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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Pierre BAOUR-LORMIAN (1770-1854) (Recueil : Poésies d'Ossian) - Invocation à la lune

Pierre BAOUR-LORMIAN (1770-1854) (Recueil : Poésies d'Ossian) - Invocation à la lune

Ainsi qu'une jeune beauté
Silencieuse et solitaire,
Des flancs du nuage argenté
La lune sort avec mystère.
Fille aimable du ciel, à pas lents et sans bruit,
Tu glisses dans les airs où brille ta couronne,
Et ton passage s'environne
Du cortège pompeux des soleils de la nuit.
Que fais-tu loin de nous, quand...

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Pierre BAOUR-LORMIAN (1770-1854) (Recueil : Poésies d'Ossian) - Hymne au soleil

Pierre BAOUR-LORMIAN (1770-1854) (Recueil : Poésies d'Ossian) - Hymne au soleil

Roi du monde et du jour, guerrier aux cheveux d'or,
Quelle main, te couvrant d'une armure enflammée,
Abandonna l'espace à ton rapide essor,
Et traça dans l'azur ta route accoutumée ?
Nul astre à tes côtés ne lève un front rival ;
Les filles de la nuit à ton éclat pâlissent ;
La lune devant toi fuit...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Vous en qui je salue une nouvelle aurore...

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Vous en qui je salue une nouvelle aurore...

Vous en qui je salue une nouvelle aurore,
Vous tous qui m'aimerez,
Jeunes hommes des temps qui ne sont pas encore,
Ô bataillons sacrés !

Et vous, poëtes, pleins comme moi de tendresse,
Qui relirez mes vers
Sur l'herbe, en regardant votre jeune maîtresse
Et les feuillages verts !

Vous...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Rondeau : A Ismène

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Rondeau : A Ismène

Oui, pour le moins, laissez-moi, jeune Ismène,
Pleurer tout bas ; si jamais, inhumaine,
J'osais vous peindre avec de vrais accents
Le feu caché qu'en mes veines je sens,
Vous gémiriez, cruelle, de ma peine.

Par ce récit, l'aventure est certaine,
Je changerais en amour votre haine,
Votre froideur en désirs bien pressants,
Oui, pour le moins.
...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Reprise de La Dame

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Reprise de La Dame

Mourir de la poitrine
Quand j'ai ces bras de lys,
La lèvre purpurine,
Les cheveux de maïs
Et cette gorge rose,
Ah ! la vilaine chose !
Quel poëte morose
Est donc ce Dumas fils !

Je fus, pauvre colombe,
Triste, blessée au flanc ;
Déjà le soir qui tombe
Glace mon jeune sang,
Et, j'en ai fait...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Rimes dorées) - Promenade galante

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Rimes dorées) - Promenade galante

À Edmond Morin.

Dans le parc au noble dessin
Où s'égarent les Cidalises
Parmi les fontaines surprises
Dans le marbre du clair bassin,

Iris, que suit un jeune essaim,
Philis, Églé, nymphes éprises,
Avec leurs plumes indécises,
En manteau court, montrant leur sein,

Lycaste, Myrtil et Sylvandre
Vont, parmi la verdure tendre,
Vers les...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Premier soleil

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Premier soleil

Italie, Italie, ô terre où toutes choses
Frissonnent de soleil, hormis tes méchants vins !
Paradis où l'on trouve avec des lauriers-roses
Des sorbets à la neige et des ballets divins !

Terre où le doux langage est rempli de diphthongues !
Voici qu'on pense à toi, car voici venir mai,
Et nous ne verrons plus les redingotes longues
Où...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Préface

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Préface

Élite du monde élégant,
Qui fuis le boulevard de Gand,
O troupe élue,
Pour nous suivre sur ce tréteau
Où plane l'esprit de Wateau,
Je te salue !

Te voilà ! Nous pouvons encor
Te dévider tout le fil d'or
De la bobine !
En un rêve matériel,
Nous te montrerons...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Mascarades

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Mascarades

Le Carnaval s'amuse!
Viens le chanter, ma Muse,
En suivant au hasard
Le bon Ronsard !

Et d'abord, sur ta nuque,
En dépit de l'eunuque,
Fais flotter tes cheveux
Libres de noeuds !

Chante ton dithyrambe
En laissant voir ta jambe
Et ton sein arrosé
D'un feu...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Ma biographie

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Ma biographie

A Henri d'Ideville.


Le torrent que baise l'éclair
Sous les bois qui lui font des voiles,
Murmure, ivre d'un rhythme clair,
Et boit les lueurs des étoiles.

Il roule en caressant son lit
Où se mirent les météores,
Et, plein de fraîcheur, il polit
Des cailloux sous ses flots sonores.

Tel,...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Les Cariatides

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Les Cariatides

C'est un palais du dieu, tout rempli de sa gloire.

Cariatides soeurs, des figures d'ivoire
Portent le monument qui monte à l'éther bleu,
Fier comme le témoin d'une immortelle histoire.

Quoique l'archer Soleil avec ses traits de feu
Morde leurs seins polis et vise à leurs prunelles,
Elles ne baissent pas les regards pour si peu.
...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La voyageuse

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La voyageuse

A Caroline Letessier

I

Au temps des pastels de Latour,
Quand l'enfant-dieu régnait au monde
Par la grâce de Pompadour,
Au temps des beautés sans seconde ;

Au temps féerique où, sans mouchoir,
Sur les lys que Lancret dessine
Le collier de taffetas noir
Lutte avec la...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La ville enchantée

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La ville enchantée

Il est de par le monde une cité bizarre,
Où Plutus en gants blancs, drapé dans son manteau,
Offre une cigarette à son ami Lazare,
Et l'emmène souper dans un parc de Wateau.

Les centaures fougueux y portent des badines;
Et les dragons, au lieu de garder leur trésor,
S'en vont sur le...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Le sang de la coupe) - La colombe blessée

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Le sang de la coupe) - La colombe blessée

Ô colombe qui meurs dans le ciel azuré,
Rouvre un instant les yeux, mourante aux blanches ailes !
Le vautour qui te tue expire, déchiré
Par des flèches mortelles.

Va, tu tombes vengée, ô victime, et ta soeur
Peut voir, en traversant la forêt d'ombre pleine,
L'oiseau tout sanglant pendre au carquois d'un chasseur
Qui passe...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La belle Véronique

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La belle Véronique

Ce fut un beau souper, ruisselant de surprises.
Les rôtis, cuits à point, n'arrivèrent pas froids ;
Par ce beau soir d'hiver, on avait des cerises
Et du johannisberg, ainsi que chez les rois.

Tous ces amis joyeux, ivres, fiers de leurs vices,
Se renvoyaient les mots comme un clair tambourin ;
Les dames, cependant, suçaient des écrevisses
Et...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - L'Été

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - L'Été

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d'apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les princesses) - Hérodiade

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les princesses) - Hérodiade

Ses yeux sont transparents comme l'eau du Jourdain.
Elle a de lourds colliers et des pendants d'oreilles ;
Elle est plus douce à voir que le raisin des treilles,
Et la rose des bois a peur de son dédain.

Elle rit et folâtre avec un air badin,
Laissant de sa jeunesse éclater les merveilles.
Sa lèvre est écarlate, et ses dents...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - L'amour à Paris

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - L'amour à Paris

Fille du grand Daumier ou du sublime Cham,
Toi qui portes du reps et du madapolam,
O Muse de Paris ! toi par qui l'on admire
Les peignoirs érudits qui naissent chez Palmyre,
Toi pour qui notre siècle inventa les corsets
A la minute, amour du puff et du succès !
Toi qui chez la comtesse...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Éveil

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Éveil

Puisque la Némésis, cette vieille portière,
Court en poste et regarde à travers la portière
Des arbres fabuleux faits comme ceux de Cham,
Laissons Chandernagor, Pékin, Bagdad ou Siam
Posséder ses appas, vieux comme sainte Thècle,
Et désabonnons-nous le plus possible au Siècle.
Ne pleure pas, public qui lis encor des vers.
Je ne te dirai pas : Les raisins sont trop verts ;

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Trente-six ballades joyeuses) - Ballade pour la servante du cabaret

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Trente-six ballades joyeuses) - Ballade pour la servante du cabaret

Ami, partez sans émoi ; l'Amour vous suit
Pour faire fête à votre belle hôtesse.
Vous dites donc qu'on aura cette nuit
Souper au vin du Rhin, grande liesse
Et cotillon chez une poëtesse.
Que j'aime mieux dans les quartiers lointains,
Au grand soleil ouvert tous les matins,
Ce cabaret flamboyant de Montrouge
Où la servante a des...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odelettes) - A Adolphe Gaïffe

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odelettes) - A Adolphe Gaïffe

Jeune homme sans mélancolie,
Blond comme un soleil d'Italie,
Garde bien ta belle folie.

C'est la sagesse ! Aimer le vin,
La beauté, le printemps divin,
Cela suffit. Le reste est vain.

Souris, même au destin sévère :
Et, quand revient la primevère,
Jettes-en les fleurs dans ton verre.

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Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Francine) - Vien ça, vien friandelette

Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Francine) - Vien ça, vien friandelette

Vien ça, vien friandelette,
Vien qu'en esbas amoureux
Ce beau printemps vigoureux,
Ma belle Francinelette,
Nous passions libres de soin,
" Loin des peines importunes,
" Qui volontiers ne sont loin
" Des plus hautaines fortunes.

Il n'est rien, qui ne convie
A suyvre la gayeté,
A toute joliveté,
A toute joieuse vie.
Il n'est...

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Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Francine) - Or voy-je bien qu'il faut vivre en servage

Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Francine) - Or voy-je bien qu'il faut vivre en servage

Or voy-je bien qu'il faut vivre en servage,
A dieu ma liberté :
Dans les liens de l'amoureux cordage
Je demeure arresté.
J'ay conoissance
De la puissance
D'une maistresse,
Qu'Amour adresse.
Ô combien peut sur nous une beauté !

J'ay veu le temps que l'on me disoit : Garde...

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Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Les Passe-temps) - Aubade de May

Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Les Passe-temps) - Aubade de May

Mere d'Amour, Venus la belle,
Que n'as tu mis en ta tutelle
Du beau may le mois vigoureux ?
Si l'avril a pris ton coeur tendre,
Au moins ton fils Amour dust prendre
Du doux May le temps amoureux.

May, qui non seulement devance,
Avril en douceur et plaisance,
Mais qui seul encore vaut...

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Jean AUVRAY (1590-1630) - La jalousie

Jean AUVRAY (1590-1630) - La jalousie

Poètes, peintres parlants, que vous sert de nous feindre,
Peintres, poètes muets, que vous sert de nous peindre
Des feux, des fouets, des fers, des vaisseaux pleins de trous,
Des rages, des fureurs, des lieux épouvantables :
Pour exprimer l'horreur des enfers effroyables,
Est-il enfer semblable à celui des jaloux ?

L'aigle de Prométhée, les fouets des Euménides,
Les vaisseaux défoncés...

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