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La Chanson de Roland

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Ce poème, longtemps oublié et retrouvé seulement au XIXe siècle, fut publié en 1837 par Francisque Michel, qui lui donna son titre. Il est constitué de 4002 vers décasyllabiques groupés en 291 laisses. Son auteur, un clerc qui avait une bonne connaissance des poètes latins et des auteurs sacrés, s'appelait peut-être TUROLDUS. Mais ce nom, cité au dernier vers du poème, pourrait être aussi bien celui du récitant ou du copiste. Après avoir fait la guerre aux Sarrazins pendant sept ans, Charlemagne s'est rendu maitre de toute l'Espagne, à l'exception de Sarragosse. Le roi de Sarragosse, Marsile, lui fait perfidement des offres de paix. Sur la proposition de Roland, Ganelon est envoyé auprès de Marsile comme négociateur. Mécontent de ce choix, Ganelon règle avec Marsile les détails d'une embuscade, où tomberont Roland et ses hommes. Effectivement, alors que Charles rentre en France, les Sarrazins attaquent dans les défilés de Roncevaux son arrière-garde, vingt mille hommes commandés par Roland. Malgré les conseils d'Olivier, Roland s'obstine à ne pas appeler Charles. Lorsqu'il se décide à sonner du cor, il est trop tord. L'empereur revient en hâte, mais ne trouve plus que des morts. Sa vengeance est terrible. Il poursuit les Sarrazins, les extermine, s'empare de Sarragosse. Puis il regagne Aix-la-Chapelle. Aude, fiancée de Roland, meurt en apprenant le désastre. Ganelon déclaré coupable par le juge- ment de Dieu est écartelé. L'ange Gabriel invite Charles à repartir guerroyer contre les infidèles.

« La Chanson de Roland (vers 1100) Ce poème, longtemps oublié et retrouvé seulement au XIXe siècle, fut publié en 1837 par Francisque Michel, qui lui donna son titre.

Il est constitué de 4002 vers décasyllabiques groupés en 291 laisses.

Son auteur, un clerc qui avait une bonne connaissance des poètes latins et des auteurs sacrés, s'appelait peut-être TUROLDUS.

Mais ce nom, cité au dernier vers du poème, pourrait être aussi bien celui du récitant ou du copiste. Après avoir fait la guerre aux Sarrazins pendant sept ans, Charlemagne s'est rendu maitre de toute l'Espagne, à l'exception de Sarragosse.

Le roi de Sarragosse, Marsile, lui fait perfidement des offres de paix.

Sur la proposition de Roland, Ganelon est envoyé auprès de Marsile comme négociateur.

Mécontent de ce choix, Ganelon règle avec Marsile les détails d'une embuscade, où tomberont Roland et ses hommes.

Effectivement, alors que Charles rentre en France, les Sarrazins attaquent dans les défilés de Roncevaux son arrière-garde, vingt mille hommes commandés par Roland.

Malgré les conseils d'Olivier, Roland s'obstine à ne pas appeler Charles.

Lorsqu'il se décide à sonner du cor, il est trop tord.

L'empereur revient en hâte, mais ne trouve plus que des morts.

Sa vengeance est terrible.

Il poursuit les Sarrazins, les extermine, s'empare de Sarragosse.

Puis il regagne Aix-la-Chapelle.

Aude, fiancée de Roland, meurt en apprenant le désastre.

Ganelon déclaré coupable par le juge- ment de Dieu est écartelé.

L'ange Gabriel invite Charles à repartir guerroyer contre les infidèles. L'HISTOIRE ET LA LÉGENDE Le 15 août 778, le roi Charles, alors âgé de trente-cinq ans, revenait d'Espagne où il avait combattu des princes musulmans, pour aider d'autres princes musulmans.

Au passage des Pyrénées, son arrière-garde fut assaillie par des montagnards basques, c'est-à-dire par des chrétiens.

On ignore ce que fut le combat, escarmouche ou désastre.

Il est sûr que le préfet de la marche de Bretagne, Roland, y trouva la mort.

Voici maintenant la légende mise en oeuvre par le poème : Charlemagne a deux cents ans; c'est un chef religieux presque autant qu'un chef de guerre; l'esprit des croisades l'anime : il ne songe qu'à défendre la chrétienté contre les infidèles.

Les assaillants de son arrière-garde sont des Sarrazins et ils ne doivent qu'à la trahison leur victoire éphémère.

Roland est le neveu de Charles.

Tous deux sont capables d'exploits surhumains. C'est un art très sobre : aucun luxe dans les descriptions, aucune analyse; des caractères différenciés, mais simples et qui se révèlent uniquement par les actes des personnages et leurs propos; un style dépouillé.

La répétition insistante de certaines formules, de certains vers, accentue la naïveté apparente de l'oeuvre. Pourtant l'auteur inconnu est un artiste très conscient.

Il possède la science des effets oratoires.

Ce que l'on prend chez lui pour de la naïveté pourrait bien être une volonté de stylisation.

Il élimine l'accessoire, c'est-à-dire les détails purement descriptifs, au profit de la psychologie et de l'intention moralisatrice.

Son oeuvre est vigoureusement construite.

Exposition, péripéties, dénouement se succèdent avec la même rigueur que dans une tragédie classique.

L'ensemble donne une impression de forte unité et d'intensité dramatique. Un souffle poétique puissant traverse La Chanson de Roland.

La grandeur héroïque y éclate à tout moment.

Des correspondances mystiques s'établissent entre l'humain et le divin.

Le merveilleux s'introduit presque naturellement dans la trame du réel.

En somme, la première oeuvre en date de notre littérature est aussi celle qui répond le mieux à la définition traditionnelle de l'épopée.. »

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