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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Blaise Pascal (1623-1662), Pensées (1669), 139

Blaise Pascal (1623-1662), Pensées (1669), 139 Divertissement - "Quand je m'y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s'exposent, dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. Un homme1...

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Aloysius BERTRAND (1807-1841) (Recueil : Gaspard de la nuit) - Ondine

Aloysius BERTRAND (1807-1841) (Recueil : Gaspard de la nuit) - Ondine

- " Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui
frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta
fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ;
et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui
contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau
lac endormi.

"...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les rayons et les ombres) - Oceano nox

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les rayons et les ombres) - Oceano nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan...

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les Amours de Tristan) - La plainte écrite de sang

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les Amours de Tristan) - La plainte écrite de sang

Inhumaine beauté dont l'humeur insolente
En méprisant mes voeux se rit de ma langueur,
Je veux convaincre ici ton ingrate rigueur
Par les vifs arguments d'une raison sanglante.

Ces vers sont de ma flamme une preuve évidente,
Et tous ces traits de pourpre en font voir la grandeur,
Cruelle, touche-les...

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Pierre de MARBEUF (1596-1645) - L'anatomie de l'oeil

Pierre de MARBEUF (1596-1645) - L'anatomie de l'oeil

L'oeil est dans un château que ceignent les frontières
De ce petit vallon clos de deux boulevards,
Il a pour pont-levis les mouvantes paupières,
Le cil pour garde-corps, les sourcils pour remparts.

Il comprend trois humeurs, l'aqueuse, la vitrée,
Et celle de cristal qui nage entre les deux,
Mais ce corps délicat ne peut souffrir l'entrée

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Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - L'éclatante victoire de Sarrebruck

Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - L'éclatante victoire de Sarrebruck

remportée aux cris de Vive l'Empereur !


Au milieu, l'Empereur, dans une apothéose
Bleue et jaune, s'en va, raide, sur son dada
Flamboyant ; très heureux, - car il voit tout en rose,
Féroce comme Zeus et doux comme un papa ;

En bas, les bons Pioupious qui faisaient la sieste
Près des tambours...

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Voltaire : Candide : Chapitre 30

Pendant cette conversation, la nouvelle s'était répandue qu'on venait d'étrangler à Constantinople deux vizirs du banc et le muphti, et qu'on avait empalé plusieurs de leurs amis. Cette catastrophe fesait partout un grand bruit pendant quelques heures. Pangloss, Candide, et Martin, en retournant à la petite métairie, rencontrèrent un bon vieillard qui prenait le frais à sa porte sous un berceau d'orangers. Pangloss, qui était aussi curieux que raisonneur, lui demanda comment se nommait le...

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UNE MORT INTEMPESTIVE - GUY DE MAUPASSANT, Le Vieux.

UNE MORT INTEMPESTIVE - GUY DE MAUPASSANT, Le Vieux. Maître Chicot, la bouche pleine, prononça : S'il nous véyait, l'pé, ça lui f'rait deuil. C'est li qui les aimait d'son vivant. Un gros paysan jovial déclara : Il n'en mangera pu, à c't'heure. Chacun son tour. Cette réflexion, loin d'attrister les invités, sembla les réjouir. C'était leur tour, à eux, de manger des boules. Mme Chicot, désolée de la dépense, allait sans cesse au cellier chercher du cidre. Les brocs se...

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Paul Verlaine: Nevermore

Paul Verlaine Nevermore Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne Faisait voler la grive à travers l'air atone, Et le soleil dardait un rayon monotone Sur le bois jaunissant où la bise détone. Nous étions seul à seule et marchions en rêvant, Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent. Soudain, tournant vers moi son regard émouvant: «Quel fut ton plus beau jour?» fit sa voix d'or vivant, Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique. Un sourire discret lui donna...

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Voltaire, Candide, chapitre 18. CE QU'ILS VIRENT DANS LE PAYS D'ELDORADO

Voltaire, Candide, chapitre 18. CE QU'ILS VIRENT DANS LE PAYS D'ELDORADO Après cette longue conversation, le bon vieillard fit atteler un carrosse à six moutons, et donna douze de ses domestiques aux deux voyageurs pour les conduire à la cour : « Excusez-moi, leur dit-il, si mon âge me prive de l'honneur de vous accompagner. Le roi vous recevra d'une manière dont vous ne serez pas mécontents, et vous pardonnerez sans doute aux usages du pays s'il...

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Jules LAFORGUE, "Soleil couchant", Les Complaintes (1885).

Jules LAFORGUE, "Soleil couchant", Les Complaintes (1885). Le soleil s'est couché, cocarde1 de l'azur ! C'est l'heure où le fellah2, près de sa fellahine, Accroupi sur sa natte, avec son doigt impur, De son nombril squameux3 épluche la vermine. Dans la barbe d'argent du crasseux pèlerin Dont le chauve camail4 est orné de...

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Charles Baudelaire, "Paysage", Tableaux parisiens, Les Fleurs du Mal (1857)

Charles Baudelaire, "Paysage", Tableaux parisiens, Les Fleurs du Mal (1857) Je veux, pour composer chastement mes églogues1, Coucher auprès du ciel, comme les astrologues, Et, voisin des clochers, écouter en rêvant Leurs hymnes solennels emportés par le vent. Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde, Je verrai l'atelier qui chante et qui...

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Beaumarchais, Le Barbier de Séville, acte I, scène 2.

Beaumarchais, Le Barbier de Séville, acte I, scène 2. LE COMTE. Ta joyeuse colère me réjouit. Mais tu ne me dis pas ce qui t'a fait quitter Madrid. FIGARO. C'est mon bon ange, Excellence, puisque je suis assez heureux pour retrouver mon ancien maître. Voyant à Madrid que la république des Lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que, livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les insectes,...

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Hugo, Les Misérables, Cinquième partie, Livre I, « La guerre entre quatre murs », Chapitre XV « Gavroche dehors »

Hugo, Les Misérables, Cinquième partie, Livre I, « La guerre entre quatre murs », Chapitre XV « Gavroche dehors » A force d'aller en avant, il parvint au point où le brouillard de la fusillade devenait transparent. Si bien que les tirailleurs de la ligne rangés et à l'affût derrière leur levée de pavés, et les tirailleurs de la banlieue massés à l'angle de la rue, se montrèrent soudainement quelque chose qui remuait dans la fumée. ...

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Molière, l'Avare, acte III, scènes 5 et 6

Molière, l'Avare, acte III, scènes 5 et 6 ACTE III, scène 5 HARPAGON, FROSINE, MARIANE. HARPAGON: Ne vous offensez pas, ma belle, si je viens à vous avec des lunettes. Je sais que vos appas frappent assez les yeux, sont assez visibles d'eux-mêmes, et qu'il n'est pas besoin de lunettes pour les apercevoir; mais enfin c'est avec des lunettes qu'on observe les astres, et je maintiens et garantis que vous êtes un astre, mais un astre le...

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DORMANTE de Claude Roy, Clair comme le jour

Toi ma dormeuse mon ombreuse ma rêveuse ma gisante aux pieds nus sur le sable mouillé toi ma songeuse mon heureuse ma nageuse ma lointaine aux yeux clos mon sommeillant oeillet distraite comme nuage et fraîche comme pluie trompeuse comme l'eau légère comme vent toi ma berceuse mon souci mon jour et ma nuit toi que j'attends toi qui te perds et me surprends la vague en chuchotant glisse dans ton sommeil te flaire et vient lécher tes jambes étonnées ton corps abandonné respire le...

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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Dimanches (I)

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Dimanches (I)

Le ciel pleut sans but, sans que rien l'émeuve,
Il pleut, il pleut, bergère ! sur le fleuve...

Le fleuve a son repos dominical ;
Pas un chaland, en amont, en aval.

Les Vêpres carillonnent sur la ville,
Les berges sont désertes, sans idylles.

Passe un pensionnat (ô pauvres chairs ! )

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Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Les chimères) - Antéros

Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Les chimères) - Antéros

Tu demandes pourquoi j'ai tant de rage au coeur
Et sur un col flexible une tête indomptée ;
C'est que je suis issu de la race d'Antée,
Je retourne les dards contre le dieu vainqueur.

Oui, je suis de ceux-là qu'inspire le Vengeur,
Il m'a marqué le front de sa lèvre irritée,
Sous la pâleur d'Abel, hélas ! ensanglantée,
J'ai...

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Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - L'empreinte

Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - L'empreinte

Je m'appuierai si bien et si fort à la vie,
D'une si rude étreinte et d'un tel serrement,
Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s'échauffera de mon enlacement.

La mer, abondamment sur le monde étalée,
Gardera, dans la route errante de son eau,
Le goût de ma douleur qui est âcre...

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Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661) - Le paresseux

Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661) - Le paresseux

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d'Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est...

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Le Port - BAUDELAIRE - Petits poèmes en prose

Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis,...

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Il n'y a pas d'amour heureux - Louis ARAGON - La Diane Française

Il n'y a pas d'amour heureux - Louis ARAGON - La Diane Française Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut...

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Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924

Tu es plus belle que le ciel et la mer Quand tu aimes il faut...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'art d'être grand-père)

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'art d'être grand-père) Fenêtres ouvertes Le matin - En dormant J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière. Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre. Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici ! Non, par là ! Les oiseaux gazouillent, Jeanne aussi. Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle. Grincement d'une faux qui coupe le gazon. Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison. Bruits du...

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COLETTE (1873-1954), Les Vrilles de la vigne, 1908

COLETTE (1873-1954), Les Vrilles de la vigne, 1908 [Les Vrilles de la vigne rassemble de courtes nouvelles d'origine biographique dans lesquelles l'auteur exprime son goût pour la nature et la nostalgie du village de son enfance. Ce texte est extrait de « Rêverie de nouvel an » : au soir du nouvel an, après une promenade dans son quartier parisien enneigé, la narratrice se retrouve « en face de [son] feu, de [sa] solitude,...

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