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Céline, Voyage au bout de la nuit.

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Céline, Voyage au bout de la nuit. j'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie, je la retrouvais partout simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il étais fini. à d'autres!... Le monde était refermé!Au bout qu'on était arrivés nous autres!... comme à la fête!... avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!... C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air.. Pas gène!... d'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus!... et cependant javas même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie!... J'avais pas réussi en définitive. J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il y avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que celle de ma tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir... Combien il m'en faudrait à moi pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout le monde ?C'était impossible à dire! c'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, C'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable univers bien horrible. Ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des début de progrès mais enfin c'était pas à envisager que je parvienne jamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seul idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir, d'insouciance et de courage. Un héros juteux.

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