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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Premiers poèmes) - La chanson du petit hypertrophique

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Premiers poèmes) - La chanson du petit hypertrophique

C'est d'un' maladie d' coeur
Qu'est mort', m'a dit l' docteur,
Tir-lan-laire !
Ma pauv' mère ;
Et que j'irai là-bas,
Fair' dodo z'avec elle.
J'entends mon cœur qui bat,
C'est maman qui m'appelle !

On rit d' moi dans les rues,
De mes min's incongrues
La-i-tou !
D'enfant saoul ;
Ah !...

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Victor Hugo, Les Contemplations, extrait d' « À propos d'Horace ».

Victor Hugo, Les Contemplations, extrait d' « À propos d'Horace ». [...]J'étais alors en proie à la mathématique. Temps sombre ! Enfant ému du frisson poétique, Pauvre oiseau qui heurtais du crâne mes barreaux, On me livrait tout vif aux chiffres, noirs bourreaux ; On me faisait de force ingurgiter l'algèbre ; On me liait au fond d'un Boisbertrand funèbre ; On me tordait, depuis les ailes jusqu'au bec, Sur l'affreux chevalet des X et des Y ; Hélas ! on me fourrait sous...

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Note : 9.5/10
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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - La muse malade

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - La muse malade

Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l'horreur, froides et taciturnes.

Le succube verdâtre et le rose lutin
T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes ?
Le cauchemar, d'un poing despotique et...

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Note : 5.5/10
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Racine, Phèdre, Acte V, scène 7.

Racine, Phèdre, Acte V, scène 7. THESEE Hé bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie. Ah ! que j'ai lieu de craindre ! et qu'un cruel soupçon, L'excusant dans mon coeur, m'alarme avec raison ! Mais, Madame, il est mort, prenez votre victime : Jouissez de sa perte, injuste ou légitime. Je consens que mes yeux soient toujours abusés. Je le crois criminel puisque vous l'accusez. Son trépas à mes pleurs offre assez...

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Note : 6.5/10
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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - Exil

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - Exil

Si je pouvais voir, ô patrie,
Tes amandiers et tes lilas,
Et fouler ton herbe fleurie,
Hélas !

Si je pouvais, - mais, ô mon père,
O ma mère, je ne peux pas, -
Prendre pour chevet votre pierre,
Hélas !

Dans le froid cercueil qui vous gêne,
Si je...

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Note : 10/10
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VOLTAIRE: Jeannot et Colin

VOLTAIRE: Jeannot et Colin Madame fut entièrement de l'avis du gouverneur. Le petit marquis était au comble de la joie ; le père était très indécis. "Que faudra t-il donc apprendre à mon fils ? disait-il - À être aimable, répondit l'ami que l'on consultait ; et s'il sait les moyens de plaire, il saura tout : c'est un art qu'il apprendra chez madame sa mère, sans que ni l'un ni l'autre se donnent la moindre...

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Note : 5.1/10
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Hugo, Hernani, acte III, scène 4.

Hugo, Hernani, acte III, scène 4. Mettre en valeur la déchirure romantique dans Tirade d'Hernani. Hernani Monts d'Aragon ! Galice ! Estramadoure ! - Oh ! je porte malheur à tout ce qui m'entoure ! - J'ai pris vos meilleurs fils, pour mes droits, sans remords; Je les ai fait combattre, et voilà qu'ils sont morts ! C'étaient les plus vaillants de la vaillante Espagne. Ils sont morts ! ils sont tous tombés dans la montagne, Tous sur le dos couchés, en braves, devant...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Un voyage à Cythère

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Un voyage à Cythère

Mon coeur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l'entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré d'un soleil radieux.

Quelle est cette île triste et noire ? - C'est Cythère,
Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons,
Eldorado banal de tous les vieux garçons.

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Note : 6/10
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Victor Hugo : Ruy Blas (1838), acte II, scène 2.

Victor Hugo : Ruy Blas (1838), acte II, scène 2. LA REINE : [...] Qui que tu sois, ô jeune homme inconnu Toi qui, me voyant seule et loin de ce qui m'aime, Sans rien me demander, sans rien espérer même, Viens à moi, sans compter les périls où tu cours; Toi qui verses ton sang, toi qui risques tes jours Pour donner une fleur à la reine d'Espagne; Qui que tu sois, ami dont l'ombre m'accompagne, Puisque mon coeur subit une inflexible loi, Sois...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - Le crapaud

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - Le crapaud

Que savons-nous ? qui donc connaît le fond des choses ?
Le couchant rayonnait dans les nuages roses ;
C'était la fin d'un jour d'orage, et l'occident
Changeait l'ondée en flamme en son brasier ardent ;
Près d'une ornière, au bord d'une flaque de pluie,
Un crapaud regardait le ciel, bête éblouie ;
Grave, il songeait ; l'horreur contemplait la splendeur.

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Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Les chimères) - Antéros

Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Les chimères) - Antéros

Tu demandes pourquoi j'ai tant de rage au coeur
Et sur un col flexible une tête indomptée ;
C'est que je suis issu de la race d'Antée,
Je retourne les dards contre le dieu vainqueur.

Oui, je suis de ceux-là qu'inspire le Vengeur,
Il m'a marqué le front de sa lèvre irritée,
Sous la pâleur d'Abel, hélas ! ensanglantée,
J'ai...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le gouffre

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le gouffre

Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
- Hélas ! tout est abîme, - action, désir, rêve,
Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève
Maintes fois de la Peur je sens passer le vent.

En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l'espace affreux et captivant...
Sur le fond de mes...

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Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Melancholia

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Melancholia

(extrait)

... Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une...

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Note : 5.1/10
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Eugène Ionesco, Rhinocéros, 1958, Acte III, scène finale « Je suis le dernier homme... »

Eugène Ionesco, Rhinocéros, 1958, Acte III, scène finale « Je suis le dernier homme... » BERENGER C'est moi, c'est moi. ( Lorsqu'il accroche les tableaux, on s'aperçoit que ceux-ci représentent un vieillard, une grosse femme, un autre homme. La laideur de ces portraits contraste avec les têtes des rhinocéros qui sont devenues très belles. Bérenger s'écarte pour contempler les tableaux. ) Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau. ( Il décroche les tableaux, les...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - La mort du loup

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - La mort du loup

I

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les...

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Catulle MENDÈS (1841-1909) (Recueil : Soirs moroses) - Spleen d'été

Catulle MENDÈS (1841-1909) (Recueil : Soirs moroses) - Spleen d'été

L'orageux crépuscule oppresse au loin la mer
Et les noirs sapins. L'ombre, hélas ! revient toujours.
Ah ! je hais les désirs, les espoirs, les amours,
Autant que les damnés peuvent haïr l'enfer.

Car je n'étais point né pour vivre : j'étais né
Pour végéter, pareil à la mousse ou pareil
Aux reptiles, et pour me gorger de soleil
Sur un...

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Rousseau, La Nouvelle Eloise, lettre XIV.

Rousseau, La Nouvelle Eloise, lettre XIV. Lettre XIV à Julie Qu'as-tu fait, ah! qu'as-tu fait, ma Julie? tu voulais me récompenser, et tu m'as perdu. Je suis ivre, ou plutôt insensé. Mes sens sont altérés, toutes mes facultés sont troublées par ce baiser mortel. Tu voulais soulager mes maux! Cruelle! tu les aigris. C'est du poison que j'ai cueilli sur tes lèvres; il fermente, il embrase mon sang, il me tue, et ta pitié me fait...

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Voltaire, Candide, chapitre 19. CE QUI LEUR ARRIVA À SURINAM, ET COMMENT CANDIDE FIT CONNAISSANCE AVEC MARTIN

Voltaire, Candide, chapitre 19 CE QUI LEUR ARRIVA À SURINAM, ET COMMENT CANDIDE FIT CONNAISSANCE AVEC MARTIN [...]En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l'état horrible où...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre III.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre III. Je ne sais pourquoi je vous écris, je vois bien que vous aurez seulement pitié de moi, et je ne veux point de votre pitié ; j'ai bien du dépit contre moi-même, quand je fais réflexion sur tout ce que je vous ai sacrifié : j'ai perdu ma réputation, je me suis exposée à la fureur de mes parents, à la sévérité des lois de ce Pays contre...

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Madame de Sévigné, Lettre du 3 février 1695 à Emmanuel de Coulanges.

Mme de Chaulnes me mande que je suis trop heureuse d'être ici avec un beau soleil ; elle croit que tous nos jours sont filés d'or et de soie. Hélàs ! mon cousin, nous avons cent fois plus de froid ici qu'à Paris ; nous sommes exposés à tous les vents ; c'est le vent du midi, c'est la bise, c'est le diable, c'est à qui nous insultera ; ils se battent entre eux pour...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes divers) - Impression de printemps

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Poèmes divers) - Impression de printemps

Il est des jours - avez-vous remarqué ? -
Où l'on se sent plus léger qu'un oiseau,
Plus jeune qu'un enfant, et, vrai ! plus gai
Que la même gaieté d'un damoiseau.

L'on se souvient sans bien se rappeler...
Évidemment l'on rêve, et non, pourtant.
L'on semble nager et l'on croirait voler.
L'on aime ardemment sans amour cependant

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte III, scène 3

Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte III, scène 3 CAMILLE, lisant. Perdican me demande de lui dire adieu, avant de partir, près de la petite fontaine où je l'ai fait venir hier. Que peut–il avoir à me dire ? Voilà justement la fontaine, et je suis toute portée. Dois–je accorder ce second rendez–vous ? Ah! (Elle se cache derrière un arbre.) Voilà Perdican qui approche avec Rosette, ma soeur de lait. Je suppose qu'il...

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Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Bergeries) - Douce Liberté désirée

Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Bergeries) - Douce Liberté désirée

Douce Liberté désirée,
Déesse, où t'es-tu retirée,
Me laissant en captivité ?
Hélas! de moi ne te détourne !
Retourne, ô Liberté ! retourne,
Retourne, ô douce Liberté.

Ton départ m'a trop fait connaître
Le bonheur où je soulais être,
Quand, douce, tu m'allais guidant :
Et que, sans languir davantage,
Je...

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Stéphane MALLARME (1842-1898) - Brise marine

Stéphane MALLARME (1842-1898) - Brise marine

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur...

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