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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Mômerie des cinq postes d'Amour

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Mômerie des cinq postes d'Amour

LE PREMIER POSTE

Amour, craignant qu'ayez abandonné
Lui et son train, en éloignant sa cour,
Soudainement m'a ce paquet donné,
Me commandant par le chemin plus court
Vous faire entendre, ainsi que le bruit court,
Qu'il n'y aura de vous belle ni laide
- Si ainsi est - qu'il ne laisse tout court...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - La Goutte et l'Araignée

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - La Goutte et l'Araignée

Quand l'Enfer eut produit la Goutte et l'Araignée,
"Mes filles, leur dit-il, vous pouvez vous vanter
D'être pour l'humaine lignée
Egalement à redouter.
Or avisons aux lieux qu'il vous faut habiter.
Voyez-vous ces cases étrètes,
Et ces palais si grands, si beaux, si bien dorés ?
Je me suis proposé d'en faire vos retraites.
Tenez donc, voici deux bûchettes ;

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - La Mort et le Mourant

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - La Mort et le Mourant

La Mort ne surprend point le sage ;
Il est toujours prêt à partir,
S'étant su lui-même avertir
Du temps où l'on se doit résoudre à ce passage.
Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps :
Qu'on le partage en jours, en heures, en moments,
Il n'en est point qu'il ne comprenne
Dans le fatal tribut ; tous...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Curé et le Mort

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Curé et le Mort

Un mort s'en allait tristement
S'emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s'en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d'une robe, hélas ! qu'on nomme bière,
Robe d'hiver, robe d'été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à...

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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Complainte des crépuscules célibataires

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Complainte des crépuscules célibataires

C'est l'existence des passants...
Oh ! tant d'histoires personnelles !...
Qu'amèrement intéressant
De se navrer de leur kyrielle !

Ils s'en vont flairés d'obscurs chiens,
Ou portent des paquets, ou flânent...
Ah ! sont-ils assez quotidiens,
Tueurs de temps et monomanes,

Et lorgneurs d'or comme de strass
Aux quotidiennes devantures ! ...
La...

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Gabriel Charles, abbé de LATTAIGNANT (1697-1779) - Adieux au monde

Gabriel Charles, abbé de LATTAIGNANT (1697-1779) - Adieux au monde

J'aurai bientôt quatre-vingts ans :
Je crois qu'à cet âge il est temps
De dédaigner la vie.
Aussi je la perds sans regret,
Et je fais gaîment mon paquet ;
Bonsoir la compagnie !

J'ai goûté de tous les plaisirs ;
J'ai perdu jusques aux désirs ;
A présent je m'ennuie.
Lorsque l'on n'est plus bon...

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Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Derniers vers) - Honte

Arthur RIMBAUD (1854-1891) (Recueil : Derniers vers) - Honte

Tant que la lame n'aura
Pas coupé cette cervelle,
Ce paquet blanc, vert et gras,
A vapeur jamais nouvelle,

(Ah ! Lui, devrait couper son
Nez, sa lèvre, ses oreilles,
Son ventre ! et faire abandon
De ses jambes ! ô merveille !)

Mais non ; vrai, je crois que tant
Que pour sa tête la lame,
Que les...

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Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Sonnet

Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Sonnet

Votre tête ressemble au marmouset d'un cistre,
Vos yeux au point d'un dé ; vos doigts un chalumeau ;
Votre teint diapré l'écorce d'un ormeau ;
Votre peau le revers d'un antique registre.

Votre gorge pendante un bissac d'un bélître ;
Votre vieil embonpoint à celui d'un rameau ;
Votre longue encolure à celle d'un chameau ;
Votre bras...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villes tentaculaires) - La bourse

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les villes tentaculaires) - La bourse

Comme un torse de pierre et de métal debout
Le monument de l'or dans les ténèbres bout.

Dès que morte est la nuit et que revit le jour,
L'immense et rouge carrefour
D'où s'exalte sa quotidienne bataille
Tressaille.

Des banques s'ouvrent tôt et leurs guichets,
Où l'or se pèse au trébuchet,
Voient...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les campagnes hallucinées) - Les fièvres

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les campagnes hallucinées) - Les fièvres

La plaine, au loin, est uniforme et morne
Et l'étendue est vide et grise
Et Novembre qui se précise
Bat l'infini, d'une aile grise.

Sous leurs torchis qui se lézardent,
Les chaumières, là-bas, regardent
Comme des bêtes qui ont peur,
Et seuls les grands oiseaux d'espace
Jettent sur les enclos sans fleurs
Le cri...

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Toute la Flandre) - Les pas

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Toute la Flandre) - Les pas

L'hiver, quand on fermait,
A grand bruit lourd, les lourds volets,
Et que la lampe s'allumait
Dans la cuisine basse,
Des pas se mettaient à sonner, des pas, des pas,
Au long du mur, sur le trottoir d'en face.

Tous les enfants étaient rentrés,
Rompant leurs jeux enchevêtrés ;
Le village semblait un amas d'ombres
Autour de son clocher,

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les débâcles) - Si morne !

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les débâcles) - Si morne !

Se replier toujours sur soi-même, si morne !
Comme un drap lourd, qu'aucun dessin de fleur n'adorne.

Se replier, s'appesantir et se tasser
Et se toujours, en angles noirs et mats, casser.

Si morne ! et se toujours interdire l'envie
De tailler en drapeaux l'étoffe de sa vie.

Tapir entre les plis ses mauvaises...

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Zola, Germinal, Incipit

Zola, Germinal, Incipit Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une...

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Voltaire, Candide, Dernier chapitre, chapitre XXX

Voltaire, Candide, Dernier chapitre, chapitre XXX Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s'être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l'honneur de souper. - Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses, selon le rapport de tous les philosophes : car enfin Églon, roi des Moabites,...

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