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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931) (Recueil : Les floraisons matutinales) - Rayons d'octobre (I)

Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931) (Recueil : Les floraisons matutinales) - Rayons d'octobre (I)

Octobre glorieux sourit à la nature.
On dirait que l'été ranime les buissons.
Un vent frais, que l'odeur des bois fanés sature,
Sur l'herbe et sur les eaux fait courir ses frissons.

Le nuage a semé les horizons moroses,
De ses flocons d'argent. Sur la marge des prés,
Les derniers fruits d'automne, aux reflets verts et...

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Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931) (Recueil : Patrie intime) - Le ber

Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931) (Recueil : Patrie intime) - Le ber

La campagne, comme autrefois,
Avec le bahut, et le coffre,
Et l'armoire à vitrail, nous offre
Le ber à quenouilles de bois.

Dans le coeur d'un merisier rouge,
L'aïeul a taillé les morceaux ;
Et la courbe des longs berceaux
Illustre la naïve gouge.

Que la mère y couche un garçon,
Ou qu'une...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) - Lola de Valence

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) - Lola de Valence

Entre tant de beautés que partout on peut voir,
Je comprends bien, amis, que le désir balance ;
Mais on voit scintiller en Lola de Valence
Le charme inattendu d'un bijou rose et noir...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Les sept vieillards

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Les sept vieillards

A Victor Hugo

Fourmillante cité, cité pleine de rêves,
Où le spectre en plein jour raccroche le passant !
Les mystères partout coulent comme des sèves
Dans les canaux étroits du colosse puissant.

Un matin, cependant que dans la triste rue
Les maisons, dont la brume allongeait la hauteur,
Simulaient les deux quais d'une rivière...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Les métamorphoses du vampire

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Les métamorphoses du vampire

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le vin des chiffonniers

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le vin des chiffonniers

Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l'humanité grouille en ferments orageux,

On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête
Butant, et se cognant aux murs comme un poète,
Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets,

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le squelette laboureur

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le squelette laboureur

I

Dans les planches d'anatomie
Qui traînent sur ces quais poudreux
Où maint livre cadavéreux
Dort comme une antique momie,

Dessins auxquels la gravité
Et le savoir d'un vieil artiste,
Bien que le sujet en soit triste,
Ont communiqué la Beauté,

On voit, ce qui rend plus complètes
Ces mystérieuses horreurs,
Bêchant...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le poison

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le poison

Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Le spleen de Paris) - Le galant tireur

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Le spleen de Paris) - Le galant tireur

Comme la voiture traversait le bois, il la fit arrêter
dans le voisinage d'un tir, disant qu'il lui serait
agréable de tirer quelques balles pour tuer le Temps.
Tuer ce monstre-là, n'est-ce pas l'occupation la plus
ordinaire et la plus légitime de chacun ? - Et il offrit
galamment la main à sa chère, délicieuse et...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - La pipe

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - La pipe

Je suis la pipe d'un auteur ;
On voit, à contempler ma mine
D'Abyssinienne ou de Cafrine,
Que mon maître est un grand fumeur.

Quand il est comblé de douleur,
Je fume comme la chaumine
Où se prépare la cuisine
Pour le retour du laboureur.

J'enlace et je berce son âme

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Bénédiction

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Bénédiction

Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le Poète apparaît en ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :

- " Ah ! que n'ai-je mis bas tout un noeud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où...

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Auguste BARBIER (1805-1882) (Recueil : Iambes et Poèmes) - Le spleen

Auguste BARBIER (1805-1882) (Recueil : Iambes et Poèmes) - Le spleen

" C'est moi ; - moi qui, du fond des siècles et des âges,
Fis blanchir le sourcil et la barbe des sages ;
La terre à peine ouverte au soleil souriant,
C'est moi qui, sous le froc des vieux rois d'Orient,
Avec la tête basse et la face pensive,
Du haut de la terrasse et de la tour massive,
Jetai cette clameur...

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Auguste BARBIER (1805-1882) - La cuve

Auguste BARBIER (1805-1882) - La cuve

Il est, il est sur terre une infernale cuve,
On la nomme Paris ; c'est une large étuve,
Une fosse de pierre aux immenses contours
Qu'une eau jaune et terreuse enferme à triples tours
C'est un volcan fumeux et toujours en haleine
Qui remue à longs flots de la matière humaine ;
Un précipice ouvert à la corruption,
Où la...

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Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889) (Recueil : Poussières) - Te souviens-tu ?...

Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889) (Recueil : Poussières) - Te souviens-tu ?...

A Mademoiselle Marthe Brandès.

Te souviens-tu du soir, où près de la fenêtre
Ouverte d'un salon plein de joyeux ébats,
Tu n'avais pas seize ans... les avais-tu ?... Peut-être ?
Sous le rideau tombé, nous nous parlions tout bas ?...
Ce n'était pas l'amour que t'exprimait ma bouche,
Mon coeur était trop vieux, trop glacé,...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Rondeau : A Églé

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - Rondeau : A Églé

Entre les plis de votre robe close
On entrevoit le contour d'un sein rose,
Des bras hardis, un beau corps potelé,
Suave, et dans la neige modelé,
Mais dont, hélas ! un avare dispose.

Un vieux sceptique à la bile morose
Médit de vous et blasphème, et suppose
Qu'à la nature un peu d'art s'est mêlé
Entre les...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Réalisme

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Réalisme

Grâces, ô vous que suit des yeux dans la nuit brune
Le pâtre qui vous voit, par les rayons de lune,
Bondir sur le tapis folâtre des gazons,
Dans votre vêtement de toutes les saisons !
Et toi qui fais pâmer les fleurs quand tu respires,
Fleur de neige, ô Cypris ! toi, mère des sourires,
Dont le costume ancien, même après fructidor,
Se...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La ville enchantée

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La ville enchantée

Il est de par le monde une cité bizarre,
Où Plutus en gants blancs, drapé dans son manteau,
Offre une cigarette à son ami Lazare,
Et l'emmène souper dans un parc de Wateau.

Les centaures fougueux y portent des badines;
Et les dragons, au lieu de garder leur trésor,
S'en vont sur le...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - La pêche

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Les cariatides) - La pêche

Le pêcheur, vidant ses filets,
Voit les poissons d'or de la Loire
Glacés d'argent sur leur nageoire
Et mieux vêtus que des varlets.

Teints encor des ardents reflets
Du soleil et du flot de moire,
Le pêcheur, vidant ses filets,
Voit les poissons d'or de la Loire.

Les beaux captifs, admirez-les...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La corde roide

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - La corde roide

Du temps que j'en étais épris,
Les lauriers valaient bien leur prix.
A coup sûr on n'est pas un rustre
Le jour où l'on voit imprimés
Les poëmes qu'on a rimés :
Heureux qui peut se dire illustre !

Moi-même un instant je le fus.
J'ai comme un souvenir confus
D'avoir embrassé la Chimère.
J'ai mangé du sucre candi

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - L'amour à Paris

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - L'amour à Paris

Fille du grand Daumier ou du sublime Cham,
Toi qui portes du reps et du madapolam,
O Muse de Paris ! toi par qui l'on admire
Les peignoirs érudits qui naissent chez Palmyre,
Toi pour qui notre siècle inventa les corsets
A la minute, amour du puff et du succès !
Toi qui chez la comtesse...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Trente-six ballades joyeuses) - Ballade pour la servante du cabaret

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Trente-six ballades joyeuses) - Ballade pour la servante du cabaret

Ami, partez sans émoi ; l'Amour vous suit
Pour faire fête à votre belle hôtesse.
Vous dites donc qu'on aura cette nuit
Souper au vin du Rhin, grande liesse
Et cotillon chez une poëtesse.
Que j'aime mieux dans les quartiers lointains,
Au grand soleil ouvert tous les matins,
Ce cabaret flamboyant de Montrouge
Où la servante a des...

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Trente-six ballades joyeuses) - Ballade sur les hôtes mystérieux de la forêt

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Trente-six ballades joyeuses) - Ballade sur les hôtes mystérieux de la forêt

Il chante encor, l'essaim railleur des fées,
Bien protégé par l'épine et le houx
Que le zéphyr caresse par bouffées.
Diane aussi, l'épouvante des loups,
Au fond des bois cache son coeur jaloux.
Son culte vit dans plus d'une chaumière.
Quand les taillis sont baignés de lumière,
A l'heure calme où la lune paraît,
Échevelée à...

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Lazare de BAÏF (149x-1547) - Autre adieu

Lazare de BAÏF (149x-1547) - Autre adieu

Ô quel ennui à ceux de départir
Où ferme amour ne peut être offensée ;
Laquelle vient toutefois nous partir
Joie et douleur en secrète pensée.
Il est bien vrai que n'est pas compensée
La joie au mal qu'un chacun de nous porte.
Mais sûre foi de tant nous réconforte
Qu'il n'y a temps, longue absence ou demeure
Qui...

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Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Méline) - Quand le pilot voit le nord luire ès cieux

Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Méline) - Quand le pilot voit le nord luire ès cieux

Quand le pilot voit le nord luire ès cieux,
La calme mer ronfler sous la carène,
Un doux zéphyr soufrer la voile pleine,
Il vogue, enflant son coeur audacieux.

Le même aussi, quand le ciel pluvieux
Des vents félons meut l'orageuse haleine,
Qui bat les flancs de...

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Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Francine) - Francine a si bonne grace

Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Amours de Francine) - Francine a si bonne grace

Francine a si bonne grace,
Elle a si belle la face,
Elle a les sourcis tant beaux,
Et dessous, deux beaux flambeaux,
De qui la clarté seréne
Tout heur ou m'oste ou m'améne.
La belle n'a rien de fiel,
Elle est tout sucre et tout miel,
Et l'aleine qu'elle tire
Rien que parfuns ne respire.
Son baiser delicieux
C'est...

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