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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Épître

Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Épître

Si Dieu m'a Christ pour chef donné,
Faut-il que je serve autre maître ?
S'il m'a le pain vif ordonné,
Faut-il du pain de mort repaître ?
S'il me veut sauver par sa dextre,
Faut-il en mon bras me fier ?
S'il est mon salut et mon être,
Point n'en faut d'autre édifier.
S'il est mon seul et sûr...

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Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Ô prompt à croire et tardif à savoir

Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Ô prompt à croire et tardif à savoir

Ô prompt à croire et tardif à savoir
Le vrai, qui tant clairement se peut voir,
A votre coeur reçu telle pensée
Qu'à tout jamais j'en demeure offensée ?
Est-il entré dans votre entendement,
Que dans mon coeur y ait un autre amant ?
Hélas ! mon Dieu, avez-vous bien pu croire

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Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Pensées de la reine de Navarre

Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Pensées de la reine de Navarre

étant dans sa litière durant la maladie du roi


Si la douleur de mon esprit
Je pouvais montrer par parole
Ou la déclarer par écrit,
Oncques ne fut si triste rôle ;
Car le mal qui plus fort m'affole
Je le cache et couvre plus fort ;
Pourquoi n'ai rien...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Communion pascale

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Communion pascale

Douceur, douceur mystique ! ô la douceur qui pleut !
Est-ce que dans nos coeurs est tombé le ciel bleu ?

Tout le ciel, ce dimanche, à la messe de Pâques,
Dissipant le brouillard des tristesses opaques ;

Plein d'Archanges, porteurs triomphaux d'encensoirs,
Porteurs d'urnes de paix, porteurs d'urnes d'espoirs ;

Aux sons du récital...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) - Rêves enclos

Emile NELLIGAN (1879-1941) - Rêves enclos

Enfermons-nous mélancoliques
Dans le frisson tiède des chambres,
Où les pots de fleurs des septembres
Parfument comme des reliques.

Tes cheveux rappellent les ambres
Du chef des vierges catholiques
Aux vieux tableaux des basiliques,
Sur les ors charnels de tes membres.

Ton clair rire d'émail éclate
Sur le vif écrin écarlate

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Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Odelettes) - Le Christ aux Oliviers

Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Odelettes) - Le Christ aux Oliviers

I

Quand le Seigneur, levant au ciel ses maigres bras
Sous les arbres sacrés, comme font les poètes,
Se fut longtemps perdu dans ses douleurs muettes,
Et se jugea trahi par des amis ingrats ;

Il se tourna vers ceux qui l'attendaient en bas
Rêvant d'être des rois, des sages, des prophètes...
Mais engourdis, perdus dans...

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Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Poésies de jeunesse) - Les écrivains

Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Poésies de jeunesse) - Les écrivains

Où fuir ? Où me cacher ? Quel déluge d'écrits,
En ce siècle falot vient infecter Paris,
En vain j'ai reculé devant le Solitaire,
Ô Dieu du mauvais goût ! Faut-il donc pour te plaire
Entasser des grands mots toujours vides de sens,
Chanter l'homme des nuits, ou l'esprit des torrents,
Mais en vain j'ai voulu faire entrer dans...

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Antoine de NERVÈZE (1570-1622) - J'aime la solitude et me rends solitaire

Antoine de NERVÈZE (1570-1622) - J'aime la solitude et me rends solitaire

J'aime la solitude et me rends solitaire
Pour penser librement à mes belles amours,
Je cherche les forêts et les lieux les plus sourds
Pour leur dire les maux qu'aux mortels je veux taire.

Ils servent à mon deuil de loyal secrétaire,
Recevant les soupirs que je pousse toujours ;
C'est le trésor...

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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Autres vers) - Aux saints

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Autres vers) - Aux saints

Si, tous les matins de nos fêtes,
Nous chantions tous avec amour
Sur les harpes des saints prophètes
Nos prières qui sont parfaites,
Je ne serais pas dans la cour.

Si nous récitions nos prières
Dans le crépuscule du soir
Avec des lèvres régulières,
Avant d'allumer les lumières,
Je ne serais pas au...

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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Les mains

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Les mains

Aimez vos mains afin qu'un jour vos mains soient belles,
Il n'est pas de parfum trop précieux pour elles,
Soignez-les. Taillez bien les ongles douloureux,
Il n'est pas d'instruments trop délicats pour eux.

C'est Dieu qui fit les mains fécondes en merveilles ;
Elles ont pris leur neige au lys des Séraphins,
Au jardin de la chair ce...

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Jacques PELLETIER DU MANS (1517-1582) - L'alouette

Jacques PELLETIER DU MANS (1517-1582) - L'alouette

Alors que la merveille aurore
Le bord de notre ciel colore
L'alouette, en ce même point,
De sa gentille voix honore
La faible lumière qui point.

Tant plus ce blanc matin éclaire
Plus d'elle la voix se fait claire ;
Et semble bien, qu'en s'efforçant,
D'un bruit vif elle veuille plaire
Au soleil qui se vient haussant.

Elle guindée de...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Amour, je ne viens pas dénouer vos cheveux

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Amour, je ne viens pas dénouer vos cheveux

Amour, je ne viens pas dénouer vos cheveux.
Déserte, toute armée, inutile étrangère,
Je vous laisse debout dans un peu de lumière
Et je garde ce corps pur et mystérieux.

Mais pardonnerez-vous ce merveilleux ouvrage ?
Vous perdez un trésor à suivre mon conseil.
- Comme une eau solitaire où...

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Antoine-Pierre-Augustin de PIIS (1755-1832) - Harmonie imitative de la langue française

Antoine-Pierre-Augustin de PIIS (1755-1832) - Harmonie imitative de la langue française

[...] A l'instant qu'on l'appelle, arrivant plein d'audace,
Au haut de l'alphabet l'A s'arroge sa place,
Alerte, agile, actif, avide d'apparat,
Tantôt, à tout hasard, il marche avec éclat ;
Tantôt d'un accent grave acceptant des entraves,
Il a dans son pas lent l'allure des esclaves,
A s'adonner au mal quand il est résolu,
Avide, atroce, affreux, arrogant, absolu,
Il attroupe, il...

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Alexandre POUCHKINE (1799-1837) - Mon portrait

Alexandre POUCHKINE (1799-1837) - Mon portrait

Vous me demandez mon portrait,
Mais peint d'après nature :
Mon cher, il sera bientôt fait
Quoiqu'en miniature.

Je suis un jeune polisson
Encore dans les classes ;
Point sot, je le dis sans façon
Et sans fades grimaces.

Oui, il ne fut babillard,
Ni docteur en Sorbonne,
Plus ennuyeux et plus braillard
Que moi-même en personne.

Ma...

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Marcel PROUST (1871-1922) (Recueil : Poèmes) - Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Marcel PROUST (1871-1922) (Recueil : Poèmes) - Je contemple souvent le ciel de ma mémoire

Le temps efface tout comme effacent les vagues
Les travaux des enfants sur le sable aplani
Nous oublierons ces mots si précis et si vagues
Derrière qui chacun nous sentions l'infini.

Le temps efface tout il n'éteint pas les yeux
Qu'ils soient d'opale ou d'étoile ou d'eau claire
Beaux comme dans le...

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Joseph QUESNEL (1746-1809) - Songe agréable

Joseph QUESNEL (1746-1809) - Songe agréable

Une nuit que le dieu Morphée,
Sur ma paupière comprimée
Distillait ses plus doux pavots,
Je vis en songe dans la nue,
Un vieillard à tête chenue,
Qui me fit entendre des mots :

Bellone va fuir exilée,
L'Europe de sang abreuvée
La repousse au fond des déserts ;
Et Georges ce roi formidable,
Domptant le Français indomptable,
Rendra la paix à l'univers.
...

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Mathurin REGNIER (1573-1613) - Satire III

Mathurin REGNIER (1573-1613) - Satire III

Sans parler, je t'entends : il faut suivre l'orage ;
Aussi bien on ne peut où choisir avantage ;
Nous vivons à tâtons et, dans ce monde ici,
Souvent avec travail on poursuit du souci ;
Car les dieux courroucés contre la race humaine
Ont mis avec les biens les sueurs et la peine.
Le monde est un berlan où tout est...

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Mathurin REGNIER (1573-1613) - Satire II

Mathurin REGNIER (1573-1613) - Satire II

...Aussi, lors que l'on voit un homme par la rue
Dont le rabat est sale et la chausse rompue,
Ses grègues aux genoux, au coude son pourpoint,
Qui soit de pauvre mine et qui soit mal en point,
Sans demander son nom on le peut reconnaître ;
Car si ce n'est un poète au moins il le veut être. [...]
...

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Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Vergers) - Portrait intérieur

Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Vergers) - Portrait intérieur

Ce ne sont pas des souvenirs
qui, en moi, t'entretiennent ;
tu n'es pas non plus mienne
par la force d'un beau désir.

Ce qui te rend présente,
c'est le détour ardent
qu'une tendresse lente
décrit dans mon propre sang.

Je suis sans besoin
de te voir apparaître ;
il...

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Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Vergers) - Verger (I)

Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Vergers) - Verger (I)

Peut-être que si j'ai osé t'écrire,
langue prêtée, c'était pour employer
ce nom rustique dont l'unique empire
me tourmentait depuis toujours : Verger.

Pauvre poète qui doit élire
pour dire tout ce que ce nom comprend,
un à peu près trop vague qui chavire,
ou pire : la clôture qui défend.

Verger : ô privilège...

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Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - Tête de faune

Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Poésies) - Tête de faune

Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,
Dans la feuillée incertaine et fleurie
De fleurs splendides où le baiser dort,
Vif et crevant l'exquise broderie,

Un faune effaré montre ses deux yeux
Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux,
Sa lèvre éclate en rires sous les branches.

Et quand...

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Maurice ROLLINAT (1846-1903) (Recueil : Les névroses) - De la même à la même

Maurice ROLLINAT (1846-1903) (Recueil : Les névroses) - De la même à la même

Le souvenir d'un rêve à chaque instant m'arrive
Comme un remords subtil à la fois âcre et cher,
Et pour me soulager il faut que je t'écrive
Le redoutable aveu qui fait frémir ma chair :

Sur les bords d'un lac pur où se baignaient des Anges,
Dans un paradis vert plein d'arbres qui chantaient
Des airs...

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Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Premier livre des Amours) - Ni de son chef le trésor crépelu

Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Premier livre des Amours) - Ni de son chef le trésor crépelu

Ni de son chef le trésor crépelu,
Ni de son ris l'une et l'autre fossette,
Ni l'embonpoint de sa gorge grassette,
Ni son menton rondement fosselu,

Ni son bel oeil que les miens ont voulu
Choisir pour prince à mon âme sujette,
Ni son beau sein dont l'Archerot me jette
Le plus aigu...

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Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661) - Fagoté plaisamment comme un vrai Simonnet

Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661) - Fagoté plaisamment comme un vrai Simonnet

Fagoté plaisamment comme un vrai Simonnet,
Pied chaussé, l'autre nu, main au nez, l'autre en poche,
J'arpente un vieux grenier, portant sur ma caboche
Un coffin de Hollande en guise de bonnet.

Là, faisant quelque fois le saut du sansonnet,
Et dandinant du cul comme un sonneur de cloche,
Je m'égueule de rire, écrivant d'une...

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Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661) - Le contemplateur

Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661) - Le contemplateur

(extraits)

... Tout ce qu'autrefois j'ai chanté
De la Mer en ma Solitude,
En ce lieu m'est représenté
Où souvent je fais mon étude :
J'y vois ce grand Homme marin
Qui d'un véritable burin
Vivait ici dans la mémoire
Mon coeur en est tout interdit
Et je me sens forcé d'en croire
Bien plus qu'on ne...

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