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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Montesquieu, Lettres persanes - Lettre 11

Montesquieu, Lettres persanes - Lettre 11 USBEK A MIRZA. A Ispahan. Tu renonces à ta raison pour essayer la mienne; tu descends jusqu'à me consulter; tu me crois capable de t'instruire. Mon cher Mirza, il y a une chose qui me flatte encore plus que la bonne opinion que tu as conçue de moi: c'est ton amitié, qui me la procure. Pour remplir ce que tu me prescris, je n'ai...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre II.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre II. Ah ! vous allez vous rendre malheureux ; je vous conjure de profiter de l'état où je suis, et qu'au moins ce que je souffre pour vous, ne vous soit pas inutile ? Vous me fîtes, il y a cinq ou six mois, une fâcheuse confidence, et vous m'avouâtes de trop bonne foi que vous aviez aimé une Dame en votre Pays : si elle vous empêche de revenir,...

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Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre IV.

Gabriel-Joseph de Guilleragues, Lettres portugaises, Lettre IV. QUATRIEME LETTRE Il me semble que je fais le plus grand tort du monde aux sentiments de mon coeur, de tâcher de vous les faire connaître en les écrivant : que je serais heureuse, si vous en pouviez bien juger par la violence des vôtres ! mais je ne dois pas m'en rapporter à vous, et je ne puis m'empêcher de vous dire, bien moins vivement que je ne le...

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Alfred De Musset, On ne badine pas avec l'amour, Acte II, scène 5

Alfred De Musset, On ne badine pas avec l'amour, Acte II, scène 5 PERDICAN Sais-tu ce que c'est que des nonnes, malheureuse fille ? Elles qui te représentent l'amour des hommes comme un mensonge, savent-elles qu'il y a pis encore, le mensonge de l'amour divin ? Savent-elles que c'est un crime qu'elles font, de venir chuchoter à une vierge des paroles de femme ? Ah! comme elles t'ont fait la leçon! Comme j'avais prévu tout cela quand tu t'es arrêtée devant le...

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Emile Zola, La Bête humaine (la fêlure héréditaire)

Emile Zola, La Bête humaine (la fêlure héréditaire) Jacques fuyait dans la nuit mélancolique. Il monta au galop le sentier d'une côte, retomba au fond d'un étroit vallon. Des cailloux roulant sous ses pas l'effrayèrent, il ne se lança à gauche parmi les broussailles, fit un crochet qui le ramena à droite sur un plateau vide. Brusquement, il dévala, il buta contre la haie du chemin de fer un train arrivait grondant, flambant ; et il...

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Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné.

Victor Hugo, Le Dernier jour d'un condamné. Je suis revenu m'asseoir précipitamment sur ma paille, la tête dans les genoux. Puis mon effroi d'enfant s'est dissipé, et une étrange curiosité m'a repris de continuer la lecture de mon mur. À côté du nom de Papavoine j'ai arraché une énorme toile d'araignée, tout épaissie par la poussière et tendue à l'angle de la muraille. Sous cette toile il y avait quatre ou...

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Voltaire, Contes en prose et en vers.

Voltaire, Contes en prose et en vers. Platon rêvait beaucoup, et on n'a pas moins rêvé depuis. Il avait songé que la nature humaine était autrefois double, et qu'en punition de ses fautes elle fut divisée en mâle et femelle. Il avait prouvé qu'il ne peut y avoir que cinq mondes parfaits, parce qu'il n'y a que cinq corps réguliers en mathématiques. Sa République fut un de ses grands rêves. Il avait rêvé encore que le...

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Alexandre Dumas, Le grand dictionnaire de cuisine. « La casserole »

Alexandre Dumas, Le grand dictionnaire de cuisine. « La casserole » Que serait l'art culinaire sans la casserole, qui en est d'abord le principal ornement ? Ce qu'il était du temps des patriarches, où la broche suffisait pour faire rôtir les viandes, et la marmite pour les faire bouillir ; mais la casserole est sans contredit l'arme favorite, le talisman, la bonne fortune d'un cuisinier. Les splendides repas des Verrès, des Lucullus, des Néron, des Vitellius,...

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Clément MAROT, « La litanie des bons compagnons »

Clément MAROT, « La litanie des bons compagnons » De petit dîner et mal cuit, De mal souper et malle nuit, Et de boire du vin tourné, Libera nos Domine. De vieille guenon qui se farde, De coup d'épée ou hallebarde, D'être de musc empoisonné, Libera nos Domine. Donnez-nous perdrix et pigeons, Grasses gélines et cochons, Et nous remplis de vin nos pots, Te rogamus, audi nos. Donnez-nous grand foison de vin, Pour mieux boire soir et matin, Et puis...

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Fénelon, -Lettre à Louis XIV (1694)

Fénelon, -Lettre à Louis XIV (1694) Cependant vos peuples que vous devriez aimer comme vos enfants, et qui ont été jusqu'ici si passionnés pour vous, meurent de faim. La culture des terres est presque abandonnée, les villes et les campagnes se dépeuplent; tous les métiers languissent et ne nourrissent plus les ouvriers. Tout commerce est anéanti. Par conséquent vous avez détruit la moitié des forces réelles du dedans de votre Etat,...

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Émile Zola, L'Assommoir, chapitre XIII.

Émile Zola, L'Assommoir, chapitre XIII. Dans l'air chaud, une puanteur fade montait de tout ce linge sale remué. "Oh ! là là, ça gazouille ! dit Clémence, en se bouchant le nez. - Pardi ! si c'était propre, on ne nous le donnerait pas, expliqua tranquillement Gervaise. Ça sent son fruit, quoi !... Nous disions quatorze chemises de femme. N'est-ce pas, madame Bijard ? quinze, seize, dix-sept..." Elle continua à compter tout haut. Elle n'avait aucun dégoût, habituée à...

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Émile Zola, L'Assommoir, chapitre XIII.

Émile Zola, L'Assommoir, chapitre XIII. Non, vrai, ça n'offrait rien de beau, et Gervaise, tremblante, se demandait pourquoi elle était revenue. Dire que, la veille au soir, chez les Boches, on l'accusait d'exagérer le tableau ! Ah bien ! elle n'en avait pas fait la moitié assez ! Maintenant, elle voyait mieux comment Coupeau s'y prenait, elle ne l'oublierait jamais plus, les yeux grands ouverts sur le vide. Pourtant elle saisissait des phrases entre l'interne et...

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Zola, L'Assommoir, chapitre X.

Zola, L'Assommoir, chapitre X. Elle approcha sa chaise, elle s'attabla. Pendant qu'elle sirotait son anisette, elle eut tout d'un coup un souvenir, elle se rappela la prune qu'elle avait mangée avec Coupeau, jadis, près de la porte, lorsqu'il lui faisait la cour. En ce temps-là, elle laissait la sauce des fruits à l'eau de vie. Et, maintenant, voici qu'elle se remettait aux liqueurs. Oh! elle se connaissait, elle n'avait pas pour deux liards de volonté. On...

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Raymond Queneau, Zazie dans le métro, IV.

Raymond Queneau, Zazie dans le métro, IV. Il en faisait des hypothèses. Zazie lui rendit son mouchoir très humidifié. L'autre ne manifesta nul dégoût en remettant cette ordure dans sa fouillousse. Il continuait : "Il faut tout me dire. N'aie pas peur. Tu peux avoir confiance en moi. – Pourquoi ? demanda Zazie bredouillante et sournoise. – Pourquoi ?" répéta le type déconcerté. Il se mit à racler l'asphalte avec son pébroque. "Oui, dit Zazie, pourquoi...

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Racine, Phèdre, Acte II, scène 5.

Racine, Phèdre, Acte II, scène 5. HIPPOLYTE Madame, pardonnez. J'avoue, en rougissant, Que j'accusais à tort un discours innocent. Ma honte ne peut plus soutenir votre vue, Et je vais... PHEDRE Ah ! cruel, tu m'as trop entendue ! Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur. Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur. J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime, Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même,...

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Musset, Lorenzaccio, Acte I, scène 1.

Musset, Lorenzaccio, Acte I, scène 1. Scène I : Un jardin. Clair de lune ; un pavillon dans le fond, un autre sur le devant. Entrent le duc et Lorenzo couverts de leurs manteaux ; Giomo, une lanterne à la main. LE DUC : Qu'elle se fasse attendre encore un quart d'heure, et je m'en vais. Il fait un froid de tous les diables. LORENZO : Patience, Altesse, patience. LE DUC : Elle devait sortir de chez sa...

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Beaumarchais, Le Barbier de Séville, Acte II, scène 8 (la calomnie)

Beaumarchais, Le Barbier de Séville, Acte II, scène 8 (la calomnie) BAZILE. Bone Deus ! Se compromettre ! Susciter une méchante affaire, à la bonne heure, et, pendant la fermentation, calomnier à dire d'experts ; concedo. BARTHOLO. Singulier moyen de se défaire d'un homme ! BAZILE. La calomnie, monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas...

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René HUYGHE Les Puissances de l'image

René HUYGHE Les Puissances de l'image Une revue française spécialisée, Télérama, a eu l'idée d'interviewer un jeune fanatique de la Télévision, âgé de dix-huit ans et nommé Gérard. Ce spectateur qui suivait les émissions depuis l'âge de dix ans avait abouti à une véritable intoxication ; il avouait lui-même : " Je suis comme un alcoolique, j'ai besoin de ma ration d'images trois ou quatre heures par jour !". Il confessait : "Je n'achète aucun livre....

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Henry Miller, Tropique du Cancer

Henry Miller, Tropique du Cancer Grands Dieux ! Que suis-je devenu ? Quel droit avez-vous, vous tous, d'encombrer ma vie, de me voler mon temps, de sonder mon âme, de sucer mes pensées, de m'avoir pour compagnon, pour confident, pour bureau d'information ? Pour quoi me prenez-vous ? Suis-je un amuseur stipendié, dont on exige tous les soirs qu'il joue...

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Joseph CONRAD, L'agent secret

Joseph CONRAD, L'agent secret Le pommeau de sa canne et ses jambes tremblaient de passion, tandis que son buste drapé dans les plis du protège-nuque, conservait son attitude historique de défi. Il semblait renifler l'air méphitique de la cruauté sociale, tendre son oreille pour en percevoir les atroces stridulations. Il y avait une force de suggestion extraordinaire dans cette pose. Le vétéran quasi moribond des guerres à la dynamite avait été, de son temps, un grand...

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Jules et Edouard de GONCOURT, Germinie Lacerteux.

Jules et Edouard de GONCOURT, Germinie Lacerteux. Il y avait alors à la Maternité une de ces terribles épidémies puerpérales qui soufflent la mort sur la fécondité humaine, un de ces empoisonnements de l'air qui vident, en courant, par rangées, les lits des accouchées, et qui autrefois faisaient fermer la Clinique : on croirait voir passer la peste, une peste qui noircit les visages en quelques heures, enlève tout, emporte les plus fortes, les plus jeunes,...

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Jules et Edouard de GONCOURT, Germinie Lacerteux.

Jules et Edouard de GONCOURT, Germinie Lacerteux. La fosse commune, ce jour-là, c'était cela. Ce terrain, ces croix, ce prêtre disaient : - Ici dort la Mort du peuple et le Néant du pauvre. O Paris ! tu es le cœur du monde, tu es la grande ville humaine, la grande ville charitable et fraternelle ! Tu as des douceurs d'esprit, de vieilles miséricordes de mœurs, des spectacles qui font l'aumône ! Le pauvre est ton...

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Voltaire, L'Éducation d'une fille

Voltaire, L'Éducation d'une fille Mes amis, l'hiver dure, et ma plus douce étude est de vous raconter les faits des temps passés. Parlons ce soir un peu de madame Gertrude. Je n'ai jamais connu de plus aimable prude. Par trente-six printemps, sur sa tête amassés, ses modestes appas n'étaient point effacés ; son maintien était sage, et n'avait rien de rude ; ses yeux étaient charmants, mais ils étaient baissés. Sur sa gorge d'albâtre, une gaze étendue avec un art discret en permettait la...

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Alfred de Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 3

Alfred de Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 3 LORENZO — Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je m'empoisonne, ou que je saute dans l'Arno ? veux-tu donc que je sois un spectre, et qu'en frappant sur ce squelette... (Il se frappe la poitrine.) il n'en sorte aucun son ? Si je suis l'ombre de moi-même, veux-tu donc que je rompe le seul fil que rattache aujourd'hui mon cœur à quelques fibres...

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Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte III, scène 3 (extrait).

Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte III, scène 3 (extrait). 1 Lorenzo — Je me suis réveillé de mes rêves, rien de plus. Je te dis le danger d'en faire. Je connais la vie, et c'est une vilaine cuisine, sois-en persuadé. Ne mets pas la main là-dedans, si tu respectes quelque chose. 4 Philippe — Arrête ! ne brise pas comme un roseau mon bâton de vieillesse. Je crois à tout ce que tu appelles des...

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