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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le citadin) - Je ne chanterai pas très haut ni très longtemps

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le citadin) - Je ne chanterai pas très haut ni très longtemps

Je ne chanterai pas très haut ni très longtemps.
C'est à mon plaisir seul, à vous que je m'attends
Égalité du coeur, honnête poésie.
Je n'ai rien de meilleur que cette humeur unie,
J'éprouve la couleur le grain de mon papier
Et l'incertain trésor que j'y viens gaspiller.

Toute...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le citadin) - Je vivais au milieu de choses mal unies

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le citadin) - Je vivais au milieu de choses mal unies

Je vivais au milieu de choses mal unies,
Demandant au hasard de diriger mes pas.
Je mettais à mon dieu le masque des folies
Et le meilleur ami ne me connaissait pas.

Il s'est fait un été plus divin que les autres,
Comment résisterais-je à son embrassement ?
Je marche,...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - La blessure

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - La blessure

A René Purnal

Les mains dans le brouillard et mon orgueil en bouche
Comme une bête tient sa proie ou ses petits,
Je respire, je vais. Le monde me saisit,
Les couleurs de la vie autour de moi se couchent.

Bariolé de sang, chargé d'un picador,
Le cheval éventré trébuche dans sa traîne.

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - La Cène

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - La Cène

Tu ne t'es plus, Seigneur, assis à cette table.
Aussi impatient de passer que le sable,
parce que je suis seul je parle du bonheur.
Ayant mangé ces fruits, je goûte la liqueur.

Ma récompense fut la grandeur de l'attente.
L'orage peut noyer les routes éclatantes :
admirable tu vins dans ma jeune saison...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - La victoire

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - La victoire

L'oeil terrible d'un dieu s'est ouvert à mon front :
Que je vois bien la vie au fond de ma blessure !
Et comme un loup marqué de honteuses morsures,
Je porte, clair regard, le faix de tes rayons.

- J'ai cherché ma patrie avec sincérité
Dans ses villes, son ciel, ses champs et ses navires....

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le corps fermé) - Le corps fermé comme une jeune rose

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le corps fermé) - Le corps fermé comme une jeune rose

Le corps fermé comme une jeune rose
Celle qu'Amour ne désunissait pas
Qui disposait pour nous entre les choses
L'oeuvre excellente et pure de ses pas

Dont les cheveux donnaient le goût de vivre
Et dont les mains faisaient le pain doré
- N'était-ce rien qu'un instant d'équilibre
Par...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Le sage humilié

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Le sage humilié

J'ai abîmé l'enfant de votre coeur
(Y fallait-il cette présence triste ?)
Mais, évadé, sourire sans grandeur,
Comment prouver que tout ce Monde existe ?

- Et toi, mon corps, enfant que j'abandonne,
Par tous tes sens tu montres des désirs !
- Et toi, Sagesse, un poète s'étonne
Que pour si...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Le voyageur prévoyant

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Le voyageur prévoyant

Ma ville a des chemins serrés comme des herbes
S'écoulant le long d'elle et recouvrant son corps.
Tous également purs, également superbes,
Ces fleuves bigarrés n'ont pas besoin de ports.

Chaque jour, je le crois, contient une marée
Qui grandit et m'enlève, ô lampe, à vos lueurs.
Les routes que je suis...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Les fontaines ornées d'écume et d'armes blanches

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Les fontaines ornées d'écume et d'armes blanches

Les fontaines ornées d'écume et d'armes blanches
Les fontaines, ce soir, parlent à haute voix

La vitre des cafés
Murmure, où la buée, les baisers se mélangent
Le souffle de l'amour et les lèvres mouillées
Que je goûte sur toi.

Douces choses, ce soir, et qui fondent en larmes...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La maison de verre) - Les pieds nus de ma poésie

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La maison de verre) - Les pieds nus de ma poésie

Les pieds nus de ma poésie
Ont peu de poids
Cherche la trace de ses pas
Sur cette eau tranquille
Comme un visage éclairé

Toute puissance agenouillée
Chanson matinale

Il brille
Une étoile toute nouvelle
Et la chanson la plus belle
Est celle que...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Les rues et les verres vides

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Les rues et les verres vides

Les rues et les verres vides
La grande fraîcheur des mains
Rien de cassé Rien de sali Rien d'inhumain

Cordialement bonjour, bonsoir
Je suis paresseux tu vois
En bonne santé

A la santé du paysage
L'amateur de rues aérées
Si vous voulez que je...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Manque d'illusions

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Manque d'illusions

I

Muse, rappelle-toi l'enfant aux genoux maigres
que nous vîmes, gonflés de rancune et d'amour,
prendre nonchalamment le chemin du retour
sous mille arbres blessés de ses rires allègres ;

sans trop y réfléchir aux gloires de ce corps
le souvenir ajoute une Raison sereine
- et pourtant nous l'avions reconnue...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Mon amie

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Mon amie

La pluie fait une ville
Difficile à aimer
Point du jour Point du soir
Et pointe du plaisir.
Des goûts et des couleurs
Plus vives que jamais...
Ainsi la pluie me parle
Au coeur

Ô patrie légère
Ô maison de fil
Mes amis, mes frères
Vous connaissent-ils ?
Ils parlent d'amour
Je n'en ai que faire
...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Mon corps

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Mon corps

Corps violent, redoutable, honteux,
Corps de poète habitué aux larmes,
Qui te secoue ainsi, qui te désarme ?
(Bruxelles dort orné de mille feux)

Dans le pays de la bonne souffrance
(Rappelle-toi cette maison des champs)
Archange infirme ivre de ton silence,
N'attendais-tu qu'un amour plus pressant ?

On connaît bien...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Mon pays

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Mon pays

La Ville est dans ma chambre
Ce fauteuil est un port.
Avez-vous vu mes lampes
Mes mâts et mes bateaux ?

Le tabac et les vagues
Chantantes du ciel noir,
Le jeu, le bruit des algues
Aux vitres, mes miroirs,

Tout m'y plaît, m'y agrée :
J'y respire un bon...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Mort d'un Dieu

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Notre mère la ville) - Mort d'un Dieu

On meurt dans la pluie.
La Douleur du Nord
Aime ce décor
En saisons pourries.

Pégase y est mort
Une nuit de pluie.
Pourquoi, Poésie,
Ce cri vers le Nord ?

Les ailes cassées
Dans des cheminées
Saigne l'ange lourd :

Ô ville épuisée...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Petit jour

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Petit jour



Entre deux heures du matin
et le temps
où le coeur
bat moins vite,

le jeune homme se perd, s'exalte,
et son amour est sur le monde
comme une chose dangereuse.
Ainsi le nageur qui dévoile
une âme paisible et profonde
en se livrant...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Pour veiller ce soir d'hiver

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Pour veiller ce soir d'hiver

A Eric de Haulleville

Pour veiller ce soir d'hiver
Verse le thé, plus amer
Et violent que le fer,
Où est le plaisir des sages.
Tu te penches sur ce thé
Tu y cherches la santé
Les vertus, la vérité
D'une eau vive et sans nuages.

Or un...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Prière pour être sage

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Prière pour être sage

Ah ! ne me soyez plus, orgueil, d'aucun secours.
Cet hiver épuisant me laisse trop sincère
et j'ordonne avant tout une force sévère
à mon coeur fatigué d'inutiles détours.

Il ne me reste plus qu'un misérable amour
et le secret de l'Ange égaré sur la terre ;
mais écoute ! je...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Projets

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Projets

Tout contribue au philtre où baigne le poète.
Cette chambre elle-même a des vertus secrètes.
Ne me détrompez pas : tenu par son odeur
je trouve à votre sang une étrange vigueur.

Plions ce jaune corps à des songes pratiques !
Moi ne tolérant pas qu'une maigre logique
ravisse un si beau prêtre au...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Que m'importe de vivre heureux, silencieux

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Que m'importe de vivre heureux, silencieux

A Marcel Arland

Que m'importe de vivre heureux, silencieux,
Un nuage doré pour maison, pour patrie.
Je caresse au hasard le corps de mon amie,
Aussi lointaine, hélas ! et fausse qu'elle veut.

Qui êtes-vous enfin ? qui parle ? - et qui m'écoute ? -
Un homme vraiment seul...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Récompense

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Récompense

Ô corps tout secoué de prochaines musiques !
Lié contre la table où pèse ton sang noir,
laisse-toi transporter d'un rire dramatique
et de honteuse ardeur embellis ton espoir.

Fils indigne de l'or natal, apôtre étrange,
je désire la mer mon patrimoine bleu ;
j'épuise tous mes cris dans les ailes d'un ange,
je...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Récréation

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Récréation

Muse des champs je vous rejoins.
Ouvrez votre aile, mon amie,
nous allons conquérir la pluie
et mille foudres dans les foins.

Ce minuit pâle, je l'accueille,
où le peuplier des jardins
hésite, se plie, et soudain,
pêche la lune au ras des feuilles.

Mais demain, ma fidèle amie,

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La maison de verre) - Ton visage est le mot de la nuit étoilée

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La maison de verre) - Ton visage est le mot de la nuit étoilée

Ton visage est le mot de la nuit étoilée
Un ciel obscur s'ouvre lentement dans tes bras
Où le plaisir plus vain que la flamme argentée
Comme un astre brisé brille et tremble tout bas

Vivante, conduis-moi dans ce nocturne empire
Dont l'horizon mobile enferme notre amour.

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Une marée nocturne

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Une marée nocturne

Ma chambre garde au coeur une vertu glacée ;
ce soir d'hiver je suis son plus rude ennemi.
Mais je puise une faim de victoire et de cris
dans le silence même où elle est enfoncée.

Sans peur, sans joie, avec une voix mesurée,
mûrie et nourrissante à la façon des fruits,
je dis...

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