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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Rousseau, Les Confessions, I - Un souvenir qui me fait frémir encore et rire tout à la fois.../ la chasse aux pommes

Rousseau, Les Confessions, I - Un souvenir qui me fait frémir encore et rire tout à la fois.../ la chasse aux pommes Un souvenir qui me fait frémir encore et rire tout à la fois, est celui d'une chasse aux pommes qui me coûta cher. Ces pommes étaient au fond d'une dépense qui, par une jalousie élevée, recevait du jour de la cuisine. Un jour que j'étais seul dans la maison, je montai sur la may...

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Molière, Le Misanthrope, acte V, scène dernière

Molière, Le Misanthrope, acte V, scène dernière Alceste ... Oui, je veux bien, perfide, oublier vos forfaits ; J'en saurai, dans mon âme, excuser tous les traits, Et me les couvrirai du nom d'une foiblesse Où le vice du temps porte votre jeunesse, Pourvu que votre coeur veuille donner les mains Au dessein que j'ai fait de fuir tous les humains, Et que dans mon désert, où j'ai fait voeu de vivre, Vous soyez, sans tarder, résolue à me suivre : C'est par là seulement que,...

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La Rochefoucauld (1613-1680), Réflexions diverses, portrait du Cardinal de Retz

La Rochefoucauld (1613-1680), Réflexions diverses, portrait du Cardinal de Retz Paul de Gondi, cardinal de Retz, a beaucoup d'élévation, d'étendue d'esprit, et plus d'ostentation que de vraie grandeur de courage. Il a une mémoire extraordinaire, plus de force que de politesse dans ses paroles, l'humeur facile, de la docilité et de la faiblesse à souffrir les plaintes et les reproches de ses amis, peu de piété, quelques apparences de religion. Il paraît ambitieux sans l'être ;...

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Racine, Bérénice, acte IV, scène 4 : commentaire du monologue de Titus

Racine, Bérénice, acte IV, scène 4 : commentaire du monologue de Titus TITUS, seul Hé bien ! Titus, que viens-tu faire ? Bérénice t'attend. Où viens-tu, téméraire ? Tes adieux sont-ils prêts ? T'es-tu bien consulté ? Ton coeur te promet-il assez de cruauté ? Car enfin au combat qui pour toi se prépare C'est peu d'être constant, il faut être barbare. Soutiendrai-je ces yeux dont la...

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Maurice BARRÈS, N'importe où hors du monde, 1958

Maurice BARRÈS, N'importe où hors du monde, 1958 Sans que je veuille préciser trop l'analogie et me charger d'en rendre un compte exact, je me surprends à confondre l'émotion où m'a laissé ce chef-d'oeuvre sans gloire avec le souvenir d'une après-midi qu'un jour le hasard m'offrit à la campagne. Par le plus doux soleil d'octobre, sur le grand plateau qui s'élève depuis la Moselle jusqu'à Rambervillers, j'étais allé reconnaître les sources de l'Euron. Le paysage est...

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Romain ROLLAND, Au seuil de la dernière porte, Entretiens sur les Évangiles, Correspondances et inédits, Éditions du Cerf, 1989.

Romain ROLLAND, Au seuil de la dernière porte, Entretiens sur les Évangiles, Correspondances et inédits, Éditions du Cerf, 1989. Mais l'interprétation que Jésus donne de ces commandements est un tel « surpassement » (« nisi abundaverit justitia vestra plus quam scribarum et pharisaeorum... », V, 20) qu'elle apparaît comme leur désaveu absolu, et qu'elle se pose délibérément en antagonisme avec chacune de leurs prescriptions. L'intention d'opposition est manifeste. « Vous avez entendu qu'il a été dit aux...

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Joseph CONRAD, L'agent secret

Joseph CONRAD, L'agent secret La terre paraissait un autre monde. Nous sommes accoutumés à regarder le corps entravé d'un monstre vaincu, mais là-bas - là-bas on avait sous les yeux une chose monstrueuse, et en liberté. C'était un autre monde, et les hommes étaient - non, ils n'étaient pas inhumains. Eh bien, voyez-vous, c'était ça le pire - se douter qu'ils n'étaient pas inhumains. Ça vous venait tout doucement. Ils hurlaient et bondissaient, et tournoyaient et...

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Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, 1918.

Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, 1918. Enfin éclata mon premier sentiment d'admiration : il fut provoqué par les applaudissements frénétiques des spectateurs. J'y mêlai les miens en tâchant de les prolonger, afin que, par reconnaissance, la Berma se surpassant, je fusse certain de l'avoir entendue dans un de ses meilleurs jours. Ce qui est du reste curieux, c'est que le moment où se déchaîna cet enthousiasme du public fut, je l'ai su...

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Louise ACKERMANN (1813-1890) (Recueil : Poésies philosophiques) - L'amour et la mort

Louise ACKERMANN (1813-1890) (Recueil : Poésies philosophiques) - L'amour et la mort

(A M. Louis de Ronchaud)

I

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font...

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Auguste ANGELLIER (1848-1911) - L'habitude

Auguste ANGELLIER (1848-1911) - L'habitude

La tranquille habitude aux mains silencieuses
Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures ;
Elle met sur nos coeurs ses bandelettes sûres
Et leur verse sans fin ses huiles oublieuses ;

Les plus nobles chagrins, qui voudraient se défendre,
Désireux de durer pour l'amour qu'ils contiennent,
Sentent le besoin cher et dont ils s'entretiennent
Devenir, malgré...

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André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - Ô Muses, accourez ; solitaires divines

André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - Ô Muses, accourez ; solitaires divines

Ô Muses, accourez ; solitaires divines,
Amantes des ruisseaux, des grottes, des collines !
Soit qu'en ses beaux vallons Nîme égare vos pas ;
Soit que de doux pensers, en de riants climats,
Vous retiennent aux bords de Loire ou de Garonne ;
Soit que, parmi les choeurs de ces nymphes du Rhône,
La lune, sur...

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André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Poèmes) - Art d'aimer, fragment II

André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Poèmes) - Art d'aimer, fragment II

Quand l'ardente saison fait aimer les ruisseaux,
A l'heure où vers le soir, cherchant le frais des eaux,
La belle nonchalante à l'ombre se promène,
Que sa bouche entr'ouverte et que sa pure haleine
Et son sein plus ému de tendresse et de voeux
Appellent les baisers et respirent leurs feux ;
Que l'amant peut venir, et...

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André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétude

André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétude

Ah ! portons dans les bois ma triste inquiétude.
Ô Camille ! l'amour aime la solitude.
Ce qui n'est point Camille est un ennui pour moi.
Là, seul, celui qui t'aime est encore avec toi.
Que dis-je ? Ah ! seul et loin d'une ingrate chérie,
Mon coeur sait se tromper. L'espoir, la...

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André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - A Fanny malade

André CHÉNIER (1762-1794) (Recueil : Elégies) - A Fanny malade

Quelquefois un souffle rapide
Obscurcit un moment sous sa vapeur humide
L'or, qui reprend soudain sa brillante couleur :
Ainsi du Sirius, ô jeune bien-aimée,
Un moment l'haleine enflammée
De ta beauté vermeille a fatigué la fleur.

De quel tendre et léger nuage
Un peu de pâleur douce, épars sur ton visage,
Enveloppa tes traits calmes et languissants !
Quel regard,...

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Charles-Julien Lioult de CHÊNEDOLLÉ (1769-1833) (Recueil : Etudes poétiques) - Le pêcheur

Charles-Julien Lioult de CHÊNEDOLLÉ (1769-1833) (Recueil : Etudes poétiques) - Le pêcheur

Subdola ridebat placidi pellacia ponti.
LUCRET.


Sur les bords d'un fleuve limpide,
Un pauvre pêcheur arrêté,
Après une course rapide,
S'était assis un soir d'été.

En jetant sa ligne mobile
Sur ces rivages inconnus,
Il contemplait l'onde tranquille
Qui venait baigner ses pieds nus.

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Guillaume, abbé de CHAULIEU (1639-1720) - Epitaphe de Des Yvetaux

Guillaume, abbé de CHAULIEU (1639-1720) - Epitaphe de Des Yvetaux

Ah ! que ce fameux personnage
Qui ne connut de lois que celle du bon sens
Des Yvetaux en notre temps
Pensa d'une manière et plus haute et plus sage
Jusqu'à la fin de ses jours
Il porta constamment panetière et houlette
Et dans les bras de ses amours
Expira mollement au son de la musette.

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Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : Epîtres) - A M. Arnauld

Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : Epîtres) - A M. Arnauld

Oui, sans peine, au travers des sophismes de Claude,
Arnauld, des novateurs tu découvres la fraude,
Et romps de leurs erreurs les filets captieux :
ais que sert que ta main leur dessille les yeux,
Si toujours dans leur âme une pudeur rebelle,
Près d'embrasser l'Eglise, au prêche les rappelle ?
Non, ne crois pas que Claude, habile à se tromper,
Soit insensible aux...

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Fanny de BEAUHARNAIS (1738-1813) - Romance faite à Ermenonville

Fanny de BEAUHARNAIS (1738-1813) - Romance faite à Ermenonville

sur la tombe de J.-J. Rousseau

Voici donc le séjour paisible,
Où des mortels
Le plus tendre et le plus sensible
A des autels !
C'est ici qu'un sage repose
Tranquillement.
Ah ! parons au moins d'une rose
Son monument.

Approchez, mères désolées,
De ce tombeau :
Pour vous, de tous les mausolées
C'est...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Avec ses vêtements ondoyants et nacrés

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Avec ses vêtements ondoyants et nacrés

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.

Comme le sable morne et l'azur des déserts,
Insensibles tous deux à l'humaine souffrance,
Comme les longs réseaux de la...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - A une Madone

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - A une Madone

Ex-voto dans le goût espagnol

Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
Loin du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée....

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Pierre BAOUR-LORMIAN (1770-1854) (Recueil : Poésies d'Ossian) - Hymne au soleil

Pierre BAOUR-LORMIAN (1770-1854) (Recueil : Poésies d'Ossian) - Hymne au soleil

Roi du monde et du jour, guerrier aux cheveux d'or,
Quelle main, te couvrant d'une armure enflammée,
Abandonna l'espace à ton rapide essor,
Et traça dans l'azur ta route accoutumée ?
Nul astre à tes côtés ne lève un front rival ;
Les filles de la nuit à ton éclat pâlissent ;
La lune devant toi fuit...

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Jean AUVRAY (1590-1630) - Ma belle un jour dessus son lit j'approche

Jean AUVRAY (1590-1630) - Ma belle un jour dessus son lit j'approche

Ma belle un jour dessus son lit j'approche
Qui me baisant là sous moi frétillait
Et de ses bras mon col entortillait
Comme un Lierre une penchante Roche.

Au fort de l'aise et la pâmoison proche
Il me sembla que son oeil se fermait,
Qu'elle était froide et qu'elle s'endormait
Dont...

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Jacques DELILLE (1738-1813) - Les jardins

Jacques DELILLE (1738-1813) - Les jardins

...Désirez-vous un lieu propice à vos travaux ?
Loin des champs trop unis, des monts trop inégaux,
J'aimerais ces hauteurs où, sans orgueil, domine
Sur un riche vallon une belle colline.
Là, le terrain est doux sans insipidité,
Élevé sans raideur, sec sans aridité.
Vous marchez : l'horizon vous obéit : la terre
S'élève ou redescend, s'étend ou se resserre.
Vos...

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Marc-Antoine DÉSAUGIERS (1772-1827) - L'atelier du peintre

Marc-Antoine DÉSAUGIERS (1772-1827) - L'atelier du peintre

ou
Le portrait manqué


Jaloux de donner à ma belle
Un duplicata de mes traits,
Je demande quel est l'Apelle
Le plus connu par ses portraits.
C'est, me répond l'ami Dorlange,
Un artiste nommé Mathieu.
Il prend fort peu...
Mais, ventrebleu !
Quel coloris, quelle grâce, quel feu !
Il vous...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Romances) - L'espoir

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Romances) - L'espoir

Je voudrais aimer autrement,
Hélas ! Je voudrais être heureuse !
Pour moi l'amour est un tourment,
La tendresse m'est douloureuse.
Ah ! Que je voudrais être heureuse !
Que je voudrais être autrement !

Vous dites que je changerai :
Comme vous je le crois possible,
Mon coeur ne sera plus sensible ;
Je l'espère, car je mourrai.
Oui ! Si la...

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