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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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RABELAIS. chapitre 27 de Gargantua

RABELAIS. chapitre 27 de Gargantua : "En l'abbaye il y avait alors un moine cloîtré nommé Frère Jean des Entommeures, jeune fier, pimpant, joyeux, pas manchot, hardi, courageux, décidé, haut, maigre, bien fendu de gueule, bien servi en nez, beau débiteur d'heures, pour tout dire, en un mot, un vrai moine s'il en fut jamais depuis que le monde moinant moina de moinerie ; au reste, clerc jusques aux dents en matière de bréviaire. Celui-ci, entendant le...

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Voltaire, Candide, chapitre 3. COMMENT CANDIDE SE SAUVA D'ENTRE LES BULGARES, ET CE QU'IL DEVINT

Voltaire, Candide, chapitre 3. COMMENT CANDIDE SE SAUVA D'ENTRE LES BULGARES, ET CE QU'IL DEVINT Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à...

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André Gide, Les Caves du Vatican, (1914)

André Gide, Les Caves du Vatican, (1914) Lafcadio connaissait ce quartier et l'aimait ; quittant les rues trop fréquentées, il fit détour par la tranquille rue Vanneau où sa plus jeune joie pourrait respirer mieux à l'aise. Comme il tournait la rue de Babylone il vit des gens courir ; près de l'impasse Oudinot un attroupement se formait devant une maison à deux étages d'où sortait une assez maussade fumée. […] Lafcadio parvint au premier rang....

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Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves.

Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves. Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisaient au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure ; le bal commença, et comme elle dansait avec monsieur de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait, et à...

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Bovary, partie 2 chap 1 l'arrivée à Yonville - FLAUBERT

Emma descendit la première, puis Félicité, M. Lheureux, une nourrice, et l'on fut obligé de réveiller Charles dans son coin, où il s'était endormi complètement, dès que la nuit était venue. Homais se présenta; il offrit ses hommages à Madame, ses civilités à Monsieur, dit qu'il était charmé d'avoir pu leur rendre quelque service, et ajouta d'un air cordial qu'il avait osé s'inviter lui-même, sa femme, d'ailleurs, était absente. Madame Bovary, quand elle fut dans la cuisine,...

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Molière, Dom Juan, ou le festin de pierre, Acte III, scène 1

Molière, Dom Juan, ou le festin de pierre, Acte III, scène 1 Dom Juan Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit. Sganarelle La belle croyance et les beaux articles de foi que voici ! Votre religion, à ce que je vois, est donc l'arithmétique ? Il faut avouer qu'il se met d'étranges folies dans la tête des hommes, et que, pour avoir bien étudié, on en est bien moins sage...

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Molière (1622-1673), L'Avare (1668), Acte II, scène 5.

Molière (1622-1673), L'Avare (1668), Acte II, scène 5. [Harpagon, vieillard d'une avarice extrême, est veuf et veut épouser la jeune Mariane que son fils Cléante aime en secret. Pour réaliser ce mariage, Harpagon a recours à une entremetteuse, Frosine, qui le flatte pour en obtenir de l'argent.] FROSINE. — Voilà de belles drogues1 que des jeunes gens, pour les aimer ! Ce sont de beaux morveux, de beaux godelureaux2, pour donner envie de leur peau ! et...

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte III, scène 3

Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte III, scène 3 CAMILLE, lisant. Perdican me demande de lui dire adieu, avant de partir, près de la petite fontaine où je l'ai fait venir hier. Que peut–il avoir à me dire ? Voilà justement la fontaine, et je suis toute portée. Dois–je accorder ce second rendez–vous ? Ah! (Elle se cache derrière un arbre.) Voilà Perdican qui approche avec Rosette, ma soeur de lait. Je suppose qu'il...

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Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, Acte I, scène 1.

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, Acte I, scène 1. Acte I Le théâtre représente une chambre à demi démeublée ; un grand fauteuil de malade est au milieu. Figaro, avec une toise, mesure le plancher. Suzanne attache à sa tête, devant une glace, le petit bouquet de fleurs d'orange, appelé chapeau de la mariée. Scène 1 Figaro, Suzanne FIGARO. Dix-neuf pieds sur vingt-six. SUZANNE. Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau ; le trouves-tu mieux ainsi ? FIGARO lui prend les mains. Sas...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Le mie prigioni (mes prisons)

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Le mie prigioni (mes prisons)

On dit : " Triste comme la porte
D'une prison. "
Et je crois, le diable m'emporte !
Qu'on a raison.

D'abord, pour ce qui me regarde,
Mon sentiment
Est qu'il vaut mieux monter sa garde,
Décidément.

Je suis, depuis une semaine,
Dans un cachot,
Et je m'aperçois avec peine
Qu'il fait très chaud.

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BALZAC - Eugénie Grandet

— Mademoiselle, monsieur votre père ne voudrait ni partager, ni vendre ses biens, ni payer des droits énormes pour l'argent comptant qu'il peut posséder. Donc, pour cela, il faudrait se dispenser de faire l'inventaire de toute la fortune qui aujourd'hui se trouve indivise entre vous et monsieur votre père… — Cruchot, êtes-vous bien sûr de cela, pour en parler ainsi devant un enfant ? — Laissez-moi dire, Grandet. — Oui, oui, mon ami. Ni vous ni ma fille...

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Auguste de Villiers de L'Isle-Adam Contes cruels

À Monsieur Léon Dierx. Bonnes gens, vous qui passez, Priez pour les trépassés. Inscription au bord d'un grand chemin. Ô belles soirées! Devant les étincelants cafés des boulevards, sur les terrasses des glaciers en renom, que de femmes en toilettes voyantes, que d'élégants "flâneurs" se prélassent! Voici les petites vendeuses de fleurs qui circulent avec leurs corbeilles. Les belles désœuvrées acceptent ces fleurs qui passent, toutes cueillies, mystérieuses... - Mystérieuses? - Oui, s'il en fut! Il existe, sachez-le, souriantes liseuses, il existe, à Paris...

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Georges Bernanos : « La fugue », extrait de Monsieur Quine

Au fond, pense Philippe, leur nature m'embête. Je n'ai jamais aimé que les routes. La route, elle, sait ce qu'elle veut. Non pas demain : aujourd'hui. Aujourd'hui même. » « Aujourd'hui..., répète-t-il en hâtant le pas, comme enivré. Aujourd'hui même ! » La belle route ! La chère route ! Vertigineuse amie, promesse immense! L'homme qui l'a faite de ses mains pouce à pouce, fouillée jusqu'au coeur, jusqu'à son coeur de pierre puis enfin polie, caressée, ne...

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Les fées de Perrault

Les fées de Perrault : Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l'aînée lui ressemblait si fort d'humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son père pour la douceur et l'honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu'on eût su voir. Comme on...

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Molière, Le Bourgeois Gentilhomme, Acte II, scène 4, 1670.

Molière, Le Bourgeois Gentilhomme, Acte II, scène 4, 1670. MAITRE DE PHILOSOPHIE. - Que voulez-vous donc que je vous apprenne ? MONSIEUR JOURDAIN. - Apprenez-moi l'orthographe. MAITRE DE PHILOSOPHIE. - Très volontiers. MONSIEUR JOURDAIN. - Après, vous m'apprendrez l'almanach, pour savoir quand il y a de la lune et quand il n'y en a point. MAITRE DE PHILOSOPHIE. - Soit. Pour bien suivre votre pensée et traiter cette matière en philosophe, il faut commencer selon l'ordre des choses, par une...

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Marivaux, Préface à La Voiture embourbée, 1715.

Marivaux, Préface à La Voiture embourbée, 1715. Les premières lignes que j'adresse à mon ami, en commençant cette histoire, devraient m'épargner une préface; mais il en faut une : un livre imprimé, relié, sans préface, est-il un livre ? Non sans doute : il ne mérite point encore ce nom; c'est une manière de livre, livre sans brevet, ouvrage de l'espèce de ceux qui sont livres, ouvrage candidat, aspirant à le devenir, et qui...

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Mikhaïl BOULGAKOV : Le Roman de Monsieur de Molière, 1972.

Mikhaïl BOULGAKOV : Le Roman de Monsieur de Molière, 1972. « Qu'est-ce qui m'empêche de dire la vérité en riant ? » Horace. Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d'un premier enfant, un prématuré de sexe masculin. Je peux dire sans crainte de me tromper que si...

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Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Acte III, scène 8.

Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Acte III, scène 8. Dorante / Silvia [...] SILVIA. [...] - Que vous importent mes sentiments ? DORANTE. - Ce qu'ils m'importent, Lisette ? peux-tu douter encore que je ne t'adore ? SILVIA. - Non, et vous me le répétez si souvent que je vous crois; mais pourquoi m'en persuadez-vous,...

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Musset : On ne badine pas avec l'amour (1834), Acte III, scène 3.

Musset : On ne badine pas avec l'amour (1834), Acte III, scène 3. Camille (cachée) / Perdican / Rosette [Une jeune aristocrate, Camille, et son cousin Perdican s'affrontent sur leur conception de l'amour. Il goûte le badinage et la liberté. Elle a été influencée par le pessimisme des religieuses de son couvent et le juge incapable d'une passion sincère. Par...

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Giraudoux : Intermezzo (1933), Acte III, scène 3.

Giraudoux : Intermezzo (1933), Acte III, scène 3. Isabelle / Le Contrôleur [...] La porte s'ouvre doucement et donne passage au Contrôleur. Il est en jaquette. Il tient dans ses mains, qui sont gantées beurre frais1, son melon2 et une canne à pomme d'or. Isabelle s'est tournée vers lui. LE CONTRÔLEUR. - Pas un mot, Mademoiselle ! Je vous en supplie, pas un mot ! Pour le moment, je ne vous vois pas, je ne vous entends...

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Marivaux : Les Fausses confidences (1737), acte II, scène 13.

Marivaux : Les Fausses confidences (1737), acte II, scène 13. ARAMINTE. - [...] toute réflexion faite, je suis déterminée à épouser le Comte. DORANTE, d'un ton ému. - Déterminée, Madame ! ARAMINTE. - Oui, tout à fait résolue. Le Comte croira que vous y avez contribué je le lui dirai même, et je vous garantis que vous resterez ici; je vous le promets. (A part.) Il change de couleur. DORANTE. - Quelle différence pour moi, Madame...

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Marivaux (1688-1763), L'île des esclaves (1725).

Marivaux (1688-1763), L'île des esclaves (1725). Scène 1 IPHICRATE. Eh ! ne perdons point de temps, suis-moi, ne négligeons rien pour nous tirer d'ici ; si je ne me sauve, je suis perdu, je ne reverrai jamais Athènes, car nous sommes dans l'île des Esclaves. ARLEQUIN. Oh, oh ! Qu'est-ce que c'est que cette race-là ? IPHICRATE. Ce sont des esclaves de la Grèce révoltés contre leurs maîtres, et qui depuis cent ans sont venus s'établir dans une île,...

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Extrait de Bel-Ami de Maupassant

Extrait de Bel-Ami de Maupassant : « Bel-Ami, à genoux à côté de Suzanne, avait baissé le front. Il se sentait en ce moment presque croyant, presque religieux, plein de reconnaissance pour la divinité qui l'avait ainsi favorisé, qui le traitait avec ces égards. Et sans savoir au juste à qui il s'adressait, il la remerciait de son succès. [...] Soudain il aperçut Mme de Marelle; et le souvenir de...

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Extrait de Madame Bovary où le pédantisme ampoulé du pharmacien Homais signale sa bêtise satisfaite.

Extrait de Madame Bovary où le pédantisme ampoulé du pharmacien Homais signale sa bêtise satisfaite. « Ah ! vous trouverez bien des préjugés à combattre, monsieur Bovary; bien des entêtements de la routine, où se heurteront quotidiennement tous les efforts de votre science; car on a recours encore aux neuvaines, aux reliques, au curé, plutôt que de venir naturellement chez le médecin ou chez le pharmacien. Le climat, pourtant, n'est point, à vrai dire,...

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Stendhal, Le Rouge et le Noir, Partie II.

Stendhal, Le Rouge et le Noir, Partie II. Julien était un dandy maintenant, et comprenait l'art de vivre à Paris. Il fut d'une froideur parfaite envers Mlle de La Mole. Il parut n'avoir gardé aucun souvenir des temps où elle lui demandait si gaiement des détails sur sa manière de tomber de cheval [Variante : avec grâce]. Mlle de La Mole le trouva grandi et pâli. Sa taille, sa tournure n'avaient plus rien du provincial; il...

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