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Peut-on dire qu'écrire son autobiographie consiste seulement à aller à la recherche de soi-même ?

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• Talent d'orateur. Cf. Rousseau qui, discrètement, glisse un parallélisme qui n'en est pas un : « Je me suis montré tel que je fus : méprisable et vil quand je l'ai été ; bon, généreux, sublime, quand je l'ai été ». Certes, il y a un parallélisme et une volonté de dire ses défauts mais : les défauts sont clos par « et » et il n'y en a que deux/ les qualités sont au nombre de trois en gradation (à l'infini !).               B- Les limites du récit de vie Peut-on être objectif dans le récit de vie ? • L'autobiographe parle de lui, se raconte avec le recul des années. Mais cependant, peut-on vraiment être objectif quand on parle de soi ? L'auteur fait nécessairement des choix, il décide de raconter cet épisode plutôt que celui-ci, résumer celui-là ou détailler celui-ci... Celui qui écrit son autobiographie doit passer une sorte de pacte avec son lecteur. Il s'engage à raconter sa vie avec un « souci constant de réalité ».

« Peut-on dire qu'écrire son autobiographie consiste seulement à aller à la recherche de soi-même ? Quel est le but de l'autobiographie ? Est-ce seulement un besoin de se connaître qui a motivé l'oeuvre ? I- L'autobiographie, une oeuvre sur soi. A- Le genre de l'autobiographie Auto (moi)-bio (vie)- graphie (écrire) : écrire ma vie.

Un auteur décide de raconter sa vie, de se raconter. Philippe Lejeune : « récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence, lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité ».

Écrit par une personne plutôt âgée, à la fin de sa vie. B- Caractéristiques • Récit à la première personne, celui qui dit « je », c'est bien l'auteur, celui qui tient sa plume.

Multiplicité des marques de 1e personne.

Identité de l'auteur, narrateur, personnage principal. • Différence des « je », différence des temps : il faut différencier « je » de l'auteur, celui qui tient la plume (présent d'énonciation) du « je » du personnage (temps du récit, le plus souvent). Ex : dans l'épisode des pommes volées, le « vieux » Rousseau raconte cet épisode vieux de plusieurs décennies mais il revit tant les événements que lorsqu'il dit qu'il s'est fait prendre « la plume m'en tombe des mains ». L'auteur raconte sa vie ou parfois une partie de sa vie (Cf.

Les Mots ou Enfance). C- L'importance de son enfance • Autobiographie : raconter son histoire (pour se connaître mieux, se comprendre...) Or : le point de départ de sa vie, c'est l'enfance. Conditionne la vie => importance de l'enfance, besoin de se situer, de commencer aussi son récit par le début. • Réfléchir sur son enfance : besoin de se connaître : auto-psychanalyse (ou confession). Sarraute disait d'Enfance : « il ne s'agit pas d'une autobiographie ».

Sarraute cherche moins à raconter qu'à analyser des comportements dans le mouvement de l'écriture, en cherchant leur signification.

(Cf.

incipit original : elle ne raconte pas sa naissance).

C'est pendant l'enfance que tout se joue. • R : de nombreuses autobiographies se limitent à l'enfance. ∆) L'autobiographie est une oeuvre centrée sur l'auteur, centrée sur soi, à travers laquelle l'écrivain va tenter de mieux se connaître. II- Pourquoi écrire son autobiographie ? A-« Connais-toi toi-même » • Desseins de l'autobiographie : première réponse évidente > raconter sa vie, se raconter.

Essayer de mieux se comprendre, de donner un sens à sa vie.

Envie de s'expliquer, d'expliquer pourquoi l'auteur, moi, (souvent connu) a agi et devenu ainsi. => « Connais-toi toi-même » : Essayer de mieux se comprendre, de donner un sens à sa vie.

Envie de s'expliquer, d'expliquer pourquoi l'auteur, moi, (souvent connu) a agi et devenu ainsi. Cependant, ce n'est pas la seule chose qui motive l'écrivain. B- Les autres motifs de l'autobiographie Évoquez l'incipit d'Enfance de Sarraute : l'auteur et son double s'interrogent sur les motivations et les raisons d'écrire son autobiographie. • Phénomène de mode : souvent, les écrivains âgés se racontent. • Envie de laisser une trace de soi : échapper au néant.

L'auteur sait que tant qu'il aura des lecteurs, il existera.

Cf.

Chateaubriand, comme Montaigne, rappelle qu'il écrit au seuil de la mort. B- Se justifier • Rousseau se justifie.

Il écrit ses Confessions : on ne peut le juger qu'après l'avoir lu et ses défauts de son caractère s'expliquent tous (effets de la société...). • Ce sont des écrivains qui font leur autobiographie, des écrivains reconnus : il leur semble important de parler de l'origine de leur goût pour la littérature.

Besoin de justifier, d'expliquer leur vocation. •Les Mots : moment où Sartre est rejeté par les autres enfants au Luxembourg et qu'il se réfugie dans la lecture.

Enfance : Sarraute rappelle tous les livres qu'elle a lus enfant (et donc sa culture livresque).. »

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