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Analyse complète de l'oeuvre de CHATEAUBRIAND

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FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND est l'un des nombreux enfants d'une famille noble, qui avait retrouvé quelque lustre grâce au « commerce de mer ». Il passe à Saint-Malo une enfance sans contrainte, fait ses études aux collèges de Dol et de Rennes, est tenté par le sacerdoce, s'aperçoit qu'il n'a pas la vocation et rentre au château paternel de Combourg. Il y reste deux ans, livré à des rêveries sans objet, n'ayant personne à qui se confier en dehors de sa soeur Lucile aussi exaltée que lui. En 1786, il quitte Combourg nanti d'un brevet de sous-lieutenant. Sa vie militaire est coupée de longs congés qui lui permettent d'entrer en relations avec quelques cercles mondains et littéraires de la capitale. Le 7 avril 1791, il s'embarque pour le Nouveau-Monde avec l'intention d'explorer les mers au nord de l'Amérique. Il se contente de visiter une partie des États-Unis (Niagara, région des lacs, confluent de l'Ohio et du Mississipi, Philadelphie), puis il rentre précipitamment en France (2 janvier 1792). Il se laisse marier, quitte presque aussitôt sa femme pour émigrer, s'engage dans l'armée des princes, est blessé au siège de Thionville et se réfugie en Angleterre, où il connaît des jours difficiles. A son retour d'émigration (mai 1800), il est introduit par son ami Fontanes dans la haute société consulaire. Atala, puis Le Génie du christianisme le rendent célèbre. Il est " nommé, en 1803, premier secrétaire d'ambassade à Rome, mais après l'exécution du duc d'Enghein, il quitte la diplomatie et adopte vis-à-vis de l'empereur une position très réservée, voire hostile. Dans sa vie sentimentale paraissent tour à tour Pauli ne de Beaumont, qui se meurt de tuberculose, puis Delphine de Custine, puis Natalie de Noailles. De juillet 1806 à mai 1807, il fait un long voyage : Grèce, Asie Mineure, Terre-Sainte, Afrique du Nord, Espagne. Élu à l'Académie en 1811, il n'accepte pas de corriger dans un sens favorable au régime son discours de réception et n'est pas admis à siéger. Après la chute de l'Empire, il commence une nouvelle carrière. Pair de France dès 1815, il est successivement ambassadeur à Berlin puis à Londres, représentant de la France au congrès de Vérone, ministre des Affaires étrangères. Il tombe en disgrâce, rentre à nouveau en faveur et devient ambassadeur à Rome. Il refuse en 1830 de servir une monarchie « bâtarde », soutient la cause de la duchesse de Berry, pour le compte de laquelle il se charge de plusieurs missions, puis se retire définitivement de la scène politique. Désormais il s'occupe à mettre au point ses Mémoires. Chaque après-midi, il se rend à l'Abbaye-aux-Bois chez Mme Récamier, avec laquelle il est lié depuis 1817. Là, il reçoit son tribut d'hommages. Dans les dernières années de sa vie, il est perclus de rhumatismes, à demi paralysé. Il s'éteint le 4 juillet 1848. Selon sa volonté, son corps repose solitairement dans l'îlot du Grand-Bé, devant Saint-Malo.

« CHATEAUBRIAND (1768-1848) FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND est l'un des nombreux enfants d'une famille noble, qui avait retrouvé quelque lustre grâce au « commerce de mer ».

Il passe à Saint-Malo une enfance sans contrainte, fait ses études aux collèges de Dol et de Rennes, est tenté par le sacerdoce, s'aperçoit qu'il n'a pas la vocation et rentre au château paternel de Combourg.

Il y reste deux ans, livré à des rêveries sans objet, n'ayant personne à qui se confier en dehors de sa soeur Lucile aussi exaltée que lui.

En 1786, il quitte Combourg nanti d'un brevet de sous-lieutenant.

Sa vie militaire est coupée de longs congés qui lui permettent d'entrer en relations avec quelques cercles mondains et littéraires de la capitale. Le 7 avril 1791, il s'embarque pour le Nouveau-Monde avec l'intention d'explorer les mers au nord de l'Amérique.

Il se contente de visiter une partie des États-Unis (Niagara, région des lacs, confluent de l'Ohio et du Mississipi, Philadelphie), puis il rentre précipitamment en France (2 janvier 1792).

Il se laisse marier, quitte presque aussitôt sa femme pour émigrer, s'engage dans l'armée des princes, est blessé au siège de Thionville et se réfugie en Angleterre, où il connaît des jours difficiles. A son retour d'émigration (mai 1800), il est introduit par son ami Fontanes dans la haute société consulaire.

Atala, puis Le Génie du christianisme le rendent célèbre.

Il est " nommé, en 1803, premier secrétaire d'ambassade à Rome, mais après l'exécution du duc d'Enghein, il quitte la diplomatie et adopte vis-à-vis de l'empereur une position très réservée, voire hostile.

Dans sa vie sentimentale paraissent tour à tour Pauli ne de Beaumont, qui se meurt de tuberculose, puis Delphine de Custine, puis Natalie de Noailles.

De juillet 1806 à mai 1807, il fait un long voyage : Grèce, Asie Mineure, Terre-Sainte, Afrique du Nord, Espagne.

Élu à l'Académie en 1811, il n'accepte pas de corriger dans un sens favorable au régime son discours de réception et n'est pas admis à siéger. Après la chute de l'Empire, il commence une nouvelle carrière.

Pair de France dès 1815, il est successivement ambassadeur à Berlin puis à Londres, représentant de la France au congrès de Vérone, ministre des Affaires étrangères.

Il tombe en disgrâce, rentre à nouveau en faveur et devient ambassadeur à Rome.

Il refuse en 1830 de servir une monarchie « bâtarde », soutient la cause de la duchesse de Berry, pour le compte de laquelle il se charge de plusieurs missions, puis se retire définitivement de la scène politique.

Désormais il s'occupe à mettre au point ses Mémoires.

Chaque après-midi, il se rend à l'Abbaye-aux-Bois chez Mme Récamier, avec laquelle il est lié depuis 1817. Là, il reçoit son tribut d'hommages.

Dans les dernières années de sa vie, il est perclus de rhumatismes, à demi paralysé.

Il s'éteint le 4 juillet 1848.

Selon sa volonté, son corps repose solitairement dans l'îlot du Grand-Bé, devant Saint-Malo. PRINCIPALES ŒUVRES Essai sur les révolutions (Londres, 1797).

Ce livre montre la vanité des révolutions.

Il est imprégné d'esprit philosophique.

La question y est posée de savoir quelle religion va remplacer le christianisme. Atala (1801) : épisode des Natchez. L'Indien Chactas raconte comment, vers l'âge de vingt ans, capturé par les Muscogulges et condamné à être brûlé, il fut délivré par une jeune fille de la tribu, Atala, qui l'accompagna dans sa fuite.

Atala, élevée dans le christianisme, avait été consacrée à la Vierge par sa mère.

Craignant que son amour pour Chactas ne la conduisit à trahir ce voeu, elle préféra s'empoisonner.

Ce Récit est encadré entre un Prologue et un Épilogue. Le génie du christianisme (publié le 14 avril 1802, quatre jours avant la proclamation du Concordat). I.

(Dogmes et doctrine).

Beauté du catholicisme envisagé sous son aspect théologique.

« Les merveilles de la nature » prouvent l'existence de Dieu.

« La morale et le sentiment » prouvent l'immortalité de l'âme.

— II.

(Poétique du christianisme).

Les oeuvres inspirées par le christianisme valent et même surpassent celles des anciens.

On doit au christianisme « le vague des passions », source de la mélancolie moderne.

— III.

(Beaux-arts et littérature).

Le christianisme a marqué de son empreinte la musique, la peinture, la sculpture, l'architecture.

Il a inspiré de grands esprits : Newton, Malebranche, Pascal, Bossuet.

— IV.

(Culte).

Les cérémonies du culte sont poétiques et touchantes.

Le christianisme a joué un rôle civilisateur.

Il vient de traverser une crise dont il sort vivifié. René (épisode des Natchez inséré dans la deuxième partie du Génie du christianisme pour illustrer le chapitre Du vague des passions; publié à part en 1805). René raconte à Chactas les émois de sa jeunesse rêveuse, l'affection exaltée qui l'unissait à sa soeur Amélie, la retraite d'Amélie au couvent, son propre départ pour l'Amérique. Les Martyrs (1809) : épopée en prose et en vingt-quatre livres.

L'oeuvre conçue à Rome en 1803 et commencée l'année suivante, n'était alors qu'un simple récit historique : Les Martyrs de Dioclétien. I-III.

Un jeune chrétien, Eudore, rencontre en Messénie Cymodocée, fille de Démodocus, prêtre d'Homère.

— IV-XI. Chez Démodocus, Eudore conte ses aventures : séjour à Rome, campagne en Batavie contre les Francs, idylle tragique avec la druidesse Velléda.

— XII-XXIV.

Cymodocée se fait chrétienne.

Eudore se compromet en voulant défendre ses coreligionnaires persécutés.

Il est condamné à mort.

Cymodocée le rejoint dans l'arène.

Leur supplice marque la fin des persécutions. Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811).

Ce livre n'est pas uniquement constitué de notes prises en cours de route. Chateaubriand cite des textes de voyageurs, esquisse des tableaux historiques, fait part de ses méditations.

Bien que ce soit un simple recueil de matériaux destinés à la préparation des Martyrs, il eut beaucoup plus de succès que Les Martyrs.. »

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