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Le journaliste P. Lepape écrivait en 1982 dans Téterelle qu'en tant que critique il était gavé de confidences autobiographiques dont il n' [avait] que faire », faisant ainsi allusion à la masse de livres de ce type lancés sur le marché depuis quelques années, et à leur qualité souvent médiocre. En évoquant de façon précise vos réactions de lecteur d'oeuvres et de fragments d'oeuvres autobiographiques, vous direz si vous partagez la sévérité du critique.

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Si parler de soi paraît aujourd'hui évident ce qui explique la vogue des ouvrages autobiographiques sur le marché du livre, ce genre littéraire est cependant relativement récent. Il est en effet lié à l'émergence de la notion d'individu ce qui suppose une certaine évolution des idées, l'apparition d'un certain humanisme. Les premières autobiographies apparaissent au XVIe siècle (on connaît une vie de Benvenuto Cellini, le célèbre orfèvre et sculpteur de la Renaissance italienne) et au XVIIIe siècle avec Les Confessions de Rousseau. Le genre aujourd'hui est florissant : quel acteur, quel chanteur, quel journaliste ou quel homme politique ne publie ses souvenirs ? Parfois pourtant, la quantité l'emporte sur la qualité ce qui déclenche des jugements sévères comme celui de P. Lepape qui avoue être « gavé de confidences autobiographiques dont il n'[a] que faire ». Comment peut-on expliquer le nombre élevé d'ouvrages autobiographiques aujourd'hui ? Quelles qualités suppose une autobiographie ? Quel intérêt peut-on trouver à ces lectures ?

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