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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Flaubert, Madame Bovary

Flaubert, Madame Bovary Alors on vit s'avancer sur l'estrade une petite vieille femme de maintien craintif, et qui paraissait se ratatiner dans ses pauvres vêtements. Elle avait aux pieds de grosses galoches de bois, et, le long des hanches, un grand tablier bleu. Son visage maigre, entouré d'un béguin sans bordure, était plus plissé de rides qu'une pomme de reinette flétrie, et des manches de sa camisole rouge dépassaient deux longues mains, à articulations noueuses....

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Alexandre Dumas, Pauline.

Alexandre Dumas, Pauline. Le balcon de ma chambre donnait sur ces jardins enchantés que nous avions vus du lac en nous approchant de Sesto. Au milieu des touffes de citronniers et des massifs de lauriers-roses, quelques statues debout sur leurs piédestaux se détachaient aux rayons de la lune, blanches comme des ombres. A force de fixer les yeux sur une d'elles, ma vue se troubla, il me sembla la voir s'animer et qu'elle me faisait signe...

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Note : 5.4/10
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Alain Bosquet, « Le mot par le mot ».

Alain Bosquet, « Le mot par le mot ». Vous commenterez le poème de Bosquet à partir du parcours de lecture suivant. - En quoi ce poème est-il une réflexion sur l'inspiration poétique et sur le pouvoir des mots ? - Vous montrerez comment évolue, au fil du texte, la relation entre le poète et son oeuvre. C'est le poème en mot qui écrit mon poème ; ...

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Charles Cros, Plainte.

Charles Cros, Plainte. Vrai sauvage égaré dans la ville de pierre, À la clarté du gaz je végète et je meurs. Mais vous vous y plaisez, et vos regards charmeurs M'attirent à la mort, parisienne fière. Je rêve de passer ma vie en quelque coin Sous les bois verts ou sur les monts aromatiques, En Orient, ou bien près du pôle, très loin, Loin des journaux, de la cohue et des boutiques. Mais vous aimez la foule et les éclats de voix, Le bal de...

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Note : 5.5/10
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Émile Zola (1840-1902), Nouveaux Contes à Ninon (1874), "Le Forgeron".

Émile Zola (1840-1902), Nouveaux Contes à Ninon (1874), "Le Forgeron". LE FORGERON J'ai vécu une année chez LE FORGERON, toute une année de convalescence. J'avais perdu mon coeur, perdu mon cerveau, j'étais parti, allant devant moi, me cherchant, cherchant un coin de paix et de travail, où je pusse retrouver ma virilité. C'est ainsi qu'un soir, sur la route, après avoir dépassé le village, j'ai aperçu la forge, isolée,...

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Note : 6/10
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Aloysius Bertrand « Ondine »in Gaspard de la nuit

Aloysius Bertrand « Ondine »in Gaspard de la nuit Ondine- " Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ; et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau lac endormi. " Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Sonnet boiteux

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Sonnet boiteux

Ah ! vraiment c'est triste, ah ! vraiment ça finit trop mal,
Il n'est pas permis d'être à ce point infortuné.
Ah ! vraiment c'est trop la mort du naïf animal
Qui voit tout son sang couler sous son regard fané.

Londres fume et crie. O quelle ville de la Bible !
Le gaz flambe et nage et les enseignes...

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Marceline Desbordes-Valmore, « Qu'en avez-vous fait ? »

Marceline Desbordes-Valmore, « Qu'en avez-vous fait ? » Qu'en avez-vous fait ? Vous aviez mon coeur, Moi, j'avais le vôtre : Un coeur pour un coeur ; Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu, Je n'en ai plus d'autre, Le vôtre est rendu, Le mien est perdu ! La feuille et la fleur Et le fruit lui-même, La feuille et la fleur, L'encens, la couleur : Qu'en avez-vous fait, Mon maître suprême ? Qu'en avez-vous fait, De ce doux bienfait ? Comme un pauvre enfant Quitté par sa mère, Comme un pauvre enfant Que rien...

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Les Châtiments VII, 5 de Victor Hugo

C'était en juin, j'étais à Bruxelles ; on me dit : Savez-vous ce que fait maintenant ce bandit ? Et l'on me raconta le meurtre juridique, Charlet assassiné sur la place publique, Cirasse, Cuisinier, tous ces infortunés Que cet homme au supplice a lui-même traînés Et qu'il a de ses mains liés sur la bascule. Ô sauveur, ô héros, vainqueur de crépuscule, César ! Dieu fait sortir de terre les moissons, La vigne, l'eau courante abreuvant les buissons, Les fruits vermeils, la rose où l'abeille...

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Paul Verlaine : Beams

Paul Verlaine : Beams (Romances sans paroles, Aquarelles, 1874) Elle voulut aller sur les flots de la mer Et comme un vent bénin soufflait une embellie, Nous nous prêtâmes tous à sa belle folie, Et nous voilà marchant par le chemin amer. Le soleil luisait haut dans le ciel calme et lisse, Et dans ses cheveux blonds c'étaient des rayons d'or, Si bien que nous suivions son pas plus calme encor Que le déroulement des vagues, ô délice ! Des oiseaux blancs volaient alentour...

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Paul VERLAINE (1844-1896) - Recueil : Sagesse

Paul VERLAINE (1844-1896) - Recueil : Sagesse Le son du cor s'afflige vers les bois Le son du cor s'afflige vers les bois D'une douleur on veut croire orpheline Qui vient mourir au bas de la colline Parmi la bise errant en courts abois. L'âme du loup pleure dans cette voix Qui monte avec le soleil qui décline D'une agonie on veut croire câline Et qui ravit et qui navre à la fois. Pour faire mieux cette plaine assoupie La neige tombe à longs traits de...

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Note : 10/10
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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Romances sans paroles) - Dans l'interminable ennui de la plaine

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Romances sans paroles) - Dans l'interminable ennui de la plaine

Dans l'interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme les nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.

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Note : 7/10
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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Romances sans paroles) - Beams

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Romances sans paroles) - Beams

Elle voulut aller sur les bords de la mer,
Et comme un vent bénin soufflait une embellie,
Nous nous prêtâmes tous à sa belle folie,
Et nous voilà marchant par le chemin amer.

Le soleil luisait haut dans le ciel calme et lisse,
Et dans ses cheveux blonds c'étaient des rayons d'or,
Si bien que nous suivions son pas plus calme...

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MALRAUX - La Condition Humaine: 21 mars 1927. Minuit et demi.

21 mars 1927. Minuit et demi. Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L'angoisse lui tordait l'estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n'était capable en cet instant que d'y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu'une ombre, et d'où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même - de la chair d'homme....

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Baudelaire - Le Crépuscule du Soir

O nuit! ô rafraîchissantes ténèbres! vous êtes pour moi le signal d'une fête intérieure, vous êtes la délivrance d'une angoisse! Dans la solitude des plaines, dans les labyrinthes pierreux d'une capitale, scintillement des étoiles, explosion des lanternes, vous êtes le feu d'artifice de la déesse Liberté! Crépuscule, comme vous êtes doux et tendre! Les lueurs roses qui traînent encore à l'horizon comme l'agonie du jour sous...

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Orphee - Poème de Paul Valéry

Orphee - Poème de Paul Valéry ... Je compose en esprit, sous les myrtes, Orphée L'Admirable! ... Le feu, des cirques purs descend; Il change le mont chauve en auguste trophée D'où s'exhale d'un dieu l'acte retentissant. Si le dieu chante, il rompt le site tout-puissant; Le soleil voit l'horreur du mouvement des pierres; Une plainte inouïe appelle éblouissants Les hauts murs d'or harmonieux d'un sanctuaire. Il chante, assis au bord du ciel splendide, Orphée! Le roc marche, et trébuche; et chaque...

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Note : 5.4/10
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Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - France, mère des arts, des armes et des lois

Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - France, mère des arts, des armes et des lois

France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes saturniens) - Grotesques

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes saturniens) - Grotesques

Leurs jambes pour toutes montures,
Pour tous biens l'or de leurs regards,
Par le chemin des aventures
Ils vont haillonneux et hagards.

Le sage, indigné, les harangue ;
Le sot plaint ces fous hasardeux ;
Les enfants leur tirent la langue
Et les filles se moquent d'eux.

C'est qu'odieux et ridicules,
Et maléfiques en effet,
Ils ont l'air, sur...

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Nathalie Sarraute, Le Planétarium (1959)

Nathalie Sarraute, Le Planétarium (1959) « Mon gendre aime les carottes râpées. Monsieur Alain adore ça. Surtout n'oubliez pas de faire des carottes râpées pour Monsieur Alain. Bien tendres... des carottes nouvelles... Les carottes sont-elles assez tendres pour Monsieur Alain ? Il est si gâté, vous savez, il est si délicat. Finement hachées... le plus finement possible... avec le nouveau petit instrument... Tiens... c'est tentant... Voyez, Mesdames, vous obtenez avec cela les plus exquises carottes...

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Victor Hugo : « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres (1840)

Victor Hugo : « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres (1840) Dieu le veut, dans les temps contraires, Chacun travaille et chacun sert. Malheur à qui dit à ses frères : Je retourne dans le désert ! Malheur à qui prend ses sandales Quand les haines et les scandales Tourmentent le peuple agité ! Honte au penseur qui se mutile Et s'en va, chanteur inutile, Par la porte de la cité ! Le poète en des jours impies1 Vient préparer des jours meilleurs. II est...

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À UNE HEURE DU MATIN - BAUDELAIRE

À UNE HEURE DU MATIN Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes saturniens) - Effet de nuit

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes saturniens) - Effet de nuit

La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette
De flèches et de tours à jour la silhouette
D'une ville gothique éteinte au lointain gris.
La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris
Secoués par le bec avide des corneilles
Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles,
Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups.
Quelques buissons d'épine épars, et quelques...

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Paul Verlaine, Après trois ans, « Melancholia », in Poèmes saturniens, 1866

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle, Je me suis promené dans le petit jardin Qu'éclairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle. Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle. Les roses comme avant palpitent ; comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent. Chaque alouette qui va...

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LE POETE ET LA FOULE - Théophile Gautier

LE POETE ET LA FOULE - Théophile Gautier La plaine un jour disait à la montagne oisive : -- Rien ne vient sur ton front des vents toujours battu! Au poète, courbé sur sa lyre pensive, La foule aussi disait : -- Rêveur, à quoi sers-tu? La montagne en courroux répondit à la plaine : -- C'est moi qui fais germer les moissons sur ton sol; Du midi dévorant je tempère l'haleine; J'arrête dans les cieux les nuages au vol! Je pétris de...

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André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - A Fanny (III)

André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - A Fanny (III)

Fanny, l'heureux mortel qui près de toi respire
Sait, à te voir parler et rougir et sourire,
De quels hôtes divins le ciel est habité.
La grâce, la candeur, la naïve innocence
Ont, depuis ton enfance,
De tout ce qui peut plaire enrichi ta beauté.

Sur tes traits, où ton âme imprime sa noblesse,
Elles ont...

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