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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Molière, Tartuffe, Acte IV, scène 1.

Molière, Tartuffe, Acte IV, scène 1. TARTUFFE. Ceux qui me connoîtront n'auront pas la pensée Que ce soit un effet d'une âme intéressée. Tous les biens de ce monde ont pour moi peu d'appas, De leur éclat trompeur je ne m'éblouis pas ; Et si je me résous à recevoir du père Cette donation qu'il a voulu me faire, Ce n'est, à dire vrai, que parce que je crains Que tout ce bien ne tombe en...

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Benjamin Constant, Adolphe, chapitre 2.

Benjamin Constant, Adolphe, chapitre 2. Ellénore n'avait qu'un esprit ordinaire ; mais ses idées étaient justes, et ses expressions, toujours simples, étaient quelquefois frappantes par la noblesse et l'élévation de ses sentiments. Elle avait beaucoup de préjugés ; mais tous ses préjugés étaient en sens inverse de son intérêt. Elle attachait le plus grand prix à la régularité de la conduite, précisément parce que la sienne n'était pas régulière suivant les notions reçues. Elle était très...

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Benjamin Constant, Adolphe, chapitre 10.

Benjamin Constant, Adolphe, chapitre 10. Ellénore s'aperçut de cette disposition plus affectueuse et plus sensible : elle-même devint moins amère. Je recherchais des entretiens que j'avais évités ; je jouissais de ses expressions d'amour, naguère importunes, précieuses maintenant, comme pouvant chaque fois être les dernières. Un soir, nous nous étions quittés après une conversation plus douce que de coutume. Le secret que je renfermais dans mon sein me rendait triste, mais ma tristesse n'avait rien de violent....

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Nathalie Sarraute, L'Ère du soupçon (1956)

Nathalie Sarraute, L'Ère du soupçon (1956) Ce que [le lecteur] a appris, chacun le sait trop bien, pour qu'il soit utile d'insister. II a connu Joyce, Proust et Freud; le ruissellement, que rien au-dehors ne permet de déceler, du monologue intérieur, le foisonnement infini de la vie psychologique et les vastes régions encore à peine défrichées de l'inconscient. II a vu tomber les cloisons étanches qui séparaient les personnages les uns des autres, et...

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Antonin Artaud, Déclaration du 27 janvier 1925.

Antonin Artaud, Déclaration du 27 janvier 1925. Ouvert le 11 octobre 1924 au 15, rue de Grenelle, le Bureau de Recherches surréalistes a l'ambition de recevoir tous ceux que le Surréalisme intéresse et d'être attentif à leurs questions comme à leurs propositions. Porte ouverte sur l'inconnu, cette « Centrale », qui fermera l'année suivante, fut pendant quelques mois dirigée par Antonin Artaud. Eu égard à une fausse interprétation de notre tentative stupidement répandue dans...

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Victor HUGO, L'Homme qui rit (1869)

Victor HUGO, L'Homme qui rit (1869) Je représente l'humanité telle que ses maîtres l'ont faite. L'homme est un mutilé. Ce qu'on m'a fait, on l'a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l'intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles; comme à moi, on lui a mis au coeur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement....

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Balzac, Le Père Goriot.

Balzac, Le Père Goriot. Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l'homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était un de ces gens dont le peuple dit : Voilà un fameux gaillard ! Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d'un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées,...

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J-J. Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Première promenade, 1778.

J-J. Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Première promenade, 1778. Seul pour le reste de ma vie, puisque je ne trouve qu'en moi la consolation, l'espérance et la paix, je ne dois ni ne veux plus m'occuper que de moi. C'est dans cet état que je reprends la suite de l'examen sévère et sincère que j'appelai jadis mes Confessions. Je consacre mes derniers jours à m'étudier moi-même et à préparer d'avance le compte que...

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Gustave FLAUBERT, Lettre à Mademoiselle Leroyer de Chantepie, Croisset, 8 octobre 1859.

Gustave FLAUBERT, Lettre à Mademoiselle Leroyer de Chantepie, Croisset, 8 octobre 1859. [Mademoiselle Leroyer de Chantepie est une admiratrice de Flaubert, devenue peu à peu une confidente]. [Croisset, 8 octobre 1859] Vous devez croire que je vous ai oubliée ! Il n'en est rien. Mais il faut pardonner un peu de paresse à un pauvre homme qui garde la plume à la main toute la journée et qui se couche le soir, ou plutôt le matin,...

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A - Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Acte III, scène 8.

A - Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Acte III, scène 8. Dorante / Silvia [Promis en mariage par leurs pères, Dorante et Silvia ont pris l'identité de leurs valets pour mieux s'observer. Dorante s'est démasqué alors que Silvia poursuit le rôle de Lisette pour voir si l'amour vaincra le préjugé.] [...] SILVIA. [...] — Que vous importent mes...

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CYRANO de BERGERAC, Les États et Empires du Soleil, 1662.

CYRANO de BERGERAC, Les États et Empires du Soleil, 1662. [Une perdrix nommée Guillemette la Charnue, blessée par la balle d'un chasseur, a demandé devant un tribunal réparation « à l'encontre du genre humain ».] Plaidoyer fait au Parlement des oiseaux, les Chambres assemblées, contre un animal accusé d'être homme. « Examinons donc, messieurs, les difficultés de ce procès avec toute la contention1 de laquelle nos divins esprits sont capables. « Le noeud de l'affaire consiste à...

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Rousseau, Dialogues, Rousseau juge de Jean-Jacques (1782)

Rousseau, Dialogues, Rousseau juge de Jean-Jacques (1782) [Ce texte est extrait de la préface des Dialogues, Rousseau juge de Jean-Jacques, intitulée « Du sujet et de la forme de cet écrit ». Après l'échec des Confessions, Rousseau reprend son entreprise de justification. Il abandonne le récit autobiographique et choisit le dialogue, plus propre, selon lui, « à discuter le pour et le contre ».] Ce que j'avais à dire était si clair et j'en étais...

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Benjamin Constant, Adolphe (1816), chapitre premier

Benjamin Constant, Adolphe (1816), chapitre premier Ma contrainte avec lui eut une grande influence sur mon caractère. Aussi timide que lui, mais plus agité, parce que j'étais plus jeune, je m'accoutumai à renfermer en moi-même tout ce que j'éprouvais, à ne former que des plans solitaires, à ne compter que sur moi pour leur exécution, à considérer les avis, l'intérêt, l'assistance et jusqu'à la seule présence des autres comme une gêne et comme un obstacle. Je...

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Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves - Première partie

Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves - Première partie La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux ; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n'en était pas moins violente, et il n'en donnait pas des témoignages moins éclatants....

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Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves - Première partie

Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves - Première partie Comme mademoiselle de Chartres avait le coeur très noble et très bien fait, elle fut véritablement touchée de reconnaissance du procédé du prince de Clèves. Cette reconnaissance donna à ses réponses et à ses paroles un certain air de douceur qui suffisait pour donner de l'espérance à un homme aussi éperdument amoureux que l'était ce prince : de sorte qu'il se flatta d'une partie de ce...

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Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves.

Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves. La passion de monsieur de Nemours pour madame de Clèves fut d'abord si violente, qu'elle lui ôta le goût et même le souvenir de toutes les personnes qu'il avait aimées, et avec qui il avait conservé des commerces pendant son absence. Il ne prit pas seulement le soin de chercher des prétextes pour rompre avec elles ; il ne put se donner la patience d'écouter leurs plaintes, et de...

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Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves.

Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves. Cette vue si longue et si prochaine de la mort fit paraître à madame de Clèves les choses de cette vie de cet oeil si différent dont on les voit dans la santé. La nécessité de mourir, dont elle se voyait si proche, l'accoutuma à se détacher de toutes choses, et la longueur de sa maladie lui en fit une habitude. Lorsqu'elle revint de cet état, elle trouva néanmoins...

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Balzac, Le Père Goriot.

Balzac, Le Père Goriot. Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Bauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j'ai bien su lire Parvenir ! Parvenir à tout prix....

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre LVI

Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre LVI De la Présidente Tourvel au Vicomte de Valmont 5 septembre 17**. A quoi vous servirait, Monsieur, la réponse que vous me demandez ? Croire à vos sentiments ; ne serait-ce pas une raison de plus pour les craindre ? et sans attaquer ni défendre leur sincérité, ne me suffit-il pas, ne doit-il pas vous suffire à vous-même, de savoir que je ne veux ni ne dois y répondre ? Supposé que vous m'aimiez...

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Montaigne, Les Essais, Livre III, chap. XI, 1586, « Des boiteux »

Montaigne, Les Essais, Livre III, chap. XI, 1586, « Des boiteux » Il s'engendre beaucoup d'abus au monde ou, pour le dire plus hardiment, tous les abus du monde s'engendrent de ce qu'on nous apprend à craindre de faire profession de notre ignorance, et que nous sommes tenus d'accepter tout ce que nous ne pouvons réfuter. Nous parlons de toutes choses par précepte et résolution. Le style à Rome portait que cela même qu'un témoin déposait...

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Montesquieu, Lettres persanes - Lettre LXXXVI

Montesquieu, Lettres persanes - Lettre LXXXVI Lettre 86 USBEK A MIRZA A Ispahan Tu sais Mirza, que quelques ministres de Cha-Soliman avaient formé le dessein d'obliger tous les Arméniens de Perse de quitter le royaume, ou de se faire mahométans, dans la pensée que notre empire serait toujours pollué, tandis qu'il garderait dans son sein ces infidèles. C'était fait de la grandeur persane, si dans cette occasion l'aveugle dévotion avait...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre I.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre I. Hélas ! votre dernière lettre le réduisit en un étrange état : il eut des mouvements si sensibles qu'il fit, ce semble, des efforts pour se séparer de moi, et pour vous aller trouver : Je fus si accablée de toutes ces émotions violentes, que je demeurai plus de trois heures abandonnée de tous mes sens : je me défendis de revenir à une vie que je dois...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre II.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre II. SECONDE LETTRE Votre Lieutenant vient de me dire, qu'une tempête vous a obligé de relâcher au royaume d'Algarve : je crains que vous n'ayez beaucoup souffert sur la mer, et cette appréhension m'a tellement occupée, que je n'ai plus pensé à tous mes maux ; êtes-vous bien persuadé que votre Lieutenant prenne plus de part que moi à tout ce qui vous arrive ? Pourquoi en est-il mieux informé, et...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre II.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre II. Ah ! vous allez vous rendre malheureux ; je vous conjure de profiter de l'état où je suis, et qu'au moins ce que je souffre pour vous, ne vous soit pas inutile ? Vous me fîtes, il y a cinq ou six mois, une fâcheuse confidence, et vous m'avouâtes de trop bonne foi que vous aviez aimé une Dame en votre Pays : si elle vous empêche de revenir,...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre IV.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre IV. QUATRIEME LETTRE Il me semble que je fais le plus grand tort du monde aux sentiments de mon coeur, de tâcher de vous les faire connaître en les écrivant : que je serais heureuse, si vous en pouviez bien juger par la violence des vôtres ! mais je ne dois pas m'en rapporter à vous, et je ne puis m'empêcher de vous dire, bien moins vivement que je ne le...

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