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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Gustave Flaubert, Madame Bovary, partie I, chapitre IV

Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1) partie, chapitre IV Le narrateur décrit ici une noce dans la campagne normande ... Les convives arrivèrent de bonne heure dans des voitures, carrioles à un cheval, chars à bancs à deux roues, vieux cabriolets sans capote, tapissières à rideaux de cuir, et les jeunes gens des villages les plus voisins dans des charrettes où ils se tenaient debout, en rang, les mains appuyées sur les ridelles pour...

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Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Odelettes) - Fantaisie

Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Odelettes) - Fantaisie

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
...

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Note : 10/10
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Albert Camus, L'Etranger, 1942.

Albert Camus, L'Etranger, 1942. [Meursault, le narrateur, se laisse entraîner dans une histoire de vengeance qui le conduit à tuer un homme. Il est aussitôt mis en prison.] Quand je suis entré en prison, on m'a pris ma ceinture, mes cordons de souliers, ma cravate et tout ce que je portais dans mes poches, mes cigarettes en particulier. Une fois en cellule, j'ai demandé qu'on me les rende. Mais on m'a dit que c'était...

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Note : 5.4/10
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Émile Zola (1840-1902), Nouveaux Contes à Ninon (1874), "Le Forgeron".

Émile Zola (1840-1902), Nouveaux Contes à Ninon (1874), "Le Forgeron". LE FORGERON J'ai vécu une année chez LE FORGERON, toute une année de convalescence. J'avais perdu mon coeur, perdu mon cerveau, j'étais parti, allant devant moi, me cherchant, cherchant un coin de paix et de travail, où je pusse retrouver ma virilité. C'est ainsi qu'un soir, sur la route, après avoir dépassé le village, j'ai aperçu la forge, isolée,...

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Note : 6/10
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Flaubert, Madame Bovary, Ire partie, chapitre IV.

Flaubert, Madame Bovary, Ire partie, chapitre IV. De temps à autre, on entendait des coups de fouet derrière la haie ; bientôt la barrière s'ouvrait : c'était une carriole qui entrait. Galopant jusqu'à la première marche du perron, elle s'y arrêtait court, et vidait son monde qui sortait par tous les cotés en se frottant les genoux et en s'étirant les bras. Les dames ,en bonnet, avaient des robes à la façon de la ville ,...

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"La Chaufferette" de Colette extrait du livre Journal à rebours publié en 1941.

"La Chaufferette" de Colette extrait du livre Journal à rebours publié en 1941. Mon premier hiver scolaire fut un grand hiver, j'allais à l'école entre deux murs de neige plus hauts que moi… Qu'a-t-on fait de ces grands hivers d'autrefois, blancs, solides, durables, embellis de neige, de contes fantastiques, de sapins et de loups ? Après avoir été aussi réels que mon enfance, ils sont donc aussi perdus qu'elle ? Aussi perdus que la vieille Mlle...

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Corneille, L'Illusion comique, acte V, scène 5

Corneille, L'Illusion comique, acte V, scène 5. (…) Alcandre Cessez de vous en plaindre. A présent le théâtre Est en un point si haut que chacun l'idolâtre; Et ce que votre temps voyait avec mépris Est aujourd'hui l'amour de tous les bons esprits, L'entretien de Paris, le souhait des provinces, Le divertissement le plus doux de nos princes, Les délices du peuple, et le plaisir des grands; Il tient le premier rang parmi leurs passe-temps; Et ceux dont nous voyons la sagesse profonde Par ses illustres soins...

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Colette : La Naissance du jour (1928)

Colette : La Naissance du jour (1928) « Monsieur, « Vous me demandez de venir passer une huitaine de jours chez vous, c'est-à-dire auprès de ma fille que j'adore. Vous qui vivez auprès d'elle, vous savez combien je la vois rarement, combien sa présence m'enchante, et je suis touchée que vous m'invitiez à venir la voir. Pourtant, je n'accepterai pas votre aimable invitation, du moins pas maintenant. Voici pourquoi :...

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Aloysius BERTRAND (1807-1841) (Recueil : Gaspard de la nuit) - Les cinq doigts de la main

Aloysius BERTRAND (1807-1841) (Recueil : Gaspard de la nuit) - Les cinq doigts de la main

Le pouce est ce gras cabaretier flamand, d'humeur
goguenarde et grivoise, qui fume sur sa porte, à
l'enseigne de la double bière de mars.

L'index est sa femme, virago sèche comme une merluche,
qui, dès le matin, soufflette sa servante dont elle est
jalouse, et caresse la bouteille dont elle est amoureuse.
...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - Dans l'ombre

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - Dans l'ombre

LE VIEUX MONDE

Ô flot, c'est bien. Descends maintenant. Il le faut.
Jamais ton flux encor n'était monté si haut.
Mais pourquoi donc es-tu si sombre et si farouche ?
Pourquoi ton gouffre a-t-il un cri comme une bouche ?
Pourquoi cette pluie âpre, et cette ombre, et ces bruits,
Et ce vent noir soufflant dans...

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La fileuse - Poème de Paul Valéry

La fileuse - Poème de Paul Valéry Assise, la fileuse au bleu de la croisée Où le jardin mélodieux se dodeline; Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée. Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline Chevelure, à ses doigts si faibles évasives, Elle songe, et sa tête petite s'incline. Un arbuste et l'air pur font une source vive Qui, suspendue au jour, délicieuse arrose De ses pertes de fleurs le jardin de l'oisive. Une tige, où le vent vagabond se repose, Courbe le salut vain...

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Madame de Staël, Corinne ou l'Italie, 1807.

Madame de Staël, Corinne ou l'Italie, 1807. [A Rome, Oswald fait la connaissance de Corinne. Ils visitent ensemble la ville et se rendent, au moment de la Semaine Sainte, à la chapelle Sixtine pour y entendre le Miserere1 d'Allegri.] Oswald se rendit à la chapelle Sixtine pour entendre le fameux Miserere vanté dans toute l'Europe. Il arriva de jour encore, et vit ces peintures célèbres de Michel-Ange, qui représentent le jugement dernier, avec toute la...

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Excipit de Quatre-vingt-treize de Hugo

Excipit de Quatre-vingt-treize de Hugo « Gauvain arriva au pied de l'échafaud. Il y monta. L'officier qui commandait les grenadiers l'y suivit. Il défit son épée et la remit à l'officier, il ôta sa cravate et la remit au bourreau. Il ressemblait à une vision. Jamais il n'avait apparu plus beau. Sa chevelure brune flottait au vent; on ne coupait pas les cheveux alors. Son cou blanc faisait songer à une femme, et...

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Flaubert, Madame Bovary, I, IV.

Flaubert, Madame Bovary, I, IV. Ce n'étaient qu'amours, amants, amantes, dames persécutées s'évanouissant dans des pavillons solitaires, postillons qu'on tue à tous les relais, chevaux qu'on crève à toutes les pages, forêts sombres, troubles du coeur, serments, sanglots, larmes et baisers, nacelles au clair de lune, rossignols dans les bosquets, messieurs braves comme des lions, doux comme des agneaux, vertueux comme on ne l'est pas, toujours bien mis, et qui pleurent comme des urnes....

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Gérard de Nerval

Il est un air pour qui je donnerais Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber, Un air très vieux, languissant et funèbre, Qui pour moi seul a des charmes secrets. Or, chaque fois que je viens à l'entendre, De deux cents ans mon âme rajeunit : C'est sous Louis treize ; et je crois voir s'étendre Un coteau vert, que le couchant jaunit, Puis un château de brique à coins de pierre, Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs, Ceint de grands parcs, avec une rivière Baignant...

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Guy de MAUPASSANT, La Maison Tellier, 1881, « Sur l'eau ».

Guy de MAUPASSANT, La Maison Tellier, 1881, « Sur l'eau ». Cependant, la rivière s'était peu à peu couverte d'un brouillard blanc très épais qui rampait sur l'eau fort bas, de sorte que, en me dressant debout, je ne voyais plus le fleuve, ni mes pieds, ni mon bateau, mais j'apercevais seulement les pointes des roseaux, puis, plus loin, la plaine toute pale de la lumière de la lune, avec de grandes taches noires qui montait...

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Clément Marot (1496-1544), "L'Adolescence clémentine", « L'Épître des jartières blanches »

Clément Marot (1496-1544), "L'Adolescence clémentine", « L'Épître des jartières blanches » 1 De mes couleurs, ma nouvelle Alliée, Estre ne peult vostre jambe liée, Car couleurs n'ay, et n'en porteray mye, Jusques à tant, que j'auray une Amye, 5 Qui me taindra le seul blanc, que je porte, En ses couleurs de quelcque belle sorte. Pleust or à Dieu, pour mes douleurs estaindre, Que vous eussiez vouloir de les me taindre : C'est qu'il vous pleust pour Amy...

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Alfred JARRY, Ubu Roi, acte I, scène 7 (1896).

Alfred JARRY, Ubu Roi, acte I, scène 7 (1896). Scène 7 La maison d'Ubu. GIRON, PILE, COTICE, PERE UBU, MERE UBU, Conjurés et Soldats, CAPITAINE BORDURE. PERE UBU. — Eh ! mes amis, il est grand temps d'arrêter le plan de la conspiration. Que chacun donne son avis. Je vais d'abord donner le mien, si vous le permettez. CAPITAINE BORDURE. — Parlez, Père Ubu. PERE UBU. — Eh bien, mes amis, je suis d'avis d'empoisonner simplement le roi en lui fourrant de...

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Stendhal, Vie d'Henry Brulard (1890)

Stendhal, Vie d'Henry Brulard (1890) Je vais avoir cinquante ans, il serait bien temps de me connaître. Qu'ai-je été, que suis-je, en vérité je serais bien embarrassé de le dire. [...] Qu'ai-je donc été ? Je ne le saurais. A quel ami, quelque éclairé qu'il soit, puis-je le demander ? M. di Fior[i] lui-même ne pourrait me donner d'avis. [...] Ai-je été un homme d'esprit ? Ai-je eu du talent pour quelque...

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François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe (Passage de l'enfant à l'homme) :

François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe (Passage de l'enfant à l'homme) : A peine étais-je revenu de Brest à Combourg, qu'il se fit dans mon existence une révolution; l'enfant disparut et l'homme se montra avec ses joies qui passent et ses chagrins qui restent. D'abord tout devint passion chez moi, en attendant les passions mêmes. Lorsque, après un dîner silencieux où je n'avais osé ni parler ni manger, je parvenais à m'échapper, mes transports étaient incroyables; je...

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Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique

Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique Jusqu'à un an environ, les enfants vivaient accrochés à leur mère, dans un sac de coton ceint au ventre et aux épaules. On leur rasait la tête jusqu'à l'âge de douze ans, jusqu'à ce qu'ils soient assez grands pour s'épouiller tout seuls et ils étaient nus à peu près jusqu'à cet âge aussi. Ensuite ils se couvraient d'un pagne de cotonnade. A un an, la mère les lâchait loin...

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Hugo, Hernani : Acte I scène 1

Hugo, Hernani : Acte I scène 1 Une chambre à coucher. La nuit. Une lampe sur une table. - doña JOSEFA DUARTE, vieille, en noir, avec le corps de sa jupe cousu de jais, à la mode d'Isabelle la Catholique DON CARLOS. - doña JOSEFA, seule. (Elle ferme les rideaux cramoisis de la fenêtre et met en ordre quelques fauteuils. On frappe à une petite porte dérobée à droite. Elle écoute. On frappe un second coup.) Serait-ce déjà lui...

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Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné.

Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné. XIII J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse. Il était à peine jour, et la prison était pleine de bruit. On entendait ouvrir et fermer les lourdes portes, grincer les verrous et les cadenas de fer, carillonner les trousseaux de clefs entre-choqués à la ceinture des geôliers, trembler les escaliers du haut...

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Marivaux, L'Île des esclaves, scène 1.

Marivaux, L'Île des esclaves, scène 1. Iphicrate s'avance tristement sur le théâtre avec Arlequin. IPHICRATE, après avoir soupiré : Arlequin ? ARLEQUIN, avec une bouteille de vin qu'il a à sa ceinture : Mon patron ! IPHICRATE : Que deviendrons-nous dans cette île ? ARLEQUIN : Nous deviendrons maigres, étiques, et puis morts de faim ; voilà mon sentiment et notre histoire. IPHICRATE : Nous sommes seuls échappés du naufrage ; tous nos amis ont péri, et j'envie maintenant leur sort. ARLEQUIN...

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François Rabelais, Pantagruel (chapitre XXVI)

François Rabelais, Pantagruel (chapitre XXVI) Ainsi comme ils banquetaient, Carpalim dit : " Et, ventre saint Quenet, ne mangerons-nous jamais de venaison ? Cette chair salée m'altère tout. Je vous vais apporter ici une cuisse de ces chevaux que nous avons fait brûler ; elle sera bientôt rôtie. " Tout ainsi qu'il se leva pour se faire, aperçut à l'orée du bois un beau grand chevreuil qui était issu du fourré, voyant le feu de...

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