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Ces badineries ne sont telles qu'en apparence, car, dans le fond, elles portent un sens très solide (La Fontaine). qu'en pensez-vous ?

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On apprend à observer, à être prudent, à se défier, etc. Les fables font, sous ce rapport, bien plus d'impression que les exhortations et même les leçons de l'histoire. (Dites à un enfant que Crassus allant contre les Parthes... Dites au même enfant que le renard et le bouc...) IV. Telle est cette sagesse qu'on trouvera recommandée chez la Fontaine. 1. On peut la juger un peu courte. Quoi qu'il en dise, les fables ne nous rendront pas capables des grandes choses. On n'y trouve rien qui élève vraiment l'âme, qui nous fasse sortir de nous-mêmes : ni désintéressement, ni héroïsme C'est que la vie n'enseigne pas les grandes vertus ; la pratique de la société peut même renforcer l'égoïsme quand on ne porte pas son idéal dans son coeur.

« « Ces badineries ne sont telles qu'en apparence, car, dans le fond, elles portent un sens très solide.

» (LA FONTAINE.) La Fontaine avait la plus grande estime pour la fable : C'est proprement un charme...

(Livre VII à Mme de Montespan).

On peut croire que ce n'est pas le principal but qu'Esope se propose qui l'a attiré davantage : J'y tombe au moins mal que je puis (V, 1).

Mais voulant faire partager son enthousiasme aux autres, il insiste surtout sur l'utilité de son ouvrage.

Ces contes d'enfant (II, 1), ces badineries ont une signification très sérieuse.

(Cf. Préface des fables.) I.

Elles nous font connaître la nature, le monde et les animaux, « leurs propriétés et leurs différents caractères.

» Quelques erreurs n'empêchent pas La Fontaine d'être un parfait animalier : il peint leur extérieur et leurs mœurs.

Les enfants sont nouveaux venus dans le monde, ils n'en connaissent pas les habitants; ils ne se connaissent pas , euxmêmes...

Il faut leur apprendre ce que c'est qu'un lion, un j renard, ainsi du reste; et pourquoi Von compare quelquefois un homme à ce renard ou à ce lion. II.

Et comme les hommes ont les mêmes défauts et qualités que les bêtes, les fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint.

Ainsi on remédie à l'inexpérience des enfants.

On leur montre les puissants vaniteux, les bourgeois ambitieux, les courtisans flatteurs, les hypocrites, la sottise des uns, la méchanceté des autres, la misère des petits.

La fantaisie ôte toute amertume à cette peinture désenchantée. III.

Ainsi on se forme le jugement et les mœurs.

On apprend à observer, à être prudent, à se défier, etc.

Les fables font, sous ce rapport, bien plus d'impression que les exhortations et même les leçons de l'histoire.

(Dites à un enfant que Crassus allant contre les Parthes...

Dites au même enfant que le renard et le bouc...) IV.

Telle est cette sagesse qu'on trouvera recommandée chez la Fontaine. 1.

On peut la juger un peu courte.

Quoi qu'il en dise, les fables ne nous rendront pas capables des grandes choses. On n'y trouve rien qui élève vraiment l'âme, qui nous fasse sortir de nous-mêmes : ni désintéressement, ni héroïsme C'est que la vie n'enseigne pas les grandes vertus ; la pratique de la société peut même renforcer l'égoïsme quand on ne porte pas son idéal dans son cœur.

Et La Fontaine est moral comme l'expérience. 2.

Du moins nous enseigne-t-il les vertus utiles : là résignation, le travail, l'entr'aide, la patience, la bonté et même l'amitié...

Il nous inspire aussi l'horreur du vice, de l'avarice, de l'orgueil, du pédantisme, du bavardage, etc.. »

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