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Jean LORRAIN (1855-1906) - Fête galante

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Jean LORRAIN (1855-1906) - Fête galante Ah ! si fines de taille, et si souples, si lentes Dans leur étroit peignoir enrubanné de feu, Les yeux couleur de lune et surtout l'air si peu Convaincu du réel de ces fêtes galantes ! Ah ! le charmant sourire ailleurs, inattentif De ces belles d'antan, lasses d'être adorées Et graves, promenant, exquises et parées, L'ennui d'un coeur malade au fond seul et plaintif : Qu'importe à Sylvanire et les étoffes rares Et les sonnets d'Oronte et les airs de guitares, Qu'éveille au fond des parcs l'indolent Mezzetin ? Auprès de Cydalise à la rampe accoudée, Sylvanire poudrée, en grand habit, fardée, Sait trop qu'Amour, hélas ! est un songe lointain.

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