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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Les chimères) - En wagon

Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Les chimères) - En wagon

Du wagon sombre où rien ne bouge, où rien ne luit,
Las des rêves, mauvais compagnons pour la nuit,
Le voyageur, avec le jour, cherchant l'espace,
Salue en souriant la campagne qui passe :
Les arbres, les moissons hautes, l'azur des prés
Lointains, sur le penchant des coteaux diaprés,
Les villages qui sont tout proches de la route,
Les troupeaux ruminants et doux, mis...

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Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Les chimères) - Le carreau

Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Les chimères) - Le carreau

Derrière l'épaisseur lucide du carreau
Un paysage grêle, une miniature,
Fait voir chaque détail plus petit que nature
Et tient entre les quatre arêtes du barreau.

Ce transparent posé d'aplomb sur le tableau
Montre un ciel triste encore et d'une couleur dure,
Des gens qui vont, les champs, des arbres en bordure,
Et les flaques de pluie où l'azur luit dans...

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Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Tableaux parisiens) - Les fleurs de paris

Albert MÉRAT (1840-1909) (Recueil : Tableaux parisiens) - Les fleurs de paris

A Sully Prudhomme.

Pour faire tous les coeurs contents
Avril revient. C'est le printemps
Qui pleure, qui rit et barbotte,
Et qui, chargé de falbalas,
Nous offre ses premiers lilas
"Fleurissez-vous ! deux sous la...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - L'automne

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - L'automne

Le parc bien clos s'emplit de paix et d'ombre lente :
Un vent grave a soufflé sur le naïf orgueil
Du lys et la candeur de la rose insolente ;
Mais les arbres sont beaux comme des rois en deuil.

Encore un soir ! Des voix éparses dans l'automne
Parlent de calme espoir et d'oubli ; l'on dirait
Qu'un verbe de...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - L'Étoile du Berger

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - L'Étoile du Berger

Un calme soir caresse au loin les belles plaines ;
L'Étoile du Berger, au fond du ciel d'été,
Comme un signe de gloire et de félicité
Resplendit sur les prés et sur les granges pleines.

Grande et droite sous le fardeau des lourdes gerbes,
Une fille aux pieds nus, d'un pas robuste et lent,
S'avance dans les champs silencieux,...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - L'étrangère

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - L'étrangère

En son manteau d'argent tissé par les prêtresses,
La vierge s'en allait vers les jeunes cités,
Et la nuit l'effleurait de mystiques caresses,
Et le vent lui parlait de longues voluptés.

Or, c'était en un siècle où les rois faisaient taire
Les joueurs de syrinx épars dans le printemps ;
Les sages enseignaient aux peuples de la terre
L'horreur...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - La dame en deuil

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - La dame en deuil

La dame en deuil, parmi les glycines des treilles,
Erre languissamment dans les longues allées
Où des senteurs de fruits et de grappes foulées
Flottent en l'air vibrant d'une rumeur d'abeilles.

Ses mains blondes avec une lente indolence
Saccagent en passant des lys et des verveines,
Et chaque fois qu'au loin sonnent les heures vaines
Ses...

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Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Réminiscences épiques

Éphraïm MIKHAËL (1866-1890) - Réminiscences épiques

Je préfère aux beautés des Artémis divines
Le corps mièvre et danseur des filles de Paris ;
J'aime les yeux rieurs et les voilettes fines,
Les contours estompés par la poudre de riz.

J'aime l'ambre et le musc plus que l'antique myrrhe ;
Pour moi, la nudité des nymphes ne vaut pas
Une robe moulant un beau corps, et...

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Charles-Hubert MILLEVOYE (1782-1816) - Epitaphe d'un enfant

Charles-Hubert MILLEVOYE (1782-1816) - Epitaphe d'un enfant

Sous ce champêtre monument
Repose une fille encor chère ;
Elle n'a vécu qu'un moment :
Plaignez sa mère....

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Charles-Hubert MILLEVOYE (1782-1816) - Les J'ai vu

Charles-Hubert MILLEVOYE (1782-1816) - Les J'ai vu

de la promenade de Longchamp

J'ai vu cette brillante fête,
Fête des grâces, des amours,
Que trois mois d'avance on apprête,
Et dont on s'occupe trois jours.
J'ai vu la beauté sous les armes,
Rassemblant tous ses traits vainqueurs,
Doubler le pouvoir de ses charmes
Pour venir assiéger les coeurs.
J'ai vu la toilette nouvelle,...

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Jean MOLINET (1435-1507) - La ressource du petit peuple

Jean MOLINET (1435-1507) - La ressource du petit peuple

VÉRITÉ

Princes puissants qui trésors affinez
Et ne finez de forger grands discors,
Qui dominez, qui le peuple aminez,
Qui ruminez, qui gens persécutez,
Et tourmentez les âmes et les corps,
Tous vos recors sont de piteux ahors ;
Vous êtes hors d'excellence boutez :
Pauvres gens sont à tous lieux reboutez.

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Frédéric MONNERON (1813-1837) - A vous

Frédéric MONNERON (1813-1837) - A vous

(extrait)

... Quand sur les champs du soir la brume étend ses voiles,
Lorsque, pour mieux rêver, la Nuit au vol errant,
Sur le pâle horizon détache en soupirant
Une ceinture d'or de sa robe d'étoiles ;

Lorsque le crépuscule entr'ouvre, aux bords lointains,
Du musical éther les portes nuageuses ;
Alors, avec les vents, les âmes voyageuses
Vont chercher...

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Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Enone au clair visage) - Autrefois je tirais ...

Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Enone au clair visage) - Autrefois je tirais ...

Autrefois je tirais de mes flûtes légères
Des fredons variés qui plaisaient aux bergères
Et rendaient attentifs celui qui dans la mer
Jette ses lourds filets et celui qui en l'air
Dresse un piège invisible et ceux qui d'aiguillons
Poussent parmi les champs les boeufs creuse-sillons.
Priape même, alors, sur le seuil d'un verger,
En bois dur figuré, semblait m'encourager.

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Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Eriphyle et sylves nouvelles) - La plainte d'Hyagnis

Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Eriphyle et sylves nouvelles) - La plainte d'Hyagnis

Substance de Cybèle, ô branches, ô feuillages,
Aériens berceaux des rossignols sauvages,
L'ombre est déjà menue à vos faîtes rompus,
Languissants vous pendez et votre vert n'est plus.
Et moi je te ressemble, automnale nature,
Mélancolique bois où viendra la froidure.

Je me souviens des jours que mon jeune printemps
Ses brillantes couleurs remirait aux étangs,
Que par...

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Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Stances) - Les branches en arceaux ...

Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Stances) - Les branches en arceaux ...

Les branches en arceaux quand le printemps va naître,
Les ronces sur le mur, le pâturage herbeux,
Les sentiers de mulets, et cet homme champêtre
Qui, pour fendre le sol, guide un couple de boeufs,

La nuit sur la jetée où le phare s'allume,
Et l'horizon des flots lorsque le jour paraît ; -
Qu'importe ! Je respire,...

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Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Stances) - Nuages qu'un beau jour à présent environne

Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Stances) - Nuages qu'un beau jour à présent environne

Nuages qu'un beau jour à présent environne,
Au-dessus de ces champs de jeune blé couverts,
Vous qui m'apparaissez sur l'azur monotone,
Semblables aux voiliers sur le calme des mers ;

Vous qui devez bientôt, ayant la sombre face
De l'orage prochain, passer sous le ciel bas,
Mon coeur vous accompagne, ô...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Idylle

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Idylle

A quoi passer la nuit quand on soupe en carême ?
Ainsi, le verre en main, raisonnaient deux amis.
Quels entretiens choisir, honnêtes et permis,
Mais gais, tels qu'un vieux vin les conseille et les aime ?

RODOLPHE

Parlons de nos amours ; la joie et la beauté
Sont mes dieux les plus chers, après la liberté.
Ébauchons,...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - La nuit d'août

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - La nuit d'août

LA MUSE

Depuis que le soleil, dans l'horizon immense,
A franchi le Cancer sur son axe enflammé,
Le bonheur m'a quittée, et j'attends en silence
L'heure où m'appellera mon ami bien-aimé.
Hélas ! depuis longtemps sa demeure est déserte ;
Des beaux jours d'autrefois rien n'y semble vivant.
Seule, je viens encor, de...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - Sonnet : Que j'aime le premier frisson d'hiver...

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Premières poésies) - Sonnet : Que j'aime le premier frisson d'hiver...

Que j'aime le premier frisson d'hiver ! le chaume,
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Au fond du vieux château s'éveille le foyer ;

C'est le temps de la ville. - Oh ! lorsque l'an dernier,
J'y revins, que je...

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Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Souvenir

Alfred de MUSSET (1810-1857) (Recueil : Poésies nouvelles) - Souvenir

J'espérais bien pleurer, mais je croyais souffrir
En osant te revoir, place à jamais sacrée,
O la plus chère tombe et la plus ignorée
Où dorme un souvenir !

Que redoutiez-vous donc de cette solitude,
Et pourquoi, mes amis, me preniez-vous la main,
Alors qu'une si douce et si vieille habitude
Me montrait ce chemin ?

Les voilà,...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Bergère

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Bergère

Vous que j'aimai sous les grands houx,
Aux soirs de bohème champêtre,
Bergère, à la mode champêtre,
De ces soirs vous souvenez-vous ?
Vous étiez l'astre à ma fenêtre
Et l'étoile d'or dans les houx.

Aux soirs de bohème champêtre
Vous que j'aimai sous les grands houx,
Bergère, à la mode champêtre,
Où donc maintenant êtes-vous ?
- Vous êtes l'ombre à...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Premiers poèmes) - C'était l'automne...et les feuilles tombaient toujours

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Premiers poèmes) - C'était l'automne...et les feuilles tombaient toujours

L'ANGÉLUS sonnait, et l'enfant sur sa couche de douleur
souffrait d'atroces maux ; il avait à peine quinze ans, et les
froids autans contribuaient beaucoup à empirer son mal.

Mais pourtant sa mère qui se lamentait au pied du
lit, l'attristait encore plus profondément et augmentait en
quelque sorte sa douleur.

Soudain, joignant ses...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Le boeuf spectral

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Le boeuf spectral

Le grand boeuf roux aux cornes glauques
Hante là-bas la paix des champs,
Et va meuglant dans les couchants
Horriblement ses râles rauques.

Et tous ont tu leurs gais colloques
Sous l'orme au soir avec leurs chants.
Le grand boeuf roux aux cornes glauques
Hante là-bas la paix des champs.

Gare, gare aux desseins méchants!
Belles en...

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Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Rêve de Watteau

Emile NELLIGAN (1879-1941) (Recueil : Motifs poétiques) - Rêve de Watteau

Quand les pastours, aux soirs des crépuscules roux
Menant leurs grands boucs noirs aux râles d'or des flûtes,
Vers le hameau natal, de par delà les buttes,
S'en revenaient, le long des champs piqués de houx ;

Bohèmes écoliers, âmes vierges de luttes,
Pleines de blanc naguère et de jours sans courroux,
En rupture d'étude, aux bois jonchés de brous

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Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Odelettes) - Caligula - IIème chant

Gérard de NERVAL (1808-1855) (Recueil : Odelettes) - Caligula - IIème chant

De roses vermeilles
Nos champs sont fleuris,
Et le bras des treilles
Tend à nos corbeilles
Ses raisins mûris.

Puisque chaque année
Jetant aux hivers
Sa robe fanée,
Renaît couronnée
De feuillages verts,

Puisque toute chose
S'offre à notre main
Pour qu'elle en dispose,
Effeuillons la rose,
Foulons le raisin...

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