprend la vie avec Gala et suivent quatorze années de vie commune, ponctuée de moments de vie à trois avec le peintre Max Ernst, jusqu’au moment où Gala le quitte définitivement pour Dali. Eluard participe au mouvement Dada puis au surréalisme, ces deux mouvements artistiques lui procurant une grande liberté d’écriture.

Eluard meurt en 1952 après avoir publié nombre de recueils de poésies dont le célèbre Liberté.  genre littéraire (sans développer), style (sans développer), registre/tonalité Appartenant au genre de la poésie lyrique, le poème d’Hugo comporte cinq strophes de quatre vers chacune, écrits en alexandrins (12 pieds) dont les rimes sont embrassées alors que celui d’Eluard comprend deux strophes, chacune de six vers octosyllabiques (8 pies) sans rime.

Toutefois, certains accents du poème d’Eluard peuvent avoir une tonalité pathétique (l’amour obsessionnel mettant le poète au bord de la folie (vers 4 et 12). - Présenter la/les problématique(s) dégagées après étude via le tableau : formuler une question avec tes propres mots Ces textes parlent du sentiment amoureux, de la rencontre, de l’être convoité ou aimé, la femme.

Dans ces écrits rédigés à 75 ans d’écart, dans des contextes politiques, sociaux et culturels très différents du fait de l’avant et l’après première guerre mondiale, on trouve une similitude : l’expression et le ressenti du sentiment amoureux par l’homme, le poète. Pourtant, même si les deux poètes ont chacun expérimenté la perte d’un être cher (le deuil/la mort pour Victor Hugo, la trahison, la séparation pour Eluard) la description de la relation amoureuse présente des différences notables. Quelles visions du sentiment amoureux et de la femme ces deux poètes nous proposent-ils ? Aussi - Annonce du plan : le plan est organisé en partant de l’idée/thème la plus simple (évidence) vers l’idée/thème le plus complexe (sens caché). nous tenteront de répondre à cette question en développant trois axes : Un amour charnel qui s’exprime par le champ lexical du corps Les éléments naturels colorent la relation La femme réelle ou idéalisée, voir fantasmée chez les deux poètes I un amour charnel et réel Un champ lexical du corps est présent dans les deux poèmes.

Chez Hugo, le jeune fille est assise v2, pieds nus (v2) elle est déchaussée (v1) , il est question de ses cheveux (v1 v16), ses cheveux dans les yeux, c’est « une belle fille » v15. L’amoureuse d’Eluard est debout (v1), il est question de ses cheveux (v2), de ces yeux (v7), de sa forme (v3).

Ces considérations sur le corps donne une certaine « existence », réalité aux deux femmes décrites. L’utilisation d’anaphores par les deux poètes (répétitions du langage pour insister) : Elle, le pronom personnel est repris 5 fois par Eluard en tête de ses vers et chez Hugo il est repris également cinq fois dans le poème. L’alternance du Elle et du je qui parfois devient nous.

Chez Eluard, les miens, mon ombre, mes yeux, me font rire alternent avec les éléments appartenant au féminin créant un jeu entre les amoureux ? Hugo utilise le mode du dialogue et le tutoiement : « veux-tu… ? veux-tu nous en aller… ? (v7 et 8), je vis venir à moi (v14). L’ensemble de ces choix poétiques contribuent à donner à la personne incarnant cet amour une certaine réalité à laquelle.... »

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