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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Guy de MAUPASSANT (1850-1893) (Recueil : Des vers) - Nuit de neige

Guy de MAUPASSANT (1850-1893) (Recueil : Des vers) - Nuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés...

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Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Tableaux parisiens) - Les fleurs de paris

Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Tableaux parisiens) - Les fleurs de paris

A Sully Prudhomme.

Pour faire tous les coeurs contents
Avril revient. C'est le printemps
Qui pleure, qui rit et barbotte,
Et qui, chargé de falbalas,
Nous offre ses premiers lilas
"Fleurissez-vous ! deux sous la...

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Stuart MERRILL (1863-1915) (Recueil : Les gammes) - Eté

Stuart MERRILL (1863-1915) (Recueil : Les gammes) - Eté

Le clair soleil d'avril ruisselle au long des bois.
Sous les blancs cerisiers et sous les lilas roses
C'est l'heure de courir au rire des hautbois.

Vos lèvres et vos seins, ô les vierges moroses,
Vont éclore aux baisers zézayants du zéphyr
Comme aux rosiers en fleur les corolles des roses.

Déjà par les sentiers où...

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Stuart MERRILL (1863-1915) (Recueil : Les gammes) - La douleur de la princesse

Stuart MERRILL (1863-1915) (Recueil : Les gammes) - La douleur de la princesse

A PAUL VERLAINE.

I

Par le jardin royal, en l'arôme des roses,
La princesse aux yeux pers, soeur nubile des fleurs,
Erre en pleurs au vouloir de ses rêves moroses :

Les mille et mille voix du triomphal matin
Lui murmurent l'amour, et le soleil sommeille
En ses cheveux...

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Stuart MERRILL (1863-1915) (Recueil : Petits poèmes d'automne) - Le lierre noir et la rose églantine

Stuart MERRILL (1863-1915) (Recueil : Petits poèmes d'automne) - Le lierre noir et la rose églantine

Le lierre noir et la rose églantine
Défendent les portes du jardin
Où le soir d'un printemps qui s'obstine
Est tout d'azur et d'incarnadin.

Dehors s'éplorent les folles fontaines
Qui virent mi-mort d'amour l'Enfant
Venu par les routes incertaines
Vers ce seuil du rêve triomphant,

N'ayant connu ni la magique épée
Que...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Clair de lune mystique

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Clair de lune mystique

Ce soir, an fond d'un ciel uniforme d'automne,
La lune est toute seule ainsi qu'un bâtiment
Perdu sur les déserts marins, et lentement
Vogue dans l'infini de la nuit monotone.

Ce n'est pas la clarté des monotones nuits
Brillantes d'or fluide et de brume opaline ;
Mais le ciel gris est plein de tristesse câline
Ineffablement...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Rêves et désirs

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Rêves et désirs

Comme un bruit très lointain des cloches et des vagues
J'entends dans mon Esprit chanter des rhythmes vagues ;
Je rêve des sonnets divinement sculptés
Et des strophes dansant, langoureuses almées,
Un pas lascif, et des vers pleins de voluptés,
Des vers câlins, ayant le son de voix aimées.

J'aime ces sons lointains, ces poèmes rêvés,
Et...

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Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Stances) - Nuages qu'un beau jour à présent environne

Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Stances) - Nuages qu'un beau jour à présent environne

Nuages qu'un beau jour à présent environne,
Au-dessus de ces champs de jeune blé couverts,
Vous qui m'apparaissez sur l'azur monotone,
Semblables aux voiliers sur le calme des mers ;

Vous qui devez bientôt, ayant la sombre face
De l'orage prochain, passer sous le ciel bas,
Mon coeur vous accompagne, ô...

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Hégésippe MOREAU (1810-1838) - Si vous m'aimiez

Hégésippe MOREAU (1810-1838) - Si vous m'aimiez

Ménestrel qui vais par le monde,
N'ayant rien que mon gai savoir,
Si vous m'aimiez, ô belle blonde !
Je me croirais un riche avoir ;
Comme Pétrarque aux pieds de son idole,
A vos genoux courbé bien bas, bien bas,
J'oublîrais tout, voire le Capitole,
Si vous m'aimiez... Mais vous ne m'aimez pas

Si vous m'aimiez, ô belle blonde...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - A Julie

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - A Julie

On me demande, par les rues,
Pourquoi je vais bayant aux grues,
Fumant mon cigare au soleil,
A quoi se passe ma jeunesse,
Et depuis trois ans de paresse
Ce qu'ont fait mes nuits sans sommeil.

Donne-moi tes lèvres, Julie ;
Les folles nuits qui t'ont pâlie
Ont séché leur corail luisant.
Parfume-les de ton haleine ;
Donne-les-moi, mon Africaine,

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies posthumes) - Sonnet : A Madame ***

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies posthumes) - Sonnet : A Madame ***

Jeune ange aux doux regards, à la douce parole,
Un instant près de vous je suis venu m'asseoir,
Et, l'orage apaisé, comme l'oiseau s'envole,
Mon bonheur s'en alla, n'ayant duré qu'un soir.

Et puis, qui voulez-vous après qui me console ?
L'éclair laisse, en fuyant, l'horizon triste et noir.
Ne jugez pas...

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Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Mon seul Sauveur, que vous pourrais-je dire ?

Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Mon seul Sauveur, que vous pourrais-je dire ?

Rondeau

Mon seul Sauveur, que vous pourrais-je dire ?
Vous connaissez tout ce que je désire ;
Rien n'est caché devant votre savoir ;
Le plus profond du coeur vous pouvez voir
Par quoi à vous seulement je soupire.

Je n'ai espoir en roi, roc ni empire ;

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Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Réponse à Clément Marot

Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Réponse à Clément Marot

pour Hélène de Tournon

Si ceux à qui devez, comme vous dites,
Vous connaissaient comme je vous connais,
Quitte seriez des dettes que vous fîtes,
Le temps passé, tant grandes que petites,
En leur payant un dizain toutefois
Tel que le vôtre qui vaut mieux mille fois
Que l'argent dû par vous, en conscience ;...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Château rural

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Château rural

J'eus ce rêve. Elle a vingt ans, je n'en ai pas moins ;
Nous habiterons ces chers coins
Qu'embaumeront ses soins.

Ce sera là tout près, oui, rien qu'au bas du val ;
Nous aurons triple carnaval :
Maison, coq et cheval.

Elle a les yeux de ciel, tout donc y sera bleu :
Pignon, châssis, seuil, porte,...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Premiers poèmes) - Mélodie de Rubinstein

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Premiers poèmes) - Mélodie de Rubinstein

C'est comme l'écho d'un sacré concert
Qu'on entend soudain sans rien y comprendre;
Où l'âme se noie en hachich amer
Que fait la douleur impossible à rendre.

De ces flots très lents, coeurs ayant souffert
De musique épris comme un espoir tendre
Qui s'en va toujours, toujours en méandre
Dans le froid néant où dorment leurs nerfs.

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Emile NELLIGAN (1879-1941) - Moines en défilade

Emile NELLIGAN (1879-1941) - Moines en défilade

Ils défilent le long des corridors antiques,
Tête basse, égrenant d'énormes chapelets ;
Et le soir qui s'en vient, du sang de ses reflets
Empourpre la splendeur des dalles monastiques.

L'heure a versé déjà ses flammes extatiques
Au fond de leurs grands coeurs où bouillent les secrets
De leur dégoût humain, de leurs mornes regrets,
Et...

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Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - L'offrande à la nature

Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - L'offrande à la nature

Nature au coeur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,

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Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - La mort fervente

Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - La mort fervente

Mourir dans la buée ardente de l'été,
Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe,
Le coeur, que la rumeur de l'air balance et frappe,
S'égrène en douloureuse et douce volupté.

Mourir, baignant ses mains aux fraîcheurs du feuillage,
Joignant ses yeux aux yeux fleurissants des bois verts,
Se mêlant à l'antique et...

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Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - Le repos

Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - Le repos

Le plaisir mystique et païen,
L'amour, la beauté, le désir
Ont fait plus de mal que de bien
A mon âme qui s'en revient
Lasse d'aimer et de souffrir.

Allez, mon âme inassouvie,
Dormir dans l'ombre le grand somme,
Ayant rêvé, par triste envie,
La joie au delà de la vie,

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Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - Le temps de vivre

Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - Le temps de vivre

Déjà la vie ardente incline vers le soir,
Respire ta jeunesse,
Le temps est court qui va de la vigne au pressoir,
De l'aube au jour qui baisse.

Garde ton âme ouverte aux parfums d'alentour,
Aux mouvements de l'onde,
Aime l'effort, l'espoir, l'orgueil, aime l'amour,
C'est la chose profonde ;
...

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Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - Les saisons et l'amour

Anna de NOAILLES (1876-1933) (Recueil : Le coeur innombrable) - Les saisons et l'amour

Le gazon soleilleux est plein
De campanules violettes,
Le jour las et brûlé halette
Et pend aux ailes des moulins.

La nature, comme une abeille,
Est lourde de miel et d'odeur,
Le vent se berce dans les fleurs
Et tout l'été luisant sommeille.

- Ô gaieté claire du...

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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Autres vers) - Dompteuse

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Autres vers) - Dompteuse

Elle vint dans Ninive énorme, où sont les fous
Qui veillent dans les lits et dorment sur les tables,
Et le théâtre est cendre où, les soirs ineffables,
Elle noyait sa tête aux crins des lions doux.

Fixant sur eux des yeux charmeurs comme en des fables,
Elle allait, éteignant leurs cris dans ses genoux,
Calme, et...

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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Valentines) - L'âme

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Valentines) - L'âme

Comme un exilé du vieux thème,
J'ai descendu ton escalier ;
Mais ce qu'a lié l'Amour même,
Le temps ne peut le délier.

Chaque soir quand ton corps se couche
Dans ton lit qui n'est plus à moi,
Tes lèvres sont loin de ma bouche ;
Cependant, je dors près de Toi.

Quand je...

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Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Mors et vita

Germain NOUVEAU (1851-1920) (Recueil : Poésies d'Humilis) - Mors et vita

Souvenez-vous des humbles cimetières
Que voile aux villages voisins
Le pli d'un coteau pâle où pendent les raisins,
Qu'éveille, au point du jour, l'air du casseur de pierres.
Seuls, les vieux fossoyeurs ont d'eux quelque souci.
Et c'est à peine si -
Comme des brebis étonnées,
Loin du troupeau fumant des douces cheminées,
Loin du clocher, ce pâtre...

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Marc de PAPILLON DE LASPHRISE (1555-1599) (Recueil : Les Amours de Théophile) - Je voudrais bien, pour m'ôter de misère

Marc de PAPILLON DE LASPHRISE (1555-1599) (Recueil : Les Amours de Théophile) - Je voudrais bien, pour m'ôter de misère

Je voudrais bien, pour m'ôter de misère,
Baiser ton oeil - bel Astre flamboyant.
Je voudrais bien de ton poil ondoyant
Nouer un noeud qui ne se pût défaire,

Je voudrais bien ta bonne grâce attraire,
Pour me jouer un jour à bon esciant,
Je voudrais...

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