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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Maurice ROLLINAT (1846-1903) (Recueil : Les névroses) - Le mauvais mort

Maurice ROLLINAT (1846-1903) (Recueil : Les névroses) - Le mauvais mort

Viande, sourcils, cheveux, ma bière et mon linceul,
La tombe a tout manié : sa besogne est finie ;
Et dans mon souterrain je vieillis seul à seul
Avec l'affreux silence et la froide insomnie.

Mon crâne a constaté sa diminution,
Et, résidu de mort qui s'écaille et s'émiette,
J'en viens à regretter la putréfaction...

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Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778) - Les consolations des misères de ma vie

Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778) - Les consolations des misères de ma vie

(extrait, V)

Ruisseau qui baignes cette plaine,
Je te ressemble en bien des traits.
Toujours même penchant t'entraîne :
Le mien ne changera jamais.

Tu fais éclore des fleurettes :
J'en produis aussi quelquefois.
Tu gazouilles sous ces coudrettes :
De l'amour j'y chante les lois.

Ton...

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Paul SCARRON (1610-1660) - Le Roy

Paul SCARRON (1610-1660) - Le Roy

Le plus aymable Roy de tous les Roys du monde,
Si charmant et si beau qu'entre tous ses sujets
S'il s'en peut rencontrer qui soient assez bien faits
Pour avoir de son air, je veux que l'on me tonde,

Ce Roy donc que je dis, en qui seul tout abonde,
Dont l'Esprit chaque jour fait acquests et conquests,
Dont le Coeur est si grand,...

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Jean Joseph VADÉ (1720-1757) - Autre amphigouri

Jean Joseph VADÉ (1720-1757) - Autre amphigouri

Sur le même air que le précédent

Josaphat
Est un fat
Très aride,
Qui croit être fort savant
Parce qu'il va souvent
Sous la Zone Torride,
Critiquant
Et piquant
Agrippine,
Pour avoir fait lire à Prau
Les ouvrages de Pro-
Serpine.
Si le Public lui pardonne
Tous les travers qu'il se donne,
Il faut donc
Que Didon
Ait pour elle
Le...

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Jean Joseph VADÉ (1720-1757) - Le goût de bien des gens

Jean Joseph VADÉ (1720-1757) - Le goût de bien des gens

Chanson

Une fille
Qui toujours sautille,
Dont l'air agaçant
Annonce un feu naissant,
Ferme, franche,
Beaux yeux, gorge blanche ;
Cet objet est tout
Ce qui flatte mon goût.

Morbleu ! quand je vois
Certaine Lucrèce
Qui des lois
D'une austère sagesse
M'entretient,
Et cent fois me tient
De ces propos
Sensés ou bigots ;
Moi,...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les apparus dans mes chemins) - Celui du rien

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les apparus dans mes chemins) - Celui du rien

Je suis celui des pourritures grandioses
Qui s'en revient du pays mou des morts ;
Celui des Ouests noirs du sort
Qui te montre, là-bas, comme une apothéose,
Son île immense, où des guirlandes ,
De détritus et de viandes
Se suspendent,
Tandis, qu'entre les fleurs somptueuses des soirs,
S'ouvrent les grands yeux...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les forces tumultueuses) - L'en-avant

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les forces tumultueuses) - L'en-avant

Le corps ployé sur ma fenêtre,
Les nerfs vibrants et sonores de bruit,
J'écoute avec ma fièvre et j'absorbe, en mon être,
Les tonnerres des trains qui traversent la nuit.
Ils sont un incendie en fuite dans le vide.
Leur vacarme de fer, sur les plaques des ponts,
Tintamarre si fort qu'on dirait qu'il décide
Du rut...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les campagnes hallucinées) - La kermesse

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les campagnes hallucinées) - La kermesse

Avec colère, avec détresse,
Avec ses refrains de quadrilles,
Qui sautèlent sur leurs béquilles,
L'orgue canaille et lourd,
Au fond du bourg,
Moud la kermesse.

Quelques étaux au coin des bornes,
Et quelques vieilles gens,
Au seuil d'un portail morne.

Avec colère, avec détresse, avec blasphème,
Mais, vers la fête,
Quand même,
L'orgue s'entête.

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les campagnes hallucinées) - Le départ

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les campagnes hallucinées) - Le départ

Traînant leurs pas après leurs pas
Le front pesant et le coeur las,
S'en vont, le soir, par la grand'route,
Les gens d'ici, buveurs de pluie,
Lécheurs de vent, fumeurs de brume.

Les gens d'ici n'ont rien de rien,
Rien devant eux
Que l'infini de la grand'route.

Chacun porte au bout d'une gaule,
Dans un mouchoir à...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les rythmes souverains) - Le paradis

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les rythmes souverains) - Le paradis

I

Des buissons lumineux fusaient comme des gerbes ;
Mille insectes, tels des prismes, vibraient dans l'air ;
Le vent jouait avec l'ombre des lilas clairs,
Sur le tissu des eaux et les nappes de l'herbe.
Un lion se couchait sous des branches en fleurs ;
Le daim flexible errait là-bas, près des panthères ;

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villes tentaculaires) - Le port

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villes tentaculaires) - Le port

Toute la mer va vers la ville !

Son port est surmonté d'un million de croix :
Vergues transversales barrant de grands mâts droits.

Son port est pluvieux et suie à travers brumes,
Où le soleil comme un oeil rouge et colossal larmoie.

Son port est ameuté de steamers noirs qui fument
Et mugissent,...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villages illusoires) - Le sonneur

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villages illusoires) - Le sonneur

Comme un troupeau de boeufs aveugles,
Avec effarement, là-bas, au fond des soirs,
L'ouragan beugle.

Et tout à coup, par au-dessus des pignons noirs,
Que dresse, autour de lui, l'église, au crépuscule,
Rayé d'éclairs, le clocher brûle.

Le vieux sonneur, la tête folle,
La bouche ouverte et sans parole,
Accourt ;
Et le tocsin qu'il frappe, à...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villes tentaculaires) - Le spectacle

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villes tentaculaires) - Le spectacle

Au fond d'un hall sonore et radiant,
Sous les ailes énormes
Et les duvets des brumes uniformes,
Parfois, le soir, on déballe les Orients.

Les tréteaux clairs luisent comme des armes ;
De gros soleils en strass brillent, de loin en loin ;
Des cymbaliers hagards entrechoquent leurs poings
Et font sonner et tonner les vacarmes.
Le rideau s'ouvre :...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les rythmes souverains) - Les barbares

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les rythmes souverains) - Les barbares

Là-bas,
Parmi les Don, et les Dnieper, et les Volga,
Où la bise éternelle, à rude et sombre haleine,
Durcit la plaine ;
Et puis, là-bas encor,
Où les glaçons monumentaux des Nords
Bloquent, de leurs parois hiératiques,
Les bords
Du fiord scandinave et du golfe baltique
Et puis, plus loin encor, plus loin toujours.
Sur les plateaux d'Asie
Où les rocs...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Kaléidoscope

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Kaléidoscope

(A Germain Nouveau)

Dans une rue, au coeur d'une ville de rêve
Ce sera comme quand on a déjà vécu :
Un instant à la fois très vague et très aigu...
Ô ce soleil parmi la brume qui se lève !

Ô ce cri sur la mer, cette voix dans les bois !
Ce sera comme quand on...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Le squelette

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Jadis et naguère) - Le squelette

Deux reîtres saouls, courant les champs, virent parmi
La fange d'un fossé profond, une carcasse
Humaine dont la faim torve d'un loup fugace
Venait de disloquer l'ossature à demi.

La tète, intacte, avait un rictus ennemi
Qui nous attriste, nous énerve et nous agace.
Or, peu mystiques, nos capitaines Fracasse
Songèrent (John Falstaff lui-même en eût frémi)

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Tournez, tournez, bons chevaux de bois

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Tournez, tournez, bons chevaux de bois

Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,
Tournez souvent et tournez toujours,
Tournez, tournez au son des hautbois.

L'enfant tout rouge et la mère blanche,
Le gars en noir et la fille en rose,
L'une à la chose et l'autre à la pose,
Chacun se paie un...

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Diderot, Le Neveu de Rameau - Mais vous vous seriez échappé en éclats de rire à la manière...

Diderot, Le Neveu de Rameau - Mais vous vous seriez échappé en éclats de rire à la manière... Mais vous vous seriez échappé en éclats de rire à la manière dont il contrefaisait les différents instruments. Avec des joues renflées et bouffies, et un son rauque et sombre, il rendait les cors et les bassons; il prenait un son éclatant et nasillard pour les hautbois; précipitant sa voix avec une rapidité incroyable pour les instruments à...

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