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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Etienne JODELLE (1532-1573) (Recueil : Les Amours) - Si quelqu'un veut savoir qui me lie et enflamme

Etienne JODELLE (1532-1573) (Recueil : Les Amours) - Si quelqu'un veut savoir qui me lie et enflamme

Si quelqu'un veut savoir qui me lie et enflamme,
Qui esclave a rendu ma franche liberté,
Et qui m'a asservi, c'est l'exquise beauté,
D'une que jour et nuit j'invoque et je réclame.

C'est Le feu, c'est Le noeud, qui lie ainsi mon âme,
Qui embrase mon coeur, et le tient garotté

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les vers héroïques) - L'extase d'un baiser

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les vers héroïques) - L'extase d'un baiser

Au point que j'expirais, tu m'as rendu le jour
Baiser, dont jusqu'au coeur le sentiment me touche,
Enfant délicieux de la plus belle bouche
Qui jamais prononça les Oracles d'Amour.

Mais tout mon sang s'altère, une brûlante fièvre
Me ravit la couleur et m'ôte la raison ;
Cieux ! j'ai pris à la...

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Plaintes d'Acante) - La négligence avantageuse

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Plaintes d'Acante) - La négligence avantageuse

Je surpris l'autre jour la Nymphe que j'adore
Ayant sur une jupe un peignoir seulement,
Et la voyant ainsi, l'on eût dit proprement
Qu'il sortait de son lit une nouvelle Aurore.

Ses yeux que le sommeil abandonnait encore,
Ses cheveux autour d'elle errant confusément
Ne lièrent mon coeur que plus étroitement,
Ne firent...

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les vers héroïques) - Sujet de la comédie des fleurs

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les vers héroïques) - Sujet de la comédie des fleurs

L'auteur étant prié par des belles dames de leur faire promptement
une pièce de théâtre pour représenter à la campagne, et se voyant
pressé de leur écrire le sujet qu'il avait choisi pour cette comédie,
à laquelle il n'avait point pensé, leur envoya les vers qui suivent.


Puisqu'il vous...

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les vers héroïques) - Sur la fin de son cours le Soleil sommeillait

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les vers héroïques) - Sur la fin de son cours le Soleil sommeillait

Sur la fin de son cours le Soleil sommeillait
Et déjà ses coursiers abordaient la marine,
Quand Élise passa dans un char qui brillait
De la seule splendeur de sa beauté divine.

Mille appas éclatants qui font un nouveau jour
Et qui sont couronnés d'une grâce immortelle,...

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Joachim Bernier de LA BROUSSE (x-1623) - Arbres qui lamentez la cruelle infortune

Joachim Bernier de LA BROUSSE (x-1623) - Arbres qui lamentez la cruelle infortune

Arbres qui lamentez la cruelle infortune
De ce pauvre garçon, qui trop audacieux,
Dans le tour recourbé du grand plancher des cieux
Osa pousser le char du frère de la Lune,

Plus ne pleurez sa mort, plus grande est ma fortune,
Mais sourcez avec moi un fleuve de vos yeux.
J'ai comme lui, chétif, visité les hauts...

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Joachim Bernier de LA BROUSSE (x-1623) - Déjà le ciel prenait sa cape noire

Joachim Bernier de LA BROUSSE (x-1623) - Déjà le ciel prenait sa cape noire

Déjà le ciel prenait sa cape noire,
Le blond Soleil sommeillait sous les eaux,
Quand mon esprit au fort de ses travaux,
Songeant, brûlant, pressait ton corps d'ivoire.

Mais le pauvret, ruiné pour le croire,
Vit tout soudain au lever des chevaux,
Qui du clair Pô renomment les ruisseaux,
Réduire en...

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Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - L'Oyseau dont l'Arabie a fait si grande feste

Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - L'Oyseau dont l'Arabie a fait si grande feste

L'Oyseau dont l'Arabie a fait si grande feste,
Est de ce grand Heros le symbole asseuré.
Le Phenix est tout seul. Le Christ est figuré
Seul libre entre les morts par son Royal Prophete.

Le Phenix courageux se porte à sa defaite
Sur du bois parfumé : l'Amour demesuré

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Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - Ô Père dont jadis les mains industrieuses

Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - Ô Père dont jadis les mains industrieuses

Ô Père dont jadis les mains industrieuses
Cette vigne ont planté, vois comme au lieu du fruit
Qu'elle dût rapporter, ingrate elle produit
Pour couronner ton fils des ronces épineuses.

Ces épines étaient les peines crimineuses
Des révoltes de l'homme au paradis séduit :
Et ce Christ, qui sa coulpe et...

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Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Pseaumes de la Pénitence) - Psaume CI

Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Pseaumes de la Pénitence) - Psaume CI

Non autrement qu'on voit d'une torche allumée
Par le vague de l'air se perdre la fumée,
Ainsi j'ai vu mes jours se perdre en un moment :
Mes tristes os vidés d'humeurs et de mouëlles,
Décharnés, et recuits au feu de mon tourment
Sont prêts d'être allumés comme sèches brindèles.

La violente ardeur...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie cinquième

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie cinquième

J'avais cru jusqu'ici bien connaître l'amour :
Je me trompais, Clymène ; et ce n'est que d'un jour
Que je sais à quel point peuvent monter ses peines.
Non pas qu'ayant brûlé pour beaucoup d'inhumaines,
Un esclavage dur ne m'ait assujetti ;
Mais je compte pour rien tout ce que j'ai senti.
Des douleurs qu'on endure en...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie sixième

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie sixième

Pour M.L.C.D.C.

Vous demandez, Iris, ce que je fais :
Je pense à vous, je m'épuise en souhaits.
Etre privé de les dire moi-même,
Aimer beaucoup, ne point voir ce que j'aime,
Craindre toujours quelque nouveau rival,
Voilà mon sort. Est-il tourment égal ?
Un amant libre a le Ciel moins contraire :
Il...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie troisième

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie troisième

Me voici rembarqué sur la mer amoureuse,
Moi pour qui tant de fois elle fut malheureuse,
Qui ne suis pas encor du naufrage essuyé,
Quitte à peine d'un voeu nouvellement payé.
Que faire ? mon destin est tel qu'il faut que j'aime
On m'a pourvu d'un coeur peu content de lui-même,
Inquiet, et fécond en nouvelles...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Chameau et les Bâtons flottants

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Chameau et les Bâtons flottants

Le premier qui vit un Chameau
S'enfuit à cet objet nouveau ;
Le second approcha ; le troisième osa faire
Un licou pour le Dromadaire.
L'accoutumance ainsi nous rend tout familier.
Ce qui nous paraissait terrible et singulier
S'apprivoise avec notre vue,
Quand ce vient à la continue.
Et puisque nous voici tombés sur ce sujet,
On avait...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Mari, la Femme, et le Voleur

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Mari, la Femme, et le Voleur

Un Mari fort amoureux,
Fort amoureux de sa Femme,
Bien qu'il fût jouissant, se croyait malheureux.
Jamais oeillade de la Dame,
Propos flatteur et gracieux,
Mot d'amitié, ni doux sourire,
Déifiant le pauvre Sire,
N'avaient fait soupçonner qu'il fût vraiment chéri.
Je le crois, c'était un mari.
Il ne tint point à l'hyménée
Que content de sa...

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Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Amours de Narsize) - Bel albâtre vivant qu'un fin crêpe nous cache

Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Amours de Narsize) - Bel albâtre vivant qu'un fin crêpe nous cache

Bel albâtre vivant qu'un fin crêpe nous cache,
Qui vas toute blancheur ici-bas surpassant,
Admirable perron où l'amour tout-puissant
Les plus rebelles coeurs pour son trophée attache,

Il faut que je t'admire, encore que je sache
Que cent mille rigueurs à l'entour vont croissant,
D'où s'élance un...

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Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Amours de Caritée) - Deux femmes aujourd'hui me donnent espérance

Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Amours de Caritée) - Deux femmes aujourd'hui me donnent espérance

Deux femmes aujourd'hui me donnent espérance
De vaincre la rigueur de mon amoureux sort,
L'une est ma belle dame où Amour tient son fort,
La seconde Atropos qui notre fin avance.

Deux puissants Dieux aussi me donnent assurance
De porter à mon mal quelque peu de confort,
Amour est...

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Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Amours de Narsize) - Doux sommeil enchanteur qui silles la paupière

Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Amours de Narsize) - Doux sommeil enchanteur qui silles la paupière

Doux sommeil enchanteur qui silles la paupière
De celle que je vois doucement reposer,
Veuille d'avec son coeur la haine diviser
Qui la rend contre moi si cruelle et si fière,

Fais-lui voir en songeant mon âme prisonnière
Qu'un brûlant repentir vient partout embraser,
Et si cela ne peut...

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Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Diverses Amours) - Sentir d'un feu brûlant l'extrême violence

Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) (Recueil : Diverses Amours) - Sentir d'un feu brûlant l'extrême violence

Sentir d'un feu brûlant l'extrême violence
Sans qu'une mer de pleurs le puisse modérer,
Plus on souffre de mal pouvoir moins soupirer,
Et celer dans le coeur ce qui plus vous offense.

Mourir près d'un sujet, languir en son absence,
Tantôt rougir, pâlir, craindre et désespérer,
Et voir un autre...

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Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Elégies) - Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur

Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Elégies) - Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur

Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur,
Faisait brûler de sa flamme mon coeur,
En embrasant de sa cruelle rage
Mon sang, mes os, mon esprit et courage,
Encore lors je n'avais la puissance
De lamenter ma peine et ma souffrance ;
Encor Phébus, ami des lauriers verts,
N'avait permis que je fisse des vers.
Mais maintenant que sa fureur...

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Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Sonnets) - Depuis qu'Amour cruel empoisonna

Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Sonnets) - Depuis qu'Amour cruel empoisonna

Depuis qu'Amour cruel empoisonna
Premièrement de son feu ma poitrine,
Toujours brûlai de sa fureur divine,
Qui un seul jour mon coeur n'abandonna.

Quelque travail, dont assez me donna,
Quelque menace et prochaine ruine,
Quelque penser de mort qui tout termine,
De rien mon coeur ardent ne s'étonna.

Tant plus qu'Amour nous vient fort assaillir,
Plus il...

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Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Sonnets) - Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Sonnets) - Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien...

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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - L'éternel Quiproquo

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - L'éternel Quiproquo

Droite en selle
A passé
Mad'moiselle
Aïssé !

Petit cœur si joli !
Corps banal mais alacre !
Un colis
Dans un fiacre.

Ah ! les flancs
Tout brûlants
De fringales
Séminales,

Elle écoute
Par les routes
Si le cor
D'un Mondor

Ne s'exhale
Pas encor !
- Oh!...

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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Sancta simplicitas

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Des Fleurs de bonne volonté) - Sancta simplicitas

Passants, m'induisez point en beautés d'aventure,
Mon Destin n'en saurait avoir cure ;
Je ne peux plus m'occuper que des Jeunes Filles,
Avec ou sans parfum de famille.

Pas non plus mon chez moi, ces précaires liaisons,
Où l'on s'aime en comptant par saisons ;
L'Amour dit légitime est seul solvable ! car
Il est...

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Jean LAHOR (1840-1909) (Recueil : L'illusion) - Le poème

Jean LAHOR (1840-1909) (Recueil : L'illusion) - Le poème

Le soleil est ma chair, le soleil est mon coeur,
Le coeur du ciel, mon coeur saignant qui vous fait vivre,
Le soleil, vase d'or, où fume la liqueur
De mon sang, est la coupe où la terre s'enivre.

Les astres sont mes yeux, mes yeux toujours ouverts,
Toujours dardant sur vous leurs brûlantes prunelles,
Et mes grands yeux aimants versent sur...

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