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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Honoré de BALZAC, Ursule Mirouët.

Honoré de BALZAC, Ursule Mirouët. Par un effet du hasard , qui se permet tout , Désiré vit Ursule sous le porche de la paroisse au moment où il passait , et resta stupéfait de sa beauté . Le mouvement du jeune avocat arrêta nécessairement la marche de ses parents . Obligée en donnant le bras à son parrain de tenir de la main droite son paroissien et de l' autre son ombrelle , Ursule déployait...

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Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Racine, Phèdre, acte V, scène 7 THESEE Hé bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie. Ah ! que j'ai lieu de craindre ! et qu'un cruel soupçon, L'excusant dans mon coeur, m'alarme avec raison ! Mais, Madame, il est mort, prenez votre victime : Jouissez de sa perte, injuste ou légitime. Je consens que mes yeux soient toujours abusés. Je le crois criminel puisque vous l'accusez. Son trépas à mes pleurs offre...

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Marivaux, Les Fausses Confidences, acte III, scène 8

Marivaux, Les Fausses Confidences, acte III, scène 8 ARAMINTE, MADAME ARGANTE, MONSIEUR REMY, LE COMTE, DORANTE, MARTON MARTON, froidement Ne vous pressez pas de le renvoyer, Madame ; voilà une lettre de recommandation pour lui, et c'est Monsieur Dorante qui l'a écrite. ARAMINTE, Comment ! MARTON, donnant la lettre au comte Un instant, Madame cela mérite d'être écouté. La lettre est de monsieur, vous dis je. LE COMTE, lit haut Je vous conjure mon cher ami , d'être demain...

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Flaubert, Un cœur simple - Des bœufs, étendus au milieu du gazon...

Flaubert, Un cœur simple - Des bœufs, étendus au milieu du gazon... Des boeufs, étendus au milieu du gazon, regardaient tranquillement ces quatre personnes passer. Dans la troisième pâture quelques-uns se levèrent, puis se mirent en rond devant elles. — « Ne craignez rien ! » dit Félicité ; et, murmurant une sorte de complainte, elle flatta sur l'échine ce-lui qui se trouvait le plus près ; il fit volte-face, les autres l'imitèrent. Mais, quand l'herbage...

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Rabelais, Pantagruel, chapitre 10

Rabelais, Pantagruel, chapitre 10 Vous avez entendu dire du bien de ce grand personnage, nommé Maitre Pantagruel, dont on a reconnu que la science surpassait, lors des grandes discussions publiques qu'il a soutenues contre tous, ce dont l'epoque actuelle est capable ? Je suis d'avis que nous rappelions et que nous conferions de cette affaire avec lui, car aucun homme n'en viendra jamais a bout, si celui-la ne le peut. » Tous les conseillers et docteurs y...

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Henri Barbusse, Le Feu, XX

Henri Barbusse, Le Feu, XX Brusquement, devant nous, sur toute la largeur de la descente, de sombres flammes s'élancent en frappant l'air de détonations épouvantables. En ligne, de gauche à droite, des fusants sortent du ciel, des explosifs de la terre. c'est un effroyable rideau qui nous sépare du monde, nous sépare de passé et de l'avenir. On s'erre, plantés au sol, stupéfiés par la nuée soudaine qui tombe de toutes parts; puis un effort...

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Aragon, "Elsa au Miroir"

C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or je croyais voir Ses patientes mains calmer un incendie C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit C'était au beau milieu de notre tragédie Qu'elle jouait un air de harpe sans y croire Pendant tout ce long jour assise a son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et...

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Léon-Paul Fargue - Nocturne

Léon-Paul Fargue - Nocturne Un long bras timbré d'or glisse du haut des arbres Et commence à descendre et tinte dans les branches. Les feuilles et les fleurs se pressent et s'entendent. J'ai vu l'orvet glisser dans la douceur du soir. Diane sur l'étang se penche et met son masque. Un soulier de satin court dans la clairière Comme un rappel de ciel qui rejoint l'horizon. Les barques de la nuit sont prêtes à partir. D'autres viendront s'asseoir sur la chaise de fer. D'autres verront...

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Louise ACKERMANN (1813-1890) (Recueil : Poésies philosophiques) - L'amour et la mort

Louise ACKERMANN (1813-1890) (Recueil : Poésies philosophiques) - L'amour et la mort

(A M. Louis de Ronchaud)

I

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font...

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Louise ACKERMANN (1813-1890) (Recueil : Poésies philosophiques) - Le positivisme

Louise ACKERMANN (1813-1890) (Recueil : Poésies philosophiques) - Le positivisme

Il s'ouvre par-delà toute science humaine
Un vide dont la Foi fut prompte à s'emparer.
De cet abîme obscur elle a fait son domaine ;
En s'y précipitant elle a cru l'éclairer.
Eh bien ! nous t'expulsons de tes divins royaumes,
Dominatrice ardente, et l'instant est venu
Tu ne vas plus savoir où loger tes fantômes ;

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Alphonse ALLAIS (1854-1905) - Rimes riches à l'oeil

Alphonse ALLAIS (1854-1905) - Rimes riches à l'oeil

L'homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l'homme à l'humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n'agis qu'à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu'ils soient de Château-l'Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d'où qu'ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares

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Michel ALTAROCHE (1811-1884) (Recueil : Chansons politiques) - La fête à l'Hôtel de Ville

Michel ALTAROCHE (1811-1884) (Recueil : Chansons politiques) - La fête à l'Hôtel de Ville

19 juin 1837

Accourez vite à nos splendides fêtes !
Ici banquets, là concert, ailleurs bal.
Les diamants rayonnent sur les têtes,
Le vin rougit les coupes de cristal.
Ce luxe altier qui partout se déroule,
Le peuple va le payer en gros sous.
Municipaux, au loin chassez la foule.

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Auguste ANGELLIER (1848-1911) (Recueil : Le chemin des saisons) - Le faisan doré

Auguste ANGELLIER (1848-1911) (Recueil : Le chemin des saisons) - Le faisan doré

Quand le Faisan doré courtise sa femelle,
Et fait, pour l'éblouir, la roue, il étincelle
De feux plus chatoyants qu'un oiseau de vitrail.
Dressant sa huppe d'or, hérissant son camail
Couleur d'aube et zébré de rayures d'ébène,
Gonflant suri plastron rouge ardent, il se promène,
Chaque aile soulevée, en hautaines allures ;
Son plumage...

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Les mois) - Mai

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Les mois) - Mai

Depuis un mois, chère exilée,
Loin de mes yeux tu t'en allas,
Et j'ai vu fleurir les lilas
Avec ma peine inconsolée.

Seul, je fuis ce ciel clair et beau
Dont l'ardente effluve me trouble,
Car l'horreur de l'exil se double
De la splendeur du renouveau.

En vain j'entends contre les vitres,

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Le Reliquaire) - Le lis

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Le Reliquaire) - Le lis

Hors du coffret de laque aux clous d'argent, parmi
Les fleurs du tapis jaune aux nuances calmées,
Le riche et lourd collier qu'agrafent deux camées,
Ruisselle et se répand sur la table à demi.

Un oblique rayon l'atteint. L'or a frémi.
L'étincelle s'attache aux perles parsemées,
Et midi darde moins de flèches enflammées
Sur le...

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Intimités) - Le crépuscule est triste et doux comme un adieu

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Intimités) - Le crépuscule est triste et doux comme un adieu

Le crépuscule est triste et doux comme un adieu.
A l'orient déjà, dans le ciel sombre et bleu
Où lentement la nuit qui monte étend ses voiles,
De timides clartés, vagues espoirs d'étoiles,
Contemplent l'occident clair encore, y cherchant
Le rose souvenir d'un beau soleil couchant.
Le vent du soir se tait. Nulle feuille ne tremble,
Même dans...

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : L'exilée) - La mémoire

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : L'exilée) - La mémoire

Souvent, lorsque la main sur les yeux je médite,
Elle m'apparaît, svelte et la tête petite,
Avec ses blonds cheveux coupés courts sur le front.
Trouverai-je jamais des mots qui la peindront,
La chère vision que malgré moi j'ai fuie ?
Qu'est auprès de son teint la rose après la pluie ?
Peut-on comparer même au chant du bengali
Son exotique accent, si clair et...

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Promenades et Intérieurs.) - L'Amazone

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Promenades et Intérieurs.) - L'Amazone

Devant le frais cottage au gracieux perron,
Sous la porte que timbre un tortil de baron,
Debout entre les deux gros vases de faïence,
L'amazone, déjà pleine d'impatience,
Apparaît, svelte et blonde, et portant sous son bras
Sa lourde jupe, avec un charmant embarras.
Le fin drap noir étreint son corsage, et le moule ;
Le mignon chapeau d'homme, autour duquel s'enroule
Un voile...

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Les mois) - Janvier

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Les mois) - Janvier

Songes-tu parfois, bien-aimée,
Assise près du foyer clair,
Lorsque sous la porte fermée
Gémit la bise de l'hiver,

Qu'après cette automne clémente,
Les oiseaux, cher peuple étourdi,
Trop tard, par un jour de tourmente,
Ont pris leur vol vers le Midi ;

Que leurs ailes, blanches de givre,
Sont lasses d'avoir voyagé ;

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François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Promenades et Intérieurs.) - Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle

François COPPÉE (1842-1908) (Recueil : Promenades et Intérieurs.) - Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle

Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc,
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel...

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Guillaume COLLETET (1598-1659) - Les deux soeurs

Guillaume COLLETET (1598-1659) - Les deux soeurs

De ces deux jeunes soeurs je possède l'aînée,
Sa beauté claire brune a tout ce que je veux,
Mais comme son amour m'engage dans ses noeuds
Mon amour la ravit et la tient enchaînée.

Sa cadette pourtant me semble si bien née,
Sa bonté naturelle est si douce à mes voeux,
Ses yeux ont tant de traits, ses...

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Guillaume COLLETET (1598-1659) - La nuit et le jour

Guillaume COLLETET (1598-1659) - La nuit et le jour

Claudine, absent de toi, je t'aperçois en songe,
Ton image éclatante erre devant mes yeux ;
Ainsi je vois de nuit la lumière des cieux,
Ou je flatte mes sens d'un si plaisant mensonge.

Mais, ô fureur d'amour qui me pique et me ronge !
Lorsque je vois sans toi le soleil radieux,
Je ne vois rien...

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Guillaume COLLETET (1598-1659) - De ces deux jeunes soeurs je possède l'aînée

Guillaume COLLETET (1598-1659) - De ces deux jeunes soeurs je possède l'aînée

De ces deux jeunes soeurs je possède l'aînée,
Sa beauté claire brune a tout ce que je veux,
Mais comme son amour m'engage dans ses noeuds,
Mon amour la ravit et la tient enchaînée.

Sa cadette pourtant me semble si bien née,
Sa bonté naturelle est si douce à mes voeux,
Ses yeux ont tant de traits, ses...

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Roger de COLLERYE (1470-1536) - Ballade

Roger de COLLERYE (1470-1536) - Ballade

Or qui m'aimera, si me suive,
Je suis Bon Temps, vous le voyez ;
En mon banquet nul n'y arrive
Pourvu qu'il se fume ou étrive,
Ou ait ses esprits fourvoyés.
Gens sans amour, gens dévoyés
Je ne veux ni ne les appelle,
Mais qu'ils soient jetés à la pelle.

Je ne semons en mon convive
Que...

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Roger de COLLERYE (1470-1536) - Bon temps

Roger de COLLERYE (1470-1536) - Bon temps

Or qui m'aimera, si me suive,
Je suis Bon Temps, vous le voyez ;
En mon banquet nul n'y arrive
Pourvu qu'il se fume ou écrive,
Ou ait ses esprits fourvoyés.
Gens sans amour, gens dévoyés
Je ne veux ni ne les appelle,
Mais qu'ils soient jetés à la pelle.

Je ne semons* en mon convive**

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