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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Théophile de VIAU (1590-1626) - Aussi souvent qu'Amour fait penser à mon âme

Théophile de VIAU (1590-1626) - Aussi souvent qu'Amour fait penser à mon âme

Aussi souvent qu'Amour fait penser à mon âme,
Combien il mit d'attraits dans les yeux de ma Dame,
Combien c'est de l'honneur d'aimer en si bon lieu,
Je m'estime aussi grand et plus heureux qu'un Dieu.
Amaranthe, Phillis, Caliste, Pasithée,
Je hais cette mollesse à vos noms affectée ;
Ces titres qu'on vous fait...

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Théophile de VIAU (1590-1626) - Je n'ai repos ni nuit ni jour

Théophile de VIAU (1590-1626) - Je n'ai repos ni nuit ni jour

Ode

Je n'ai repos ni nuit ni jour,
Je brûle, et je me meurs d'amour,
Tout me nuit, personne ne m'aide,
Le mal m'ôte le jugement,
Et plus je cherche de remède,
Moins je trouve d'allégement.

Je suis désespéré, j'enrage,
Qui me veut consoler m'outrage,
Si je pense...

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Théophile de VIAU (1590-1626) - La frayeur de la mort ébranle le plus ferme

Théophile de VIAU (1590-1626) - La frayeur de la mort ébranle le plus ferme

Stances

La frayeur de la mort ébranle le plus ferme :
Il est bien malaisé,
Que dans le désespoir, et proche de son terme
L'esprit soit apaisé.

L'âme la plus robuste, et la mieux préparée
Aux accidents du sort,
Voyant auprès de soi sa fin toute assurée,
Elle s'étonne fort.

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Théophile de VIAU (1590-1626) - Satire première

Théophile de VIAU (1590-1626) - Satire première

Qui que tu sois, de grâce écoute ma satire,
Si quelque humeur joyeuse autre part ne t'attire ;
Aime ma hardiesse et ne t'offense point
De mes vers, dont l'aigreur utilement te point.
Toi que les éléments ont fait d'air et de boue,
Ordinaire sujet où le malheur se joue,
Sache que ton filet que le destin ourdit
Est...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - La flûte

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - La flûte

I

Un jour je vis s'asseoir au pied de ce grand arbre
Un Pauvre qui posa sur ce vieux banc de marbre
Son sac et son chapeau, s'empressa d'achever
Uu morceau de pain noir, puis se mit à rêver.
Il paraissait chercher dans les ongues allées
Quelqu'un pour écouter ses chansons désolées ;
Il suivait à regret la trace des...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - La Frégate La Sérieuse

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - La Frégate La Sérieuse

I

Qu'elle était belle, ma Frégate,
Lorsqu'elle voguait dans le vent !
Elle avait, au soleil levant,
Toutes les couleurs de l'agate ;
Ses voiles luisaient le matin
Comme des ballons de satin ;
Sa quille mince, longue et plate,
Portait deux bandes d'écarlate
Sur vingt-quatre canons cachés ;
Ses mâts, en arrière penchés,
Paraissaient à...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - Le trappiste

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - Le trappiste

C'était une des nuits qui des feux de l'Espagne
Par des froids bienfaisants consolent la campagne :
L'ombre était transparente, et le lac argenté
Brillait à l'horizon sous un voile enchanté ;
Une lune immobile éclairait les vallées,
Où des citronniers verte serpentent les allées ;
Des milliers de soleil, sans offenser les yeux,
Tels qu'une poudre d'or, semaient l'azur des...

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François VILLON (1431-x) (Recueil : Poésies diverses) - L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "

François VILLON (1431-x) (Recueil : Poésies diverses) - L'Épitaphe de Villon ou " Ballade des pendus "

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre....

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François VILLON (1431-x) (Recueil : Poésies diverses) - Problème ou Ballade de la Fortune

François VILLON (1431-x) (Recueil : Poésies diverses) - Problème ou Ballade de la Fortune

Fortune fus par clercs jadis nommée,
Que toi, François, crie et nomme murtrière,
Qui n'es homme d'aucune renommée.
Meilleur que toi fais user en plâtrière,
Par pauvreté, et fouir en carrière ;
S'à honte vis, te dois-tu doncques plaindre ?
Tu n'es pas seul ; si ne te dois complaindre.
Regarde et vois de mes faits de jadis,
Maints vaillants...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Chanson

Vincent VOITURE (1597-1648) - Chanson

Les demoiselles de ce temps
Ont depuis peu beaucoup d'amans,
On dit qu'il n'en manque à personne,
L'année est bonne.

Nous avons veû les ans passez,
Que les galans estoient glacez ;
Mais maintenant tout en foisonne,
L'année est bonne.

Le temps n'est pas bien loin encor
Qu'ils se vendoient au poids de l'or,
Et pour le present on les donne,
L'année...

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Placet à une Dame

Vincent VOITURE (1597-1648) - Placet à une Dame

Plaise à la Duchesse très-bonne,
Aux yeux très-clairs, aux bruns cheveux,
Reine des flots de la Garonne,
Dame du Loth, et de tous ceux
Qui virent jamais sa personne.

De laisser entrer franchement,
Sans peine et sans empêchement,
Un homme au lieu de sa demeure
Qui, s'il ne la voit promptement,
Enragera dedans une heure.

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Vincent VOITURE (1597-1648) - Si haut je veux louër Sylvie

Vincent VOITURE (1597-1648) - Si haut je veux louër Sylvie

Si haut je veux louër Sylvie,
Que tout autre en meure d'envie :
Sa personne est pleine d'appas,
Les Amours naissent sous ses pas,
Et c'est par eux qu'elle est servie.

De cent vertus elle est suivie,
Son coeur tient mon ame ravie,
Et les Conquerans ne l'ont pas
Si haut.

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Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans...

Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans... Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose...

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 4

Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 4 À force d'examiner le comte Norbert, Julien remarqua qu'il était en bottes et en éperons ; et moi je dois être en souliers, apparemment comme inférieur. On se mit à table. Julien entendit la marquise qui disait un mot sévère, en élevant un peu la voix. Presque en même temps il aperçut une jeune personne extrêmement blonde et fort bien faite, qui vint s'asseoir vis-à-vis de lui. Elle...

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Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Flaubert, l'Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition... Ce fut comme une apparition. Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec...

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Danton, Appel à l'Assemblée législative, 1792

Danton, Appel à l'Assemblée législative, 1792, [Alors que les Prussiens assiègent Verdun, Danton prononce cet appel à la mobilisation devant l'Assemblée législative.] II est bien satisfaisant, messieurs, pour les ministres du peuple libre d'avoir à lui annoncer que la patrie va être sauvée. Tout s'émeut, tout s'ébranle, tout brûle de combattre. Vous savez que Verdun n'est point encore au pouvoir de vos ennemis. Vous savez que la garnison a promis d'immoler le...

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Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta...

Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta... Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta : « Et toi, chef des brigands qui t'obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive. Nous sommes innocents, nous sommes heureux, et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature, et tu as tenté d'effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous, et tu nous...

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Voltaire, MEMNON, ou LA SAGESSE HUMAINE.

Voltaire, MEMNON, ou LA SAGESSE HUMAINE. Ayant fait ainsi son petit plan de sagesse dans sa chambre, Memnon mit la tête à la fenêtre. Il vit deux femmes qui se promenaient sous des platanes auprès de sa maison. L'une était vieille, et paraissait ne songer à rien; l'autre était jeune, jolie, et semblait fort occupée. Elle soupirait, elle pleurait, et n'en avait que plus de grâces. Notre sage fut touché, non pas de la beauté de...

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Stéphanie Corinna BILLE, Caillou

Stéphanie Corinna BILLE, Caillou C'était un caillou pesant d'aspect si vulgaire que personne ne faisait attention à lui. Mais un jour, un jeune garçon qui travaillait dans son voisinage le prit fans sa paume et le regarda. « Enfin ! pensa le caillou, on me remarque. » Le garçon dit : « il n'est que vilain et ne sert à rien » De colère le caillou se fit pesant, si pesant qu'il perça...

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Marcel Proust, Du côté de chez Swann, "Un amour de Swann" - Mais le concert recommença et Swann...

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, "Un amour de Swann" - Mais le concert recommença et Swann... Mais le concert recommença et Swann comprit qu'il ne pourrait pas s'en aller avant la fin de ce nouveau numéro du programme. Il souffrait de rester enfermé au milieu de ces gens dont la bêtise et les ridicules le frappaient d'autant plus douloureusement qu'ignorant son amour, incapables, s'ils l'avaient connu, de s'y intéresser et de faire autre chose...

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Voltaire, Zadig, chapitre 6 - Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois...

Voltaire, Zadig, chapitre 6 - Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois... Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une affaire, ce n'était pas lui qui jugeait, c'était la loi ; mais quand elle...

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Zola, La vérité en marche " Lettre à la jeunesse"

Zola, La vérité en marche " Lettre à la jeunesse" Ô jeunesse, jeunesse ! Je t'en supplie, songe à la grande besogne qui t'attend. Tu es l'ouvrière future, tu vas jeter les assises de ce siècle prochain, qui, nous en avons la foi profonde, résoudra les problèmes de vérité et d'équité, posés par le siècle finissant. Nous, les vieux, les aînés, nous te laissons le formidable amas de notre enquête, beaucoup de contradictions et d'obscurités peut-être,...

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Marguerite DURAS, Un barrage contre le Pacifique

Marguerite DURAS, Un barrage contre le Pacifique Le piano commença à jouer. La lumière s'éteignit. Suzanne se sentit désormais invisible, invincible et se mit à pleurer de bonheur. C'était l'oasis, la salle noire de l'après-midi, la nuit des solitaires, la nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus consolante que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous, offerte à tous, plus généreuse,...

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Simenon, Le Chien jaune

Simenon, Le Chien jaune Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent s'engouffre dans les rues, oû l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai de l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé....

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Marguerite Duras, L'Amant de la Chine du Nord, Retour d'Indochine

Marguerite Duras, L'Amant de la Chine du Nord, Retour d'Indochine L'enfant va voir vers le bar, elle n'entre pas bien sûr, elle va sur l'autre pont. Là il n'y a personne. Les voyageurs sont à bâbord pour guetter l'arrivée du vent de la haute mer. De ce côté-là du navire il y a seulement un très jeune homme. Il est seul. Il est accoudé au bastingage. Elle passe derrière lui. Il ne se retourne pas sur...

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