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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - La nuit d'octobre

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - La nuit d'octobre

LE POÈTE

Le mal dont j'ai souffert s'est enfui comme un rêve.
Je n'en puis comparer le lointain souvenir
Qu'à ces brouillards légers que l'aurore soulève,
Et qu'avec la rosée on voit s'évanouir.

LA MUSE

Qu'aviez-vous donc, ô mon poète !
Et quelle est la peine secrète
Qui de moi...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Caprice blanc

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Caprice blanc

L'hiver, de son pinceau givré, barbouille aux vitres
Des pastels de jardins de roses en glaçons.
Le froid pique de vif et relègue aux maisons
Milady, canaris et les jockos bélîtres.

Mais la petite Miss en berline s'en va,
Dans son vitchoura blanc, une ombre de fourrures,
Bravant l'intempérie et les âcres froidures,
Et plus d'un, à la voir cheminer, la...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Les Carmélites

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Les Carmélites

Parmi le deuil du cloître elles vont solennelles,
Et leurs pas font courir un frisson sur les dalles,
Cependant que du bruit funèbre des sandales
Monte un peu la rumeur chaste qui chante en elles.

Au séraphique éclat des austères prunelles
Répondent les flambeaux en des gammes modales ;
Parmi le froid du cloître elles vont solennelles,
Et leurs pas font...

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Charles NODIER (1780-1844) - La Napoléone

Charles NODIER (1780-1844) - La Napoléone

Que le vulgaire s'humilie
Sur les parvis dorés du palais de Sylla,
Au-devant du char de Tullie,
Sous le sceptre de Claude et de Caligula !
Ils régnèrent en dieux sur la foule tremblante :
Leur domination sanglante
Accabla le monde avili ;
Mais les siècles vengeurs ont maudit leur mémoire,
Et ce n'est qu'en léguant des forfaits à l'histoire
Que leur règne échappe à l'oubli.
...

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Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Second livre des Amours) - Ma maîtresse est toute angelette

Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Second livre des Amours) - Ma maîtresse est toute angelette

Chanson

Ma maîtresse est toute angelette,
Toute belle fleur nouvelette,
Toute mon gracieux accueil,
Toute ma petite brunette,
Toute ma douce mignonnette,
Toute mon coeur, toute mon oeil.

Toute ma grâce et ma Charite,
Toute belle perle d'élite,
Toute doux parfum indien,
Toute douce odeur d'Assyrie,
Toute ma douce tromperie,
Toute mon...

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Albert SAMAIN (1858-1900) (Recueil : Au jardin de l'infante) - Larmes

Albert SAMAIN (1858-1900) (Recueil : Au jardin de l'infante) - Larmes

Larmes aux fleurs suspendues,
Larmes de sources perdues
Aux mousses des rochers creux ;

Larmes d'automne épandues,
Larmes de cors entendues
Dans les grands bois douloureux ;

Larmes des cloches latines,
Carmélites, Feuillantines...
Voix des beffrois en ferveur ;

Larmes, chansons argentines
Dans les vasques florentines
Au fond du jardin...

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Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles) - Eloge de la jeune fille

Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles) - Eloge de la jeune fille

Magistrats ! dévouez aux épouses vos arcs triomphaux. Enjambez
les routes avec la louange des veuves obstinées. Usez du ciment,
du faux marbre et de la boue séchée pour dresser les mérites de
ces dames respectables, - c'est votre emploi.

Je garde le mien qui est d'offrir à une autre un léger tribut de
paroles, une arche de buée...

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Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles) - Moment

Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles) - Moment

Ce que je sais d'aujourd'hui, en hâte je l'impose à ta surface, pierre
plane, étendue visible et présente ;

Ce que je sens, - comme aux entrailles l'étreinte de la chute, - je l'étale
sur ta peau, robe de soie fraîche et mouillée ;

Sans autre pli, que la moire de tes veines : sans recul, hors l'écart...

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Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Sonnet

Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Sonnet

Votre tête ressemble au marmouset d'un cistre,
Vos yeux au point d'un dé ; vos doigts un chalumeau ;
Votre teint diapré l'écorce d'un ormeau ;
Votre peau le revers d'un antique registre.

Votre gorge pendante un bissac d'un bélître ;
Votre vieil embonpoint à celui d'un rameau ;
Votre longue encolure à celle d'un chameau ;
Votre bras...

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Jean de SPONDE (1557-1595) - Vous languissez, mes vers...

Jean de SPONDE (1557-1595) - Vous languissez, mes vers...

Vous languissez, mes vers ; les glaçons de l'absence
Éteignant vos fureurs au point de leur naissance,
Vous n'entrebattez plus de soupirs votre flanc,
Vos artères d'esprits, ni vos veines de sang.
En quoi ! la mort vous tient ? et ce front teint en cendre
Vous marque les tombeaux où vous allez descendre ?
Si vous pouviez...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Parallèlement) - Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Parallèlement) - Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours

Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours
Sont des amours aussi, tendres et furieuses,
Avec des particularités curieuses
Que n'ont pas les amours certes de tous les jours.

Même plus qu'elles et mieux qu'elles héroïques,
Elles se parent de splendeurs d'âme et de sang
Telles qu'au prix d'elles les amours dans le rang
Ne sont que Ris...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Pourquoi triste, ô mon âme

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Pourquoi triste, ô mon âme

Pourquoi triste, ô mon âme
Triste jusqu'à la mort,
Quand l'effort te réclame,
Quand le suprême effort
Est là qui te réclame ?

Ah, tes mains que tu tords
Au lieu d'être à la tâche,
Tes lèvres que tu mords
Et leur silence lâche,
Et tes yeux qui sont morts !

N'as-tu pas l'espérance
De la...

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Béroalde de VERVILLE (1556-1626) - Complainte

Béroalde de VERVILLE (1556-1626) - Complainte

D'un triste désespoir ma vie je bourrelle,
Je la veux obscurcir d'une nuit éternelle,
Puisque je suis si loin de mon heureux soleil,
Car sans âme je vis, sans poumon je respire,
Et absent de mon bien mon douloureux martyre
Ensevelit mon coeur sous l'oublieux sommeil.

Je vis, je ne vis pas, je meurs, je ne meurs pas,
Il n'y...

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Théophile de VIAU (1590-1626) - L'infidélité me déplaît

Théophile de VIAU (1590-1626) - L'infidélité me déplaît

Ode

L'infidélité me déplaît,
Et mon amour juge qu'elle est
Le plus noir crime de la terre :
Lorsque les Dieux firent venir
Les premiers éclats du tonnerre,
Ce ne fut que pour la punir.

La Déesse qui fait aimer
Des flots de l'inconstante mer
Sortit à la clarté du monde.
Or...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - Dolorida

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - Dolorida

Est-ce la Volupté qui, pour ses doux mystères,
Furtive, a rallumé ces lampes solitaires ?
La gaze et le cristal sont leur pâle prison.
Aux souffles purs d'un soir de l'ardente saison
S'ouvre sur le balcon la moresque fenêtre ;
Une aurore imprévue à minuit semble naître,
Quand la lune apparaît, quand ses gerbes d'argent
Font pâlir les lueurs du feu rose...

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Corneille, Cinna, acte 4, scène 2

Corneille, Cinna, acte 4, scène 2 Auguste Ciel ! à qui voulez-vous désormais que je fie Les secrets de mon âme et le soin de ma vie ? Reprenez le pouvoir que vous m'avez commis, Si donnant des sujets il ôte les amis, Si tel est le destin des grandeurs souveraines Que leurs plus grands bienfaits n'attirent que des haines, Et si votre rigueur les condamne à chérir Ceux que vous animez à les faire périr. Pour elles rien n'est sûr ; qui peut tout...

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Molière, les Fourberies de Scapin, acte III, scène 2

Molière, les Fourberies de Scapin, acte III, scène 2 SCAPIN : Cachez-vous : voici un spadassin qui vous cherche. (En contrefaisant sa voix) "Quoi ? Jé n'aurai pas l'abantage dé tuer cé Geronte, et quelqu'un par charité né m'enseignera pas où il est ?" (à Géronte avec sa voix ordinaire) Ne branlez pas. (Reprenant son ton contrefait) "Cadédis, jé lé trouberai, sé cachât-il au centre dé la terre," (à Géronte avec son ton naturel) Ne vous...

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Honoré de Balzac - Le Père Goriot

Cependant, au moment où le corps fut placé dans un corbillard, deux voitures armoriées, mais vides, celle du comte de Restaud et celle du baron de Nucingen, de présentèrent et suivirent le convoi jusqu'au Père-Lachaise. A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de...

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Ernest Renan - Souvenirs d'enfance et de jeunesse.

C'est dans ce milieu que se passa mon enfance, et j'y contractai un indestructible pli. Cette cathédrale, chef d'œuvre de légèreté, fol essai pour réaliser en granit un idéal impossible, me faussa tout d'abord. Les longues heures que j'y passais ont été la cause de ma complète incapacité pratique. Ce paradoxe architectural a fait de moi un homme chimérique, disciple de saint Tudwal, de saint Iltud et de saint Cadoc, dans un siècle où l'enseignement...

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L'immoralité de Molière - Lettre à d'Alembert sur les spectacles.

Voyez comment, pour multiplier ses plaisanteries, (Molière) trouble tout l'ordre de la société; avec quel scandale il renverse tous les rapports les plus sacrés sur lesquels elle est fondée, comment il tourne en dérision les respectables droits des pères sur leurs enfants, des maris sur leurs femmes, des maîtres sur leurs serviteurs! Il fait rire, il est vrai, et n'en devient que plus coupable, en forçant, par un charme invincible, les sages mêmes de se...

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