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Julien Gracq

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Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, naît à St Florent-le-Vieil en Anjou, le 27 juillet 1910. Écrivain exigeant, il est l’auteur, à ce jour, d’une oeuvre respectée dans le monde entier. Il a une idée de la littérature : pour lui, elle est sacrée, elle demande une langue parfaite. Il y aurait presque une notion de menace dans la vie littéraire telle qu’il la conçoit. C’est pourquoi, il restera fidèle, durant toute sa carrière, à son premier éditeur, José Corti, qui a publié Au château d’Argol en 1938. C’est aussi au nom de cette conviction qu’il critique violemment le milieu intellectuel français dans La Littérature à l’estomac, un pamphlet publié en 1950, à la suite duquel, il refuse très logiquement le Prix Goncourt en 1951 pour Le Rivage des Syrtes.

« Julien Gracq Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, naît à St Florent-le-Vieil en Anjou, le 27 juillet 1910. Écrivain exigeant, il est l'auteur, à ce jour, d'une oeuvre respectée dans le monde entier. Il a une idée de la littérature : pour lui, elle est sacrée, elle demande une langue parfaite. Il y aurait presque une notion de menace dans la vie littéraire telle qu'il la conçoit. C'est pourquoi, il restera fidèle, durant toute sa carrière, à son premier éditeur, José Corti, qui a publié Au château d'Argol en 1938. C'est aussi au nom de cette conviction qu'il critique violemment le milieu intellectuel français dans La Littérature à l'estomac, un pamphlet publié en 1950, à la suite duquel, il refuse très logiquement le Prix Goncourt en 1951 pour Le Rivage des Syrtes. À la parution de son premier livre, Julien Gracq est professeur d'histoire et de géographie au lycée de Quimper et se réclame du romantisme allemand et du surréalisme. Ce livre, d'esprit à la fois médiéval et baroque, sera suivi en 1945 par Un Beau Ténébreux, un recueil de poèmes en prose Liberté grande en 1946 et Le Roi pêcheur, en 1948, inspiré par la quête du Graal. Ce même thème de l'attente corollaire, de celui de la quête, parcourra ainsi toute l'oeuvre de Gracq. Un Balcon en forêt, qui paraît en 1958, est emblématique de cette écriture stylisée qui rend compte d'une attente sur un front statique de la forêt ardennaise à la veille du 10 mai 1940. Michel Mitrani en fera une adaptation cinématographique éclatante, en 1977 ; un film littéraire et cinématographique à la fois. La parution du Balcon en forêt marque chez Gracq son passage à une autre forme d'écriture, plus fragmentée et donnera Lettrines I et II et La forme d'une ville, en 1985, où en filigrane de l'évocation de Nantes, il traces les lignes d'une autobiographie. La forme d'une ville est un ouvrage dense, précis et poétique. Le Rivage des Syrtes qui paraît en 1951 portait déjà ce thème de l'attente où l'imaginaire se nourrissait de l'allégorie pour créer une oeuvre éminente, singulière et envoûtante. Réputé d'accès difficile, Gracq est un auteur pourvoyeur d'une langue précise. Et ses lecteurs, nombreux, entrent dans cette oeuvre comme on entreprendrait un voyage initiatique. Dans les années soixante, paraîtront Lettrines et La Presqu'île qui permettent de mieux appréhender la démarche de l'écrivain, pérégrinations critiques que l'on retrouvera dans En lisant en écrivant (1981), où l'auteur livre ses réflexions sur la littérature. En 1988, paraît Autour des sept collines et en 1991, Carnets du grand chemin, une déambulation littéraire traversée par le rêve. Professeur au lycée Claude-Bernard à Paris, de 1947 à sa retraite en 1970, l'écrivain est resté lié à sa ville natale où il passe des vacances et écrit. Il voyage dans la campagne, se retire dans la discrétion. Cette discrétion, que la publication de ses OEuvres complètes dans la collection La Pléiade (éditions Gallimard), de son vivant fait rarissime , n'entamera en rien, mais qui consacre un grand classique de la littérature française contemporaine et admiré dans le monde entier. Ecrivain exigeant, il est l'auteur, à ce jour, d'une œuvre respectée dans le monde entier. Il a une idée de la littérature : pour lui, elle est sacrée, elle demande une langue parfaite. Il y aurait presque une notion de menace dans la vie littéraire telle qu'il la conçoit. C'est pourquoi il restera fidèle, durant toute sa carrière, à son premier éditeur, José Corti, qui a publié Au château d'Argol en 1938. C'est aussi au nom de cette conviction qu'il critique violemment le milieu intellectuel français dans La Littérature à l'estomac, pamphlet publié en 1950, à la suite duquel il refuse très logiquement le Prix Goncourt en 1951 pour Le Rivage des Syrtes. A la parution de son premier livre, Julien Gracq est professeur d'histoire et de géographie au lycée de Quimper et se réclame du romantisme allemand et du surréalisme. Ce livre, d'esprit à la fois médiéval et baroque, sera suivi en 1945 par Un Beau Ténébreux, un recueil de poèmes en prose Liberté grande en 1946 et Le Roi pêcheur, en 1948, inspiré par la quête du Graal. Ce même thème de l'attente corollaire, de celui de la quête, parcourra ainsi toute l'œuvre de Gracq. Un Balcon en forêt (1958) est emblématique de cette écriture stylisée qui rend compte d'une attente sur un front statique de la forêt ardennaise à la veille du 10 mai 1940. Ce livre marque le passage de Gracq à une autre forme d'écriture, plus fragmentée et donnera Lettrines I et II et La forme d'une ville, en 1985, où en filigrane de l'évocation de Nantes, il traces les lignes d'une autobiographie. Le Rivage des Syrtes qui paraît en 1951 portait déjà ce thème de l'attente où l'imaginaire se nourrissait de l'allégorie pour créer une œuvre éminente, singulière et envoûtante. Réputé d'accès difficile, Gracq est un auteur pourvoyeur d'une langue précise. Et ses lecteurs, nombreux, entrent dans cette œuvre comme on entreprendrait un voyage initiatique. Dans les années 60 paraissent Lettrines et La Presqu'île qui permettent de mieux appréhender la démarche de l'écrivain, pérégrinations critiques que l'on retrouve dans En lisant en écrivant (1981), où l'auteur livre ses réflexions sur la littérature. En 1988, paraît Autour des sept collines et en 1991, Carnets du grand chemin, déambulation littéraire traversée par le rêve. Professeur au lycée Claude-Bernard à Paris, de 1947 à sa retraite en 1970, l'écrivain est resté lié à sa ville natale où il passe des vacances et écrit. Il voyage dans la campagne, se retire dans la discrétion. Cette discrétion, que la publication de ses Œuvres complètes dans la collection La Pléiade de son vivant — fait rarissime — n'entamera en rien, mais qui consacre un grand classique de la littérature française contemporaine et admiré dans le monde entier. »

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