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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Bièvre

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Bièvre

A Mademoiselle Louise B.

Un horizon fait à souhait pour le plaisir des yeux.
FÉNELON.


I

Oui, c'est bien le vallon ! le vallon calme et sombre !
Ici l'été plus frais s'épanouit à l'ombre.
Ici durent longtemps les fleurs qui durent peu.
Ici l'âme contemple, écoute, adore, aspire,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - Canaris

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - Canaris

Lorsqu'un vaisseau vaincu dérive en pleine mer ;
Que ses voiles carrées
Pendent le long des mâts, par les boulets de fer
Largement déchirées ;

Qu'on n'y voit que des morts tombés de toutes parts,
Ancres, agrès, voilures,
Grands mâts rompus, traînant leurs cordages épars
Comme des chevelures ;

Que le vaisseau, couvert de fumée et de bruit,
Tourne...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Puisque le juste est dans l'abîme

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Puisque le juste est dans l'abîme

Puisque le juste est dans l'abîme,
Puisqu'on donne le sceptre au crime,
Puisque tous les droits sont trahis,
Puisque les plus fiers restent mornes,
Puisqu'on affiche au coin des bornes
Le déshonneur de mon pays ;

Ô République de nos pères,
Grand Panthéon plein de lumières,
Dôme d'or dans le libre azur,
Temple des ombres immortelles,
Puisqu'on...

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Guy Le Fevre de LA BODERIE (1541-1590) (Recueil : L'Encyclie des secrets de L'Eternité) - Au mesme (M. Charles Toustain)

Guy Le Fevre de LA BODERIE (1541-1590) (Recueil : L'Encyclie des secrets de L'Eternité) - Au mesme (M. Charles Toustain)

Au Temple que bastit le Roy paisible et sage
Dedans Jerusalem, une viz on montoit,
Et quinze grans dégrez en la viz on contoit
Avant que parvenir jusqu'au troisième estage.

De la vient que David par son divin présage
Sur les quinze dégrez, quinze Pseaumes chantoit,

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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : L'Imitation de N.D la Lune) - Dialogue avant le lever de la lune

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : L'Imitation de N.D la Lune) - Dialogue avant le lever de la lune

- Je veux bien vivre ; mais vraiment,
L'Idéal est trop élastique !

- C'est l'Idéal, son nom l'implique,
Hors son non-sens, le verbe ment.

- Mais, tout est conteste ; les livres
S'accouchent, s'entretuent sans lois !

- Certes, l'Absolu perd ses droits,
Là où le...

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Charles LEVESQUE (1817-1859) - Jubilé en Canada

Charles LEVESQUE (1817-1859) - Jubilé en Canada

Hélas ! que l'impie,
Au milieu des plaisirs d'un factice bonheur
Que lui prodigue, un jour, une vaine splendeur
Craint les maux de la vie.
Le calice qu'il boit enivre sa raison
De criminelles espérances...
Mais, saisi de frayeur auprès des jouissances
Qu'éveille son ambition,
Il s'arrête, un instant, au bord du précipice ;
Et malgré le triomphe où luit sa passion
Il voudrait échapper aux...

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Henry Jean-Marie LEVET (1874-1906) (Recueil : Cartes postales) - Égypte. - Port-Saïd. - En rade

Henry Jean-Marie LEVET (1874-1906) (Recueil : Cartes postales) - Égypte. - Port-Saïd. - En rade

A Gabriel Fabre.

On regarde briller les feux de Port-Saïd,
Comme les Juifs regardaient la Terre Promise ;
Car on ne peut débarquer ; c'est interdit
- Paraît-il - par la Convention de Venise

A ceux du pavillon jaune de quarantaine.
On n'ira pas à terre calmer ses sens inquiets
Ni faire...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies complémentaires) - Le chant des amis

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies complémentaires) - Le chant des amis

De ta source pure et limpide
Réveille-toi, fleuve argenté ;
Porte trois mots, coursier rapide :
Amour, patrie et liberté !

Quelle voile, au vent déployée,
Trace dans l'onde un vert sillon ?
Qui t'a jusqu'à nous envoyée ?
Quel est ton nom, ton pavillon ?

- J'ai porté la céleste...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - Venise

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - Venise

Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.

Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l'horizon serein,
Son pied d'airain.

Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,

Dorment sur l'eau qui fume,
Et croisent dans...

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Etienne PAVILLON (1632-1705) - Prodiges de l'esprit humain

Etienne PAVILLON (1632-1705) - Prodiges de l'esprit humain

Tirer du ver l'éclat et l'ornement des Rois,
Rendre par les couleurs une toile parlante,
Emprisonner le temps dans sa course volante,
Graver sur le papier l'image de la voix ;

Donner aux corps de bronze une âme foudroyante,
Sur les cordes d'un luth faire parler les doigts
Savoir apprivoiser jusqu'aux monstres des bois,
Brûler avec...

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Louis-Xavier de RICARD (1843-1911) - La mort de Rollant

Louis-Xavier de RICARD (1843-1911) - La mort de Rollant

C'était orgueil de vivre en France-la-Louée,
car Dieu l'avait élue et le monde avouée
et, manifeste en tous ses gestes qu'il dictait,
Dieu s'exprimait par elle - et la Terre écoutait.
Les jeunes d'à présent, vous l'avez appauvrie
de gloires et d'honneur jusqu'à la ladrerie,
si - qu'à vous observer - nous, les vieux, nous songeons :
la...

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Charles SAINTE-BEUVE (1804-1869) (Recueil : Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme) - Le calme

Charles SAINTE-BEUVE (1804-1869) (Recueil : Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme) - Le calme

Souvent un grand désir de choses inconnues,
D'enlever mon essor aussi haut que les nues,
De ressaisir dans l'air des sons évanouis,
D'entendre, de chanter mille chants inouïs,
Me prend à mon réveil ; et voilà ma pensée
Qui, soudain rejetant l'étude commencée,
Et du grave travail, la veille interrompu,
Détournant le...

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Albert SAMAIN (1858-1900) (Recueil : Le chariot d'or) - Elégie

Albert SAMAIN (1858-1900) (Recueil : Le chariot d'or) - Elégie

C'était un soir de grâce et de mansuétude
Où l'amour sur les yeux baise la solitude.
Dans l'ombre, une idéale haleine de printemps
Passait, comme un soupir, sous les manteaux flottants.
De jardins en jardins ici la ville bleue
Au fond du crépuscule expirait en banlieue...
La pluie intermittente et tiède des beaux soirs
Avait légèrement mouillé les pavés noirs.
L'avenue était sombre, odorante,...

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Sabine SICAUD (1913-1928) (Recueil : Premiers poèmes) - La Solitude

Sabine SICAUD (1913-1928) (Recueil : Premiers poèmes) - La Solitude

Solitude... Pour vous cela veut dire seul,
Pour moi - qui saura me comprendre ?
Cela veut dire : vert, vert dru, vivace tendre,
Vert platane, vert calycanthe, vert tilleul.

Mot vert. Silence vert. Mains vertes
De grands arbres penchés, d'arbustes fous ;
Doigts mêlés de rosiers, de lauriers, de bambous,
Pieds de cèdres âgés...

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Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Stances

Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Stances

Cheveux de couleur de bécasse,
Frisés de fort mauvaise grâce,
Pantaines* de diables errants,
Je ne veux rien de votre tresse,
Que six couples et une laisse,
Pour conduire mes chiens courants.

Beau teint de couleur de châtagne
Tributaire du roi d'Espagne,
Tu m'eusses peut-être attrapé,
Sans que ta peau, jaune et lissée,
Semble une levrette...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les visages de la vie) - L'attente

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les visages de la vie) - L'attente

Et c'est au long de ces pays de sépulture,
En ces marais, qui sont bourbeux depuis mille ans,
Que j'amarre, ce soir, mon désir d'aventure,
Comme un brusque voilier fragile et violent.

J'ai délaissé, là-bas, les quais lointains,
D'où s'exaltait et naviguait, dans les matins,
Inassouvie,
Avec le vieux butin du monde en...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : La multiple splendeur) - Plus loin que les gares, le soir

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : La multiple splendeur) - Plus loin que les gares, le soir

L'ombre s'installe, avec brutalité ;
Mais les ciseaux de la lumière,
Au long des quais, coupent l'obscurité,
A coups menus, de réverbère en réverbère.

La gare immense et ses vitraux larges et droits
Brillent, comme une châsse, en la nuit sourde,
Tandis que des voiles de suie et d'ombre lourde

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les forces tumultueuses) - Sur la mer

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les forces tumultueuses) - Sur la mer

Larges voiles au vent, ainsi que des louanges,
La proue ardente et fière et les haubans vermeils,
Le haut navire apparaissait, comme un archange
Vibrant d'ailes qui marcherait, dans le soleil.

La neige et l'or étincelaient sur sa carène ;
Il étonnait le jour naissant, quand il glissait
Sur le calme de l'eau prismatique...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Fêtes galantes) - Cythère

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Fêtes galantes) - Cythère

Un pavillon à claires-voies
Abrite doucement nos joies
Qu'éventent des rosiers amis;

L'odeur des roses, faible, grâce
Au vent léger d'été qui passe,
Se mêle aux parfums qu'elle a mis ;

Comme ses yeux l'avaient promis,
Son courage est grand et sa lèvre
Communique une exquise fièvre ;

Et l'Amour comblant tout, hormis
La Faim, sorbets...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Bonheur) - Je voudrais, si ma vie était encore à faire

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Bonheur) - Je voudrais, si ma vie était encore à faire

I

Je voudrais, si ma vie était encore à faire,
Qu'une femme très calme habitât avec moi,
Plus jeune de dix ans, qui portât sans émoi
La moitié d'une vie au fond plutôt sévère.

Notre coeur à tous deux, dans ce château de verre,
Notre regard commun, franchise...

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Jules VERNE (1828-1905) - La nuit

Jules VERNE (1828-1905) - La nuit

Le soleil entraînant dans sa course lointaine
Les brûlantes vapeurs, vers d'autres horizons,
Ne dorait déjà plus la neige des tisons
Que les brebis laissaient aux buissons de la plaine.

L'âme était plus tranquille, et l'air était plus doux !
Loin du regard de feu du soleil, l'atmosphère
Des fleurs qui respiraient, à l'ombre de la terre,
Exhalait...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - La flûte

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Les Destinées) - La flûte

I

Un jour je vis s'asseoir au pied de ce grand arbre
Un Pauvre qui posa sur ce vieux banc de marbre
Son sac et son chapeau, s'empressa d'achever
Uu morceau de pain noir, puis se mit à rêver.
Il paraissait chercher dans les ongues allées
Quelqu'un pour écouter ses chansons désolées ;
Il suivait à regret la trace des...

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Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - La Frégate La Sérieuse

Alfred de VIGNY (1797-1863) (Recueil : Poèmes antiques et modernes) - La Frégate La Sérieuse

I

Qu'elle était belle, ma Frégate,
Lorsqu'elle voguait dans le vent !
Elle avait, au soleil levant,
Toutes les couleurs de l'agate ;
Ses voiles luisaient le matin
Comme des ballons de satin ;
Sa quille mince, longue et plate,
Portait deux bandes d'écarlate
Sur vingt-quatre canons cachés ;
Ses mâts, en arrière penchés,
Paraissaient à...

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François VILLON (1431-x) (Recueil : Poésies diverses) - Problème ou Ballade de la Fortune

François VILLON (1431-x) (Recueil : Poésies diverses) - Problème ou Ballade de la Fortune

Fortune fus par clercs jadis nommée,
Que toi, François, crie et nomme murtrière,
Qui n'es homme d'aucune renommée.
Meilleur que toi fais user en plâtrière,
Par pauvreté, et fouir en carrière ;
S'à honte vis, te dois-tu doncques plaindre ?
Tu n'es pas seul ; si ne te dois complaindre.
Regarde et vois de mes faits de jadis,
Maints vaillants...

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