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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Gabriel DU BOIS-HUS (1599-1655) - La Nuit des nuits

Gabriel DU BOIS-HUS (1599-1655) - La Nuit des nuits

(Extraits)

Le jour, ce beau fils du Soleil,
Dont le visage non pareil
Donne le teint aux belles choses,
Prêt d'entrer en la mer, enlumine son bord
De ses dernières roses,
Et ses premiers rayons vont lui marquer le port.

Ce doux créateur des beautés,
Roi des glorieuses clartés,
Qui dessus nous sont répandues,
Nous donnant le...

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Pierre DUPONT (1821-1870) (Recueil : Chants et chansons) - Les boeufs

Pierre DUPONT (1821-1870) (Recueil : Chants et chansons) - Les boeufs

LES BOEUFS

J'ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d'érable,
L'aiguillon en branche de houx.
C'est par leur soin qu'on voit la plaine
Verte l'hiver, jaune l'été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d'argent qu'ils n'en ont coûté.
...

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Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : Huit chansons reverdies) - Le déboire

Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : Huit chansons reverdies) - Le déboire

Puis c'est l'heure et du temps qui passent
Un jour qui part, un jour qui vient,
Pour à tout faire de la place
Même à la peine ou au chagrin,

Et yeux déjà qui portent larmes
Pour le déboire qu'on attend,
Et fierté ici qui désarme
Lors plaie de coeur et plaie d'argent.
...

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Alphonse ESQUIROS (1814-1876) - Paris aux réverbères

Alphonse ESQUIROS (1814-1876) - Paris aux réverbères


Quid Romae faciam ?
...

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Jean-Pierre Claris de FLORIAN (1755-1794) (Recueil : Fables) - Les deux jardiniers

Jean-Pierre Claris de FLORIAN (1755-1794) (Recueil : Fables) - Les deux jardiniers

Deux frères jardiniers avaient par héritage
Un jardin dont chacun cultivait la moitié ;
Liés d'une étroite amitié,
Ensemble ils faisaient leur ménage.
L'un d'eux, appelé Jean, bel esprit, beau parleur,
Se croyait un très grand docteur ;
Et Monsieur Jean passait sa vie
A lire l'almanach, à regarder le temps
Et la girouette et les vents.
Bientôt, donnant l'essor à son...

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Charles FONTAINE (1515-158x) - Chant sur la naissance de Jean, second fils de l'auteur

Charles FONTAINE (1515-158x) - Chant sur la naissance de Jean, second fils de l'auteur

Mon petit fils, qui n'as encor rien vu,
A ce matin ton père te salue ;
Viens-t'en, viens voir ce monde bien pourvu
D'honneurs et biens qui sont de grant value ;
Viens voir la paix en
France descendue, Viens voir
François, notre roi et le tien,
Qui a la France ornée...

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Charles FONTAINE (1515-158x) - De la richesse et de la pauvreté dans le mariage

Charles FONTAINE (1515-158x) - De la richesse et de la pauvreté dans le mariage

On en voit trop qui, nouveaux mariés,
N'ont dix écus en leur bourse liés ;
Mais avec temps, amour et loyauté,
Acquièrent biens et richesse à planté.
Petit bien croît par amour et concorde.
Grand bien périt par haine et par discorde.
L'on voit souvent le pauvre vertueux
Haut élevé, le riche...

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Etienne FORCADEL (1518-1573) (Recueil : Epigrammes) - De Oluire, médecin, et Cacus, ancien voleur

Etienne FORCADEL (1518-1573) (Recueil : Epigrammes) - De Oluire, médecin, et Cacus, ancien voleur

Si Cacus le rusé voleur
Eût été plus méchant,
Oluire, je te peindrais de sa couleur,
Mais en tous points tu es bien pire ;
Il ôta les biens sans occire,
Ne fais tu pis à l'escient,
Quand l'argent ne te peut suffire,
Ains fais mourir le patient ?
Tu dis le...

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Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Février

Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Février

Aux pans du ciel l'hiver drape un nouveau décor ;
Au firmament l'azur de tons roses s'allume ;
Sur nos trottoirs un vent plus doux enfle la plume
Des petits moineaux gris qu'on y retrouve encor.

Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort ;
Et, dans les ravins creux qui s'emplissent de brume,
Aux franges du...

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Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Janvier

Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Janvier

La tempête a cessé. L'éther vif et limpide
A jeté sur le fleuve un tapis d'argent clair,
Où l'ardent patineur au jarret intrépide
Glisse, un reflet de flamme à son soulier de fer.

La promeneuse, loin de son boudoir tépide,
Bravant sous les peaux d'ours les morsures de l'air,
Au son des grelots d'or de son cheval rapide,
À nos...

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Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Mes loisirs) - Minuit

Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Mes loisirs) - Minuit

La pâle nuit d'automne
De ténèbres couronne
Le front gris du manoir ;
Morne et silencieuse,
L'ombre s'assied, rêveuse,
Sous le vieux sapin noir.

Au firmament ses voiles
Sont parsemés d'étoiles
Dont le regard changeant,
Sur la nappe des ondes,
Répand en gerbes blondes
Ses paillettes d'argent.

Dans le ciel en silence
La lune se balance
Ainsi qu'un ballon...

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Alfred GARNEAU (1836-1904) - Croquis

Alfred GARNEAU (1836-1904) - Croquis

Je cherchais, à l'aurore, une fleur peu connue,
Pâle fille des bois et de secrets ruisseaux,
Des sources de cristal aux murmurantes eaux,
Enchaînèrent mes pas et surprirent ma vue.

Ô fraîche cascatelle ! En légers écheveaux,
Son onde s'effilait, blanche, à la roche nue,
Puis, sous un rayon d'or un moment retenue,
Elle riait au ciel entre ses bruns roseaux !

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François-Xavier GARNEAU (1809-1866) - Le Voltigeur. Souvenir de Châteauguay (1831)

François-Xavier GARNEAU (1809-1866) - Le Voltigeur. Souvenir de Châteauguay (1831)

Sombre et pensif, debout sur la frontière,
Un Voltigeur allait finir son quart ;
L'astre du jour achevait sa carrière,
Un rais au loin argentait le rempart.
Hélas, dit-il, quelle est donc ma consigne ?
Un mot anglais que je ne comprends pas :
Mon père était du pays de la vigne,
Mon poste, non, je ne te laisse pas.

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Robert GARNIER (1535-1601) - Elégie sur la mort de Ronsard

Robert GARNIER (1535-1601) - Elégie sur la mort de Ronsard

... Adieu, mon cher Ronsard ; l'abeille est votre tombe
Fasse toujours son miel ;
Que le baume arabic à tout jamais y tombe,
Et la manne du ciel.
Le laurier y verdisse avecque le lierre
Et le mirthe amoureux ;
Riche en mille boutons, de toutes parts l'enserre
Le rosier odoreux,
Le tin, le basilic, la franche marguerite,
Et notre...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - A une robe rose

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - A une robe rose

Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !

Frêle comme une aile d'abeille,
Frais comme un coeur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.

De l'épiderme sur la soie
Glissent des frissons argentés,
Et...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Albertus) - Albertus, VIII

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Albertus) - Albertus, VIII

La limace baveuse argente la muraille
Dont la pierre se gerce et dont l'enduit s'éraille,
Les lézards verts et gris se logent dans les trous,
Et l'on entend le soir sur une note haute
Coasser tout auprès la grenouille qui saute,
Et râler aigrement les crapauds à l'oeil roux.
- Aussi, pendant les soirs d'hiver, la nuit venue,

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Espana) - Au bord de la mer

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Espana) - Au bord de la mer

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l'air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l'éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Dernières poésies) - Baiser rose, baiser bleu

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Dernières poésies) - Baiser rose, baiser bleu

À table, l'autre jour, un réseau de guipure,
Comme un filet d'argent sur un marbre jeté,
De votre sein, voilant à demi la beauté,
Montrait, sous sa blancheur, une blancheur plus pure.

Vous trôniez parmi nous, radieuse figure,
Et le baiser du soir, d'un faible azur teinté,
Comme au contour d'un fruit la fleur du velouté,
Glissait sur votre...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Espana) - Consolation

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Espana) - Consolation

Ne sois pas étonné si la foule, ô poète,
Dédaigne de gravir ton oeuvre jusqu'au faîte ;
La foule est comme l'eau qui fuit les hauts sommets,
Où le niveau n'est pas, elle ne vient jamais.
Donc, sans prendre à lui plaire une peine perdue,
Ne fais pas d'escalier à ta pensée ardue :
Une rampe aux boiteux ne rend pas le...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Contralto

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Contralto

On voit dans le Musée antique,
Sur un lit de marbre sculpté,
Une statue énigmatique
D'une inquiétante beauté.

Est-ce un jeune homme ? est-ce une femme,
Une déesse, ou bien un dieu ?
L'amour, ayant peur d'être infâme,
Hésite et suspend son aveu.

Dans sa pose malicieuse,
Elle s'étend, le dos tourné
Devant la foule curieuse,
Sur son...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Fantaisies d'hiver

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Fantaisies d'hiver

I

Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L'Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.

Il chante d'une voix peu sûre
Des airs vieillots et chevrotants ;
Son pied glacé bat la mesure
Et la semelle en même temps ;

Et comme Haendel, dont la perruque...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Espana) - In deserto

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Espana) - In deserto

Les pitons des sierras, les dunes du désert,
Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ;
Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne,
Et que l'éboulement de jour en jour décharne,
Le grès plein de micas papillotant aux yeux,
Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux,
Le rocher renfrogné dans sa...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - La chimère

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - La chimère

Une jeune chimère, aux lèvres de ma coupe,
Dans l'orgie, a donné le baiser le plus doux
Elle avait les yeux verts, et jusque sur sa croupe
Ondoyait en torrent l'or de ses cheveux roux.

Des ailes d'épervier tremblaient à son épaule
La voyant s'envoler je sautai sur ses reins ;
Et faisant...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La fleur qui fait le printemps

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La fleur qui fait le printemps

Les marronniers de la terrasse
Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean,
La villa d'où la vue embrasse
Tant de monts bleus coiffés d'argent.

La feuille, hier encor pliée
Dans son étroit corset d'hiver,
Met sur la branche déliée
Les premières touches de vert.

Mais en vain le soleil excite...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La montre

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La montre

Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L'aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure... une heure après.

La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d'argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.

Le cadran solaire me raille
En m'indiquant, de...

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