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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Les mains

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Les mains

Aimez vos mains afin qu'un jour vos mains soient belles,
Il n'est pas de parfum trop précieux pour elles,
Soignez-les. Taillez bien les ongles douloureux,
Il n'est pas d'instruments trop délicats pour eux.

C'est Dieu qui fit les mains fécondes en merveilles ;
Elles ont pris leur neige au lys des Séraphins,
Au jardin de la chair ce...

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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Mors et vita

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Mors et vita

Souvenez-vous des humbles cimetières
Que voile aux villages voisins
Le pli d'un coteau pâle où pendent les raisins,
Qu'éveille, au point du jour, l'air du casseur de pierres.
Seuls, les vieux fossoyeurs ont d'eux quelque souci.
Et c'est à peine si -
Comme des brebis étonnées,
Loin du troupeau fumant des douces cheminées,
Loin du clocher, ce pâtre...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le corps fermé) - Le corps fermé comme une jeune rose

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le corps fermé) - Le corps fermé comme une jeune rose

Le corps fermé comme une jeune rose
Celle qu'Amour ne désunissait pas
Qui disposait pour nous entre les choses
L'oeuvre excellente et pure de ses pas

Dont les cheveux donnaient le goût de vivre
Et dont les mains faisaient le pain doré
- N'était-ce rien qu'un instant d'équilibre
Par...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Le sage humilié

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Le sage humilié

J'ai abîmé l'enfant de votre coeur
(Y fallait-il cette présence triste ?)
Mais, évadé, sourire sans grandeur,
Comment prouver que tout ce Monde existe ?

- Et toi, mon corps, enfant que j'abandonne,
Par tous tes sens tu montres des désirs !
- Et toi, Sagesse, un poète s'étonne
Que pour si...

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Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Vergers) - Eros (IV)

Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Vergers) - Eros (IV)

Ce n'est pas la justice qui tient la balance précise,
c'est toi, ô Dieu à l'envie indivise,
qui pèses nos torts,
et qui de deux coeurs qu'il meurtrit et triture
fais un immense coeur plus grand que nature,
qui voudrait encor

grandir... Toi, qui indifférent et superbe,
humilies la bouche et exaltes le verbe

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Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - Les pauvres à l'église

Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - Les pauvres à l'église

Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église
Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux
Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise
Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ;

Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire,
Heureux, humiliés comme des chiens battus,
Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire,
Tendent leurs oremus...

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Jean ROBERTET (14xx-1503) - L'exposition des couleurs

Jean ROBERTET (14xx-1503) - L'exposition des couleurs

Le blanc
Entre toutes couleurs suis la premiere,
Humilité signiffie et simplesse,
Dont le lys blanc est des fleurs la maistresse :
Saincte Escripture en donne foy planiere.

Bleue
Et moy qui suis de coulleur celestine,
Dont fin azur a son pris et valleur,
Signiffiant loyaulté pour meilleur,
Je doy au blanc par droit estre voisine.

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Mellin de SAINT-GELAIS (1487-1558) - Asseuré suis d'estre prys et lyé

Mellin de SAINT-GELAIS (1487-1558) - Asseuré suis d'estre prys et lyé

Asseuré suis d'estre prys et lyé,
Mais asseurer ne puis l'heure et saison
Que je changeay ma franchise à prison,
Dont mon orgueil fut tant humilié.

Si long temps fut couvert et pallié
L'amer du doulx et l'erreur de raison,
Que je cuidois entre loz et poison
Estre immortel et des dieux...

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Louis Antoine de SAINT-JUST (1767-1794) - Le coeur de l'homme est l'énigme du Sphinx

Louis Antoine de SAINT-JUST (1767-1794) - Le coeur de l'homme est l'énigme du Sphinx

Le coeur de l'homme est l'énigme du Sphinx ;
Si l'on pouvait avec les yeux du Linx,
De ses replis éclairer la souplesse,
L'oeil étonné, de maints hauts faits vantés
Démêlerait les ressorts effrontés
Dont un prestige a fardé la bassesse.
Ces Conquérans, sous les noms imposteurs
De liberté, de soutiens, de vengeurs,
A l'oeil surpris découvriraient peut-être
Un...

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Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Odes) - Doute

Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Odes) - Doute

Chang-Ti ! si pourtant cela était que tu fusses,
Haut Ciel Souverain, Seigneur Ciel au temple clair, -
Qu'on dit étreignant le bol renversé de l'air
De ta majesté d'azur de jade et de fer !

Véritablement, si tu tiens ce qu'on proclame :
Étant, voyant tout et partout, et jusque sur
Le toit du Grand Vide, encerclant comme...

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Pontus de TYARD (1521-1605) (Recueil : Premier livre des erreurs amoureuses) - Au premier trait, que mon oeil rencontra

Pontus de TYARD (1521-1605) (Recueil : Premier livre des erreurs amoureuses) - Au premier trait, que mon oeil rencontra

Au premier trait, que mon oeil rencontra
Des moins parfaits de sa perfection,
La plus grand part de ma dévotion
Soudainement en elle idolâtra.

Mais quand le son de sa voix pénétra
Dans mon ouïr, l'imagination
Ravissant haut ma contemplation,
Au plus parfait de son...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Liturgies intimes) - Asperges me

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Liturgies intimes) - Asperges me

Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main
Du Seigneur tout-puissant qui m'octroya la grâce,
Je puis, si mon dessein est pur devant Sa face,
Purifier autrui passant sur mon chemin.

Je puis, si ma prière est de celles qu'allège
L'Humilité du poids d'un désir languissant,
Comme un païen peut baptiser en cas pressant,
Laver mon...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Parallèlement) - Autre (Impression fausse)

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Parallèlement) - Autre (Impression fausse)

La cour se fleurit de souci
Comme le front
De tous ceux-ci
Qui vont en rond
En flageolant sur leur fémur
Débilité
Le long du mur
Fou de clarté.

Tournez, Samsons sans Dalila,
Sans Philistin,
Tournez bien la
Meule au destin.
Vaincu risible de la loi,
Mouds tour à tour
Ton...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - L'ennemi se déguise en l'Ennui

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - L'ennemi se déguise en l'Ennui

L'ennemi se déguise en l'Ennui
Et me dit : " A quoi bon, pauvre dupe ? "
Moi je passe et me moque de lui.
L'ennemi se déguise en la Chair
Et me dit : " Bah, bah, vive une jupe ! "
Moi j'écarte le conseil amer.

L'ennemi se transforme en un Ange
De lumière et dit :...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Né l'enfant des grandes villes

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Né l'enfant des grandes villes

Né l'enfant des grandes villes
Et des révoltes serviles,
J'ai là tout cherché, trouvé,
De tout appétit rêvé.
Mais, puisque rien n'en demeure,

J'ai dit un adieu léger
A tout ce qui peut changer,
Au plaisir, au bonheur même,
Et même à tout ce que j'aime
Hors de vous, mon doux Seigneur !

La Croix m'a...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - On n'offense que Dieu ...

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - On n'offense que Dieu ...

On n'offense que Dieu qui seul pardonne. Mais
On contriste son frere, on l'afflige, on le blesse,
On fait gronder sa haine ou pleurer sa faiblesse,
Et c'est un crime affreux qui va troubler la paix
Des simples, et donner au monde sa pâture,
Scandale, coeurs perdus, gros mots et rire épais.

Le plus...

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Louis VEUILLOT (1813-1883) - Poids de la vie

Louis VEUILLOT (1813-1883) - Poids de la vie

J'ai vécu, j'ai vieilli. De l'humaine misère
J'ai porté le fardeau tous les jours. Il est grand !
Sans en excepter un, j'ai refait en pleurant
Tous les chemins heureux que j'avais sur la terre.

Je sais ce qu'ici-bas le ciel donne et reprend :
Deuil d'ami, deuil d'époux, deuil de fils, deuil de père,
Et deuil public...

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Théophile de VIAU (1590-1626) - Les Nautoniers

Théophile de VIAU (1590-1626) - Les Nautoniers

Les Amours plus mignards à nos rames se lient.
Les Tritons à l'envi nous viennent caresser,
Les vents sont modérés, les vagues s'humilient
Par tous les lieux de l'onde où nous voulons passer.

Avec notre dessein va le cours des étoiles,
L'orage ne fait point blêmir nos matelots,
Et jamais alcyon sans regarder nos voiles
Ne commit sa nichée à...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - Les destinées

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - Les destinées

Depuis le premier jour de la création,
Les pieds lourds et puissants de chaque Destinée
Pesaient sur chaque tête et sur toute action.

Chaque front se courbait et traçait sa journée,
Comme le front d'un boeuf creuse un sillon profond
Sans dépasser la pierre où sa ligne est bornée.

Ces froides déités liaient le joug de plomb

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Charles VION D'ALIBRAY (1600-1653) (Recueil : Vers moraux) - Songe, songe Mortel, que tu n'es rien que cendre

Charles VION D'ALIBRAY (1600-1653) (Recueil : Vers moraux) - Songe, songe Mortel, que tu n'es rien que cendre

Songe, songe Mortel, que tu n'es rien que cendre
Et l'asseuré butin d'un funeste cercueil,
Porte haut tes desseins, porte haut ton orgueil,
Au gouffre du neant il te faudra descendre.

Qu'est enfin un Cesar, et qu'est un Alexandre
Dont les armes ont mis tant de peuples en dueil...

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Maupassant, La Parure

Maupassant, La Parure .Loisel, modeste fonctionnaire du ministre de l'introduction publique, est invité à une soirée à l'hôtel du ministère. Cette invitation désespère d'abord Mme Loisel, jeune rêveuse, aux goûts de luxe, comme elle n'a ni robe de soirée, ni bijoux : ce serait humiliant de paraître pauvre parmi les riches. Il était désolé. Il reprit: - Voyons, Mathilde. Combien cela coûterait-il, une toilette convenable, qui pourrait te servir encore en d'autres occasions, quelque chose de très simple? Elle...

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