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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Réminiscences épiques

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Réminiscences épiques

Je préfère aux beautés des Artémis divines
Le corps mièvre et danseur des filles de Paris ;
J'aime les yeux rieurs et les voilettes fines,
Les contours estompés par la poudre de riz.

J'aime l'ambre et le musc plus que l'antique myrrhe ;
Pour moi, la nudité des nymphes ne vaut pas
Une robe moulant un beau corps, et...

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Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIERE (1622-1673) - Remerciement au Roi

Jean-Baptiste Poquelin, dit MOLIERE (1622-1673) - Remerciement au Roi

après avoir été honoré d'une pension de Sa Majesté.

Votre paresse enfin me scandalise,
Ma Muse ; obéissez-moi :
Il faut ce matin, sans remise,
Aller au lever du Roi.
Vous savez bien pourquoi
Et ce vous est une honte
De n'avoir pas été plus prompte
A le remercier de ces fameux bienfaits ;
Mais il vaut mieux tard que jamais.

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - A Juana

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - A Juana

O ciel ! je vous revois, madame,
De tous les amours de mon âme
Vous le plus tendre et le premier.
Vous souvient-il de notre histoire ?
Moi, j'en ai gardé la mémoire :
C'était, je crois, l'été dernier.

Ah ! marquise, quand on y pense,
Ce temps qu'en folie on dépense,
Comme il nous échappe et nous...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Jamais

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Jamais

Jamais, avez-vous dit, tandis qu'autour de nous
Résonnait de Schubert la plaintive musique ;
Jamais, avez-vous dit, tandis que, malgré vous,
Brillait de vos grands yeux l'azur mélancolique.

Jamais, répétiez-vous, pâle et d'un air si doux
Qu'on eût cru voir sourire une médaille antique.
Mais des trésors secrets l'instinct fier et pudique
Vous couvrit de rougeur, comme un voile jaloux.
...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - Madame la Marquise

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - Madame la Marquise

Vous connaissez que j'ai pour mie
Une Andalouse à l'oeil lutin,
Et sur mon coeur, tout endormie,
Je la berce jusqu'au matin.

Voyez-la, quand son bras m'enlace,
Comme le col d'un cygne blanc,
S'enivrer, oublieuse et lasse,
De quelque rêve nonchalant.

Gais chérubins ! veillez sur elle.
Planez, oiseaux, sur notre nid ;
Dorez du reflet...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Sur trois marches de marbre rose

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Sur trois marches de marbre rose

Depuis qu'Adam, ce cruel homme,
A perdu son fameux jardin,
Où sa femme, autour d'une pomme,
Gambadait sans vertugadin,
Je ne crois pas que sur la terre
Il soit un lieu d'arbres planté
Plus célébré, plus visité,
Mieux fait, plus joli, mieux hanté,
Mieux exercé dans l'art de plaire,
Plus examiné, plus vanté,

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies complémentaires) - Un rêve

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies complémentaires) - Un rêve

Ballade


La corde nue et maigre,
Grelottant sous le froid
Beffroi,
Criait d'une voix aigre
Qu'on oublie au couvent
L'Avent.

Moines autour d'un cierge,
Le front sur le pavé
Lavé,
Par décence, à la Vierge
Tenaient leurs gros péchés
Cachés ;

Et...

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Mathurin REGNIER (1573-1613) - Satire III

Mathurin REGNIER (1573-1613) - Satire III

Sans parler, je t'entends : il faut suivre l'orage ;
Aussi bien on ne peut où choisir avantage ;
Nous vivons à tâtons et, dans ce monde ici,
Souvent avec travail on poursuit du souci ;
Car les dieux courroucés contre la race humaine
Ont mis avec les biens les sueurs et la peine.
Le monde est un berlan où tout est...

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Jean RICHEPIN (1849-1926) (Recueil : Les caresses) - Sonnet romantique

Jean RICHEPIN (1849-1926) (Recueil : Les caresses) - Sonnet romantique

Autrefois elle était fière, la belle Ida.
De sa gorge de lune et de son teint de rose.
Ce gongoriste fou, le marquis de Monrose,
Surnommait ses cheveux les jardins d'Armida.

Mais le corbeau du temps de son bec la rida.
N'importe ! Elle sourit à sou miroir morose,
Appelant sa pâleur de morte une chlorose,
Et...

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Albert SAMAIN (1858-1900) (Recueil : Le chariot d'or) - Versailles

Albert SAMAIN (1858-1900) (Recueil : Le chariot d'or) - Versailles

I

Ô Versailles, par cette après-midi fanée,
Pourquoi ton souvenir m'obsède-t-il ainsi ?
Les ardeurs de l'été s'éloignent, et voici
Que s'incline vers nous la saison surannée.

Je veux revoir au long d'une calme journée
Tes eaux glauques que jonche un feuillage roussi,
Et respirer encore, un soir d'or adouci,
Ta beauté plus...

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Paul SCARRON (1610-1660) - A Mademoiselle du Lude

Paul SCARRON (1610-1660) - A Mademoiselle du Lude

Stances burlesques

Bel enfant de quinze ans, dru comme pere et mere,
Aymable comme un Ange ou deux,
Que le fils de celuy qui sera ton beau-pere
Se pourra dire un homme heureux !

Ils ont fait de leur mieux, ceux qui t'ont mise au monde,
Et t'ont faite avec tant d'appas,
Que s'ils vouloient tascher d'en...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Ballade

Vincent VOITURE (1597-1648) - Ballade

Toy qu'une étoile favorable
Retient au gré de ses desirs,
Dans cette ville desirable
Où demeurent tous les plaisirs ;
Chasse la tristesse importune,
Pren le temps pendant qu'il est tien,
Jouïs de ta bonne fortune,
Mange mon loup, mange mon chien.

Les plaisirs sont suivis de peines,
Et qui peut s'assurer qu'un jour
Il n'yra pas...

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François Marie Arouet, dit VOLTAIRE (1694-1778) - Les Souhaits

François Marie Arouet, dit VOLTAIRE (1694-1778) - Les Souhaits

Il n'est mortel qui ne forme des voeux :
L'un de Voisin convoite la puissance ;
L'autre voudrait engloutir la finance
Qu'accumula le beau-père d'Évreux.

Vers les quinze ans, un mignon de couchette
Demande à Dieu ce visage imposteur,
Minois friand, cuisse ronde et douillette
Du beau de Gesvre, ami du promoteur.

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 4

Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 4 À force d'examiner le comte Norbert, Julien remarqua qu'il était en bottes et en éperons ; et moi je dois être en souliers, apparemment comme inférieur. On se mit à table. Julien entendit la marquise qui disait un mot sévère, en élevant un peu la voix. Presque en même temps il aperçut une jeune personne extrêmement blonde et fort bien faite, qui vint s'asseoir vis-à-vis de lui. Elle...

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Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1

Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1 Scène Première : La Reine, La Duchesse d'Albuquerque, Don Guritan, Casilda, Duègnes (…) La Reine. Vrai ! Casilda, c'est étrange, 590 - Ce marquis est pour moi comme le mauvais ange. L'autre jour, il devait partir le lendemain, Et, comme à l'ordinaire, il vint au baise-main. Tous les grands s'avançaient vers le trône à la file ; Je leur livrais ma main, j'étais triste...

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Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, A l'ombre des jeunes filles.

Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, A l'ombre des jeunes filles. Une après-midi de grande chaleur j'étais dans la salle à manger de l'hôtel qu'on avait laissée à demi dans l'obscurité pour la protéger du soleil en tirant des rideaux qu'il jaunissait et qui par leurs interstices laissaient clignoter le bleu de la mer, quand, dans la travée centrale qui allait de la plage à la route, je vis, grand, mince, le cou dégagé,...

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Victor Hugo, Quatre-vingt-treize (1974 )

Victor Hugo, Quatre-vingt-treize (1974 ) Le marquis se mit à interroger cet homme. - Ainsi, tout ce qui arrive ou rien, c'est pour vous la même chose ? - A peu près. Vous êtes des seigneurs, vous autres. Ce sont vos affaires. - Mais enfin, ce qui se passe... - Ça se passe là-haut. Le mendiant ajouta : - Et puis il y a des choses qui se passent encore plus haut, le soleil qui se lève, la lune qui augmente...

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