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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Jean GODARD (1564-1630) - Tantôt pour vous trouver entrant en votre salle

Jean GODARD (1564-1630) - Tantôt pour vous trouver entrant en votre salle

Tantôt pour vous trouver entrant en votre salle
J'ai vu entre plusieurs votre image et tableau
Qui montre au naturel votre visage beau,
Qui eût bien fait quitter au Thébain son Omphale.

Si tôt que je l'ai vu je suis devenu pâle,
Le corps m'a frissonné et dessous le chapeau
Le poil me...

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Jean GODARD (1564-1630) - Tu disais vrai, ô divin Pythagore

Jean GODARD (1564-1630) - Tu disais vrai, ô divin Pythagore

Tu disais vrai, ô divin Pythagore,
De corps en corps les âmes vont errant,
Quand un sommeil sille notre oeil mourant,
Sommeil de fer yvré de mandragore.

Dedans le corps de ma belle Pandore
Se mit l'esprit, lequel pierre me rend,
De la Gorgone au regard empierrant,
Bien que son chef sans serpents se...

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Jean GODARD (1564-1630) - Un jeune Icare englouti dans la mer

Jean GODARD (1564-1630) - Un jeune Icare englouti dans la mer

Un jeune Icare englouti dans la mer
Un chaud soleil sentit à son dommage,
Moi j'en sens deux à qui je fais hommage,
Dans l'air d'amour voulant trop haut ramer.

Fol est celui qui veut trop haut aimer :
En haute mer plus cruel est l'orage.
On doit partout modérer son courage,
Aux hauts...

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Jean GODARD (1564-1630) - Un peu devant le jour quand l'Aube bigarrée

Jean GODARD (1564-1630) - Un peu devant le jour quand l'Aube bigarrée

Un peu devant le jour quand l'Aube bigarrée
De brun, blanc, jaune et bleu montre son front brillant,
Éclaircissant le ciel du côté d'Orient,
Et quand le soleil sort de la mer azurée,

Je songeais ce matin que j'étais à l'entrée
Du beau verger d'Amour, et qu'un désir ardent
Me fit entrer au fond...

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Jean GODARD (1564-1630) - Un peu devant que l'aube amenât la journée

Jean GODARD (1564-1630) - Un peu devant que l'aube amenât la journée

Un peu devant que l'aube amenât la journée,
Naguère je songeais dans un lit en dormant
Qu'un vilain me suivait, mais courant vitement
Que j'avais devant lui bonne place gagnée.

Ainsi courant j'avise une colombe ornée
D'un plumage neigeux, que bien habilement
J'empoigne de ma main, et puis soudainement
Lors ma course et ma...

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Jean GODARD (1564-1630) - Voici le jour, voici l'heure venue

Jean GODARD (1564-1630) - Voici le jour, voici l'heure venue

Voici le jour, voici l'heure venue
Que tu promis me donner un baiser.
Çà je le veux, me veux-tu refuser
Ce qui est mien par raison trop connue ?

Dea qu'est ceci ? hé quelle épaisse nue
Sille tes yeux et se vient opposer
A ta raison, l'empêchant d'aviser
Que ce qu'on dit doit...

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Jean GODARD (1564-1630) - Vous qui voulez savoir que c'est que de l'amour

Jean GODARD (1564-1630) - Vous qui voulez savoir que c'est que de l'amour

Vous qui voulez savoir que c'est que de l'amour,
Je le vous vais ici tout maintenant décrire.
C'est un vrai doux amer, c'est un triste sourire ;
C'est l'aigle du Caucase et le bourreau vautour.

C'est sans cesse espérer et craindre tour à tour ;
C'est plaindre son malheur et se plaire au...

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Jean GODARD (1564-1630) - Voyez au vif le portrait d'un amant

Jean GODARD (1564-1630) - Voyez au vif le portrait d'un amant

Voyez au vif le portrait d'un amant :
Je pleure et ris, je loue et vitupère,
Un même objet m'est funèbre et prospère,
Je perds courage et je vais m'animant.

Mon coeur, mes yeux s'en vont partout semant
Et feux, et flots ; mon âme est le repaire
D'espoir et peur ; jamais je ne...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Allons parmy les fleurs cueillir une guirlande

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Allons parmy les fleurs cueillir une guirlande

Allons parmy les fleurs cueillir une guirlande,
Afin d'en couronner la Reine des Beautez ;
Sois Venus, soit Phillis, à qui les Royautez
Vont indifferemment presenter leur offrande.

Les Graces, et l'Amour, seront de nostre bande ;
Les jeux, et les plaisirs suivront de tous costez :
La saison...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Carite) - Carite l'autre jour si pompeuse et si belle

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Carite) - Carite l'autre jour si pompeuse et si belle

Carite l'autre jour si pompeuse et si belle,
De la terre, et du Ciel montroit tous les tresors ;
Quand je me laissay vaincre aux amoureux transports,
Qui m'en firent pretendre une faveur nouvelle.

Mais j'en fus repoussé d'une main si cruelle,
Et d'un si rude coup je...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Carite) - Carite pour jamais a quitté ces fontaines

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Carite) - Carite pour jamais a quitté ces fontaines

Carite pour jamais a quitté ces fontaines,
Où ses yeux faisaient voir deux soleils dans les eaux.
Voilà bien le rivage, où parmi les roseaux,
Les zéphirs, pour l'ouïr, retenaient leurs haleines.

Voilà bien les forêts, dont les cimes hautaines
Semblaient porter sa gloire aux célestes flambeaux.
Mais...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Ce qui doit m'étonner excite mon courage

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Ce qui doit m'étonner excite mon courage

Ce qui doit m'étonner excite mon courage,
Et ma témérité me conduit au cercueil ;
Je sers une beauté plus dure qu'un écueil,
Et l'amour se conserve où l'espoir fait naufrage.

Aveugle passion, fureur, manie et rage,
Vous faites que j'adore un insensible orgueil.
Le plus cruel abord...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - Cette source de mort, cette homicide peste

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - Cette source de mort, cette homicide peste

Cette source de mort, cette homicide peste,
Ce péché, dont l'enfer a le monde infecté,
M'a laissé, pour tout être, un bruit d'avoir été,
Et je suis de moi-même une image funeste.

L'auteur de l'univers, le monarque céleste,
S'était rendu visible en ma seule beauté
Ce vieux titre d'honneur...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Durant la belle nuit, dont mon ame ravie

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Durant la belle nuit, dont mon ame ravie

Durant la belle nuit, dont mon ame ravie
Preferoit les clartez à celles d'un beau jour,
J'escoutois murmurer, au milieu de la Cour,
Mille voix de loüange, et mille autres d'envie.

Je ne sçay quelles morts plus douces que la vie,
Faisoient sentir aux coeurs les charmes...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - Je vogue sur la mer, où mon âme craintive

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - Je vogue sur la mer, où mon âme craintive

Je vogue sur la mer, où mon âme craintive,
Aux jours les plus sereins, voit les vents se lever.
Pour vaincre leurs efforts, j'ai beau les observer,
Ma force, ou ma prudence, est ou faible, ou tardive.

Je me laisse emporter à l'onde fugitive,
Parmi tous les dangers...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - La voix qui retentit de l'un à l'autre Pole

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - La voix qui retentit de l'un à l'autre Pole

La voix qui retentit de l'un à l'autre Pole,
La terreur et l'espoir des vivans et des morts,
Qui du rien sçait tirer les esprits et les corps,
Et qui fit l'Univers, d'une seule parole.

La voix du Souverain, qui les cedres desole,
Cependant que l'espine estale ses...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets divers) - Messagers du sommeil, allez à la mal'heure

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets divers) - Messagers du sommeil, allez à la mal'heure

Messagers du sommeil, allez à la mal'heure,
Annoncez le desastre aux coupables humains,
Et sans nous estonner de vos fantosmes vains,
Rendez nostre aventure ou douteuse, ou meilleure.

Apollon ne void point vostre sombre demeure,
Pour vous communiquer ses Oracles certains.
Quelle part avons nous à vos antres lointains ?
Affligez...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Quand je la vois briller sous un voile funeste

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Quand je la vois briller sous un voile funeste

Quand je la vois briller sous un voile funeste,
Comme une autre Diane, au milieu de la nuit,
Quelle est mon aventure ? à quoi suis-je réduit ?
Je demeure confus, sans parole, et sans geste.

Vous à qui sa rigueur jamais rien ne conteste,
Vous en...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Une effroyable horreur couvrait la terre et l'onde

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets de Phillis) - Une effroyable horreur couvrait la terre et l'onde

Une effroyable horreur couvrait la terre et l'onde
Et déjà les démons menaient par l'univers
Les funestes oiseaux, les fantômes divers,
Et des songes légers la troupe vagabonde,

Quand Morphée emprunta la chevelure blonde,
Les roses et les lys qui n'ont jamais d'hiver,
Et mille autres appas...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - Une fleur passagère, une vaine peintur

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets chrétiens) - Une fleur passagère, une vaine peintur

Une fleur passagère, une vaine peinture,
Faisaient de mes beaux jours les plus douces clartés,
Et dans un labyrinthe, errant de tous côtés,
Je faisais de mon sort la douteuse aventure.

Sans aucun soin du temps, ni de la sépulture,
La fureur m'emportait parmi les vanités,
Et toujours soupirant après...

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Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets divers) - Vous implorez en vain, pauvre troupe insensée

Jean Ogier de GOMBAULD (1588-1666) (Recueil : Sonnets divers) - Vous implorez en vain, pauvre troupe insensée

Vous implorez en vain, pauvre troupe insensée,
Un injuste secours, par un injuste effort
La pitié qui previent le moment de la mort,
Quant c'est pour un amant, elle est trop avancée.

Vous m'appellez cruelle, et vostre ame offencée
Accuse mes rigueurs de son funeste sort.
Le Ciel en...

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Jean GOUDEZKI (1866-1934) - Invitation

Jean GOUDEZKI (1866-1934) - Invitation

Je t'attends samedi, car Alphonse Allais, car
A l'ombre, à Vaux, l'on gèle. Arrive. Oh ! la campagne !
Allons - bravo ! - longer la rive au lac, en pagne ;
Jette à temps, ça me dit, carafons à l'écart.

Laisse aussi sombrer tes déboires, et dépêche !
L'attrait (puis, sens !) : une omelette au lard nous rit,

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Jean-Baptiste Willart de GRECOURT (1683-1743) - Le papillon et les tourterelles

Jean-Baptiste Willart de GRECOURT (1683-1743) - Le papillon et les tourterelles

Un papillon, sur son retour,
Racontait à deux tourterelles,
Combien dans l'âge de l'amour
Il avait caressé de belles :
"Aussitôt aimé qu'amoureux,
Disait-il, ô l'aimable chose !
Lorsque, brûlant de nouveaux feux,
Je voltigeais de rose en rose !
Maintenant on me suit partout,
Et partout aussi je m'ennuie ;
Ne verrai-je jamais le bout
D'une si languissante vie ?"

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Jeanne-Marie GUYON (1648-1717) - Ôtez la rouille et il se formera un vase très pur

Jeanne-Marie GUYON (1648-1717) - Ôtez la rouille et il se formera un vase très pur

Hélas ! mon coeur est plein de rouille,
Que cause ma propriété :
Si j'ai de vos dons, je les souille ;
Mettez-le, Mon Seigneur, dans votre vérité.

Ah ! faites-le passer sous la meule avec l'eau ;
N'épargnez point les coups, mais lavez son ordure ;
Non, ce n'est pas assez ; formez-en un...

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Isaac HABERT (1560-1615) - L'on ne voit rien que feux, l'air est tout enflammé

Isaac HABERT (1560-1615) - L'on ne voit rien que feux, l'air est tout enflammé

Sur les feux de la Saint-Jean

L'on ne voit rien que feux, l'air est tout enflammé,
Le ciel est tout rougi, à peine la lumière
Des astres apparaît, l'ombre s'enfuit derrière.
Cette nuit-ci ressemble un beau jour allumé !

Mais hélas ! dedans moi Amour trop animé
Fait croître à...

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