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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Charles VION D'ALIBRAY (1600-1653) (Recueil : Vers amoureux) - Je ne t'impute point l'amour que je te porte

Charles VION D'ALIBRAY (1600-1653) (Recueil : Vers amoureux) - Je ne t'impute point l'amour que je te porte

Je ne t'impute point l'amour que je te porte,
D'un objet tout divin mes sens y sont forcez,
Je sçay ce que tu vaux, Phyllis, et c'est assez,
Et je sçay ce que c'est d'un Amant de ma sorte.

N'apprehende donc point qu'un vain desir m'emporte,
Ny que je...

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Charles VION D'ALIBRAY (1600-1653) (Recueil : Vers amoureux) - Maintenant qu'un air doux nous ramene un beau Jour

Charles VION D'ALIBRAY (1600-1653) (Recueil : Vers amoureux) - Maintenant qu'un air doux nous ramene un beau Jour

Maintenant qu'un air doux nous ramene un beau Jour,
Considere, Phyllis, cette Saison nouvelle,
Comme elle rit au Ciel, et luy parle d'amour,
C'est parce qu'elle est jeune, et parce qu'elle est belle.

Cette fleur qui blanchit les arbres d'alentour,
Ce n'est pas une fleur qui doive estre éternelle
Desja...

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François Scalion de VIRBLUNEAU (15xx-15xx) (Recueil : Les loyalles et pudiques amours) - Adriane, mon coeur, baise-moi, je te prie

François Scalion de VIRBLUNEAU (15xx-15xx) (Recueil : Les loyalles et pudiques amours) - Adriane, mon coeur, baise-moi, je te prie

Adriane, mon coeur, baise-moi, je te prie,
Puisque ce doux baiser qui coule lentement
Avec l'air frétillard d'un gentil mouvement
Est le seul appétit qui chatouille ma vie.

Or que moi transporté, orsus que toi ravie,
De mille autres regards faits réciproquement,
Nous puissions désormais nous...

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François Scalion de VIRBLUNEAU (15xx-15xx) (Recueil : Les loyalles et pudiques amours) - Ha ! main qui doucement me déchirez le coeur

François Scalion de VIRBLUNEAU (15xx-15xx) (Recueil : Les loyalles et pudiques amours) - Ha ! main qui doucement me déchirez le coeur

Ha ! main qui doucement me déchirez le coeur,
Et qui tenez ma main en l'amoureux cordage,
Main où nature veut montrer son bel ouvrage,
Et où le ciel versa sa bénigne faveur,

Las ! au lieu de ce gant qui reçoit tant d'honneur
Que...

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Renée VIVIEN (1877-1909) (Recueil : Etudes et préludes) - Bacchante triste

Renée VIVIEN (1877-1909) (Recueil : Etudes et préludes) - Bacchante triste

Le jour ne perce plus de flèches arrogantes
Les bois émerveillés de la beauté des nuits,
Et c'est l'heure troublée où dansent les Bacchantes
Parmi l'accablement des rythmes alanguis.

Leurs cheveux emmêlés pleurent le sang des vignes,
Leurs pieds vifs sont légers comme l'aile des vents,
Et la rose des chairs, la souplesse des lignes...

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Renée VIVIEN (1877-1909) (Recueil : Cendres et poussières) - Locusta

Renée VIVIEN (1877-1909) (Recueil : Cendres et poussières) - Locusta

Nul n'a mêlé ses pleurs au souffle de ma bouche,
Nul sanglot n'a troublé l'ivresse de ma couche,
J'épargne à mes amants les rancoeurs de l'amour.

J'écarte de leur front la brûlure du jour,
J'éloigne le matin de leurs paupières closes,
Ils ne contemplent pas l'accablement des roses.

Seule je sais donner des nuits...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Ce soir que vous ayant seulette rencontrée

Vincent VOITURE (1597-1648) - Ce soir que vous ayant seulette rencontrée

Ce soir que vous ayant seulette rencontrée,
Pour guérir mon esprit et le remettre en paix
J'eus de vous, sans effort, belle et divine Astrée,
La première faveur que j'en reçus jamais.

Que d'attraits, que d'appas vous rendaient adorable !
Que de traits, que de feux me vinrent enflammer !
Je ne verrai jamais...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - J'avois de l'Amour pour vous

Vincent VOITURE (1597-1648) - J'avois de l'Amour pour vous

J'avois de l'Amour pour vous,
Charmante Sylvie,
Mais vos injustes courroux
Ont refroidy mon envie,
Je sçais aymer constamment,
Mais si l'on n'ayme esgalement,
Ma foy je m'en ennuye.

Vostre bouche, et vos beaux yeux
Les Roys de ma vie,
Et vostre ris gracieux,
Avoient mon ame asservie,
Vous m'aviez gagné le coeur,
Mais quand...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Je me meurs tous les jours en adorant Sylvie

Vincent VOITURE (1597-1648) - Je me meurs tous les jours en adorant Sylvie

Je me meurs tous les jours en adorant Sylvie,
Mais dans les maux dont je me sens perir,
Je suis si content de mourir,
Que ce plaisir me redonne la vie.

Quand je songe aux beautez, par qui je suis la proye
De tant d'ennuis qui me vont tourmentant,
Ma tristesse me...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - L'Amour sous sa loy

Vincent VOITURE (1597-1648) - L'Amour sous sa loy

L'Amour sous sa loy
N'a jamais eu d'Amant plus heureux que moy ;
Benit soit son flambeau,
Son carquois, son bandeau,
Je suis amoureux,
Et le Ciel ne voit point d'Amant plus heureux.

Mes jours et mes nuits
Ont bien peu de repos, et beaucoup d'ennuis ;
Je me meurs de langueur,
J'ay le feu dans le coeur,

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Lors qu'avecque deux mots que vous daignâtes dire

Vincent VOITURE (1597-1648) - Lors qu'avecque deux mots que vous daignâtes dire

Lors qu'avecque deux mots que vous daignâtes dire,
Vous sûtes arrêter mes peines pour jamais,
Et qu'après m'avoir fait endurer le martyre,
Vous m'ouvrîtes les Cieux, et me mîtes en paix.

Mille attraits, dont encor le souvenir me touche,
Couvrirent à mes yeux vôtre extrême rigueur,
Tous les charmes d'Amour furent sur vôtre...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Vous de qui l'oeil est mon vainqueur

Vincent VOITURE (1597-1648) - Vous de qui l'oeil est mon vainqueur

Vous de qui l'oeil est mon vainqueur ;
Belle qui causastes l'orage,
Qui soufla premier en mon coeur,
Les feux de l'Amoureuse rage.
Dans l'ardent brasier qui m'outrage,
Vous ne sçauriez plus me garder,
Si vous ne me donnez pour gage,
Ce que je n'ose demander.

Je ne souhaite le bonheur,

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G. de NERVAL, Le Voyage en Orient (1851), [Introduction : vers l'Orient, extraits des chapitres XII et XVI].

" Au-delà de cette mer, disait Corinne en se tournant vers l'Adriatique, il y a la Grèce... Cette idée ne suffit-elle pas pour émouvoir ? " - Et moi, plus heureux qu'elle, plus heureux que Winckelmann, qui la rêva toute sa vie, et que le moderne Anacréon, qui voudrait y mourir, - j'allais la voir enfin, lumineuse, sortir des eaux avec le soleil ! Je l'ai vue ainsi, je l'ai vue : ma journée a...

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Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans...

Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans... Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose...

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Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition... Ce fut comme une apparition. Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec...

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Diderot, Jacques le Fataliste

Diderot, Jacques le Fataliste Comment s'étaient-ils rencontrés? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils? Que vous importe? D'où venaient-ils? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils? Est-ce que l'on sait où l'on va? Que disaient-ils? Le maître ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. LE MAÎTRE: C'est un grand mot que cela. JACQUES: Mon capitaine ajoutait que...

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Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1

Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1 Scène Première : La Reine, La Duchesse d'Albuquerque, Don Guritan, Casilda, Duègnes (…) La Reine. Vrai ! Casilda, c'est étrange, 590 - Ce marquis est pour moi comme le mauvais ange. L'autre jour, il devait partir le lendemain, Et, comme à l'ordinaire, il vint au baise-main. Tous les grands s'avançaient vers le trône à la file ; Je leur livrais ma main, j'étais triste...

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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître...

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître... Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître Porbus. Concentré sur une toile accrochée au chevalet, et qui n'était encore touchée que de trois ou quatre traits blancs, le jour n'atteignait pas jusqu'aux noires profondeurs des angles de cette vaste pièce ; mais quelques reflets égarés allumaient dans cette ombre rousse une paillette argentée au ventre d'une cuirasse de...

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Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître...

Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu - Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître... Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître Porbus. Concentré sur une toile accrochée au chevalet, et qui n'était encore touchée que de trois ou quatre traits blancs, le jour n'atteignait pas jusqu'aux noires profondeurs des angles de cette vaste pièce ; mais quelques reflets égarés allumaient dans cette ombre rousse une paillette argentée au ventre d'une cuirasse de...

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Flaubert, Madame Bovary, III, 11

Flaubert, Madame Bovary, III, 11 Un jour qu'il était allé au marché d'Argueil pour y vendre son cheval, -dernière ressource, - il rencontra Rodolphe. Ils pâlirent en s'apercevant. Rodolphe, qui avait seulement envoyé sa carte, balbutia d'abord quelques excuses, puis s'enhardit et même poussa l'aplomb (il faisait très chaud, on était au moins d'août) jusqu'à l'inviter à prendre une bouteille de bière au cabaret. Accoudé en face de lui, il mâcha son cigare en causant, et Charles...

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Molière, Dom Juan, acte I, scène 2

Molière, Dom Juan, acte I, scène 2 DOM JUAN: Quoi? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux! Non, non: la constance...

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Flora Tristan - Le tour de France (Tome 1)

15 Juin (1844) - Enfin, hier à 8 heures, j'ai quitté Lyon et suis arrivée ce matin à 5 heures à Roanne. - J'ai passé une belle nuit, le ciel était étoilé, l'air frais, je n'ai pas dormi un instant, j'ai savouré le charme de cette belle nuit. J'aime beaucoup la nuit, puis j'étais heureuse, heureuse sous tous les rapports. La mission que je remplis est si belle qu'elle m'émeut moi-même. S'en aller ainsi seule...

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Brantôme - Vies des dames illustres.

…… En nommerai-je encor davantage ? Non ; car ma mémoire n'y saurait fournir. Aussi il y en a tant d'autres Dames et filles, que je les prie de m'excuser si je les fais passer au bout de la plume ; non que je ne les veuille fort priser et estimer ; mais je n'y ferais que rêver et m'y amuser par trop. Pour vouloir faire fin, et dire que toute cette compagnie, que je viens...

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Le temps déborde - Paul Eluard

Le temps déborde - Paul Eluard En 1946, Paul Eluard perdait sa femme Nusch, après dix-sept ans de vie commune dans le bonheur : c'est ce souvenir qui a inspiré au poète ce poème. J'ai pris de toi tout le souci tout le tourment Que l'on peut prendre à travers tout à travers rien Aurais-je pu ne pas t'aimer Ô toi rien que la gentillesse Comme une pêche après une autre pêche Aussi fondantes que l'été Tout le souci tout le tourment De vivre...

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