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De l'essai ou du dialogue, quel vous paraît être le genre le plus adapté pour faire adhérer à une thèse ?

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Examen de la force de conviction de l'apologue   L'apologue est indirectement argumentatif, ou plutôt, il enrobe son contenu argumentatif dans un contenu fictionnel, qui peut avoir le mérite d'être séduisant, plus facilement abordable peut-être, et donc de faire adhérer plus aisément, par le biais de la séduction de la fiction, aux idées que l'auteur veut défendre. On pourra penser notamment aux Fables de La Fontaine - chacune de ces fables vise à poser une vérité morale (« la raison du plus fort est toujours la meilleure », par exemple) en prenant à cette fin le détour de la fiction et de la poésie. Ce procédé semble efficace en ce qu'il propose une meilleure mémorisation de la vérité morale en question, en ce qu'il fait en sorte que le lecteur y souscrive sans même s'en apercevoir puisqu'il est occupé à se divertir des vers de La Fontaine ; un apologue habile semble donc avoir une grande force de conviction parce qu'il constitue, en plus d'une argumentation, une pièce plaisante.   II. Examen de la force de conviction de l'essai   L'essai se pose comme étant le genre visant à provoquer l'adhésion du lecteur par la pure argumentation. C'est le genre philosophique par excellence : on y expose des idées, on les soutient, on permet au lecteur de suivre un cheminement démonstratif rationnel, c'est-à-dire de construire pas à pas une conviction en passant non pas par une séduction mais par un raisonnement. Autrement dit, le lecteur, s'il suit le cheminement démonstratif proposé par l'essai, construit sa propre conviction en même temps que l'auteur de l'essai et ne se contente donc pas de la recevoir et d'y souscrire. L'essai semble donc rendre possible une conviction construite, fondée, particulièrement forte, donc.   III. Evaluation comparative finale   Il apparaît que l'essai et l'apologue entraînent deux types de conviction différentes : il faut maintenant décider quelle est le type de conviction le plus pertinent et le plus puissant.

« Définition des termes du sujet Le sujet invite à comparer deux genres littéraires qui ont en commun de chercher à convaincre leur lecteur.

Il faut donc d'abord définir ces deux genres.

Au sens étroit, l'apologue est un court récit à visée morale.

En un sens plus large, le mot s'applique à toute fiction à visée argumentative.

Il ne s'agit donc pas d'un genre littéraire aux frontières fixes, mais d'une forme en mouvement, qui inclut, la fable, le conte, la parabole, l'utopie, voire le roman à thèse.

Il a en propre, du point de vue de la recherche de conviction, de recourir à l'argumentation dite indirecte : le contenu argumentatif est dissimulé dans un contenu d'une autre nature – notamment fictionnel.

L'essai, d'autre part, est défini comme une œuvre en prose plus ou moins longue dans laquelle l'auteur traite un ou plusieurs sujets de morale, de philosophie, de littérature, de politique, sans s'astreindre à une étude systématique et exhaustive ni à une composition rigoureuse et dans laquelle il expose ses idées avec une grande liberté de style et de présentation ; l'essai, malgré sa souplesse générique, a recours à une forme directe d'argumentation : il soutient des thèses en exposant ces thèses et en argumentant ouvertement pour elles. La comparaison entre les deux genres doit se faire du point de vue de leur pouvoir de conviction, et pas, il faut le remarquer, de leur pouvoir de persuasion.

Il faut en effet distinguer ces deux termes : si le résultat des processus de persuasion et de conviction est sensiblement le même (une adhésion du lecteur à certaines idées), leurs moyens ne sont pas exactement les mêmes, la conviction procédant par des techniques strictement rationnelles et démonstratives alors que la persuasion peut en appeler à des éléments plus irrationnels, et même recourir à la manipulation intellectuelle. Autrement dit, il va falloir évaluer les deux genres du strict point de vue de leurs efficacités argumentatives respectives.

Il faudra poser la question de savoir quel est le mode d'argumentation le plus pertinent : celui qui se pose directement comme argumentatif – c'est le cas de l'essai, ou celui qui n'est qu'indirectement argumentatif – c'est le cas de l'apologue. Eléments pour le développement I.

Examen de la force de conviction de l'apologue L'apologue est indirectement argumentatif, ou plutôt, il enrobe son contenu argumentatif dans un contenu fictionnel, qui peut avoir le mérite d'être séduisant, plus facilement abordable peut-être, et donc de faire adhérer plus aisément, par le biais de la séduction de la fiction, aux idées que l'auteur veut défendre.

On pourra penser notamment aux Fables de La Fontaine – chacune de ces fables vise à poser une vérité morale (« la raison du plus fort est toujours la meilleure », par exemple) en prenant à cette fin le détour de la fiction et de la poésie.

Ce procédé semble efficace en ce qu'il propose une meilleure mémorisation de la vérité morale en question, en ce qu'il fait en sorte que le lecteur y souscrive sans même s'en apercevoir puisqu'il est occupé à se divertir des vers de La Fontaine ; un apologue habile semble donc avoir une grande force de conviction parce qu'il constitue, en plus d'une argumentation, une pièce plaisante. II.

Examen de la force de conviction de l'essai L'essai se pose comme étant le genre visant à provoquer l'adhésion du lecteur par la pure argumentation.

C'est le genre philosophique par excellence : on y expose des idées, on les soutient, on permet au lecteur de suivre un cheminement démonstratif rationnel, c'est-à-dire de construire pas à pas une conviction en passant non pas par une séduction mais par un raisonnement.

Autrement dit, le lecteur, s'il suit le cheminement démonstratif proposé par l'essai, construit sa propre conviction en même temps que l'auteur de l'essai et ne se contente donc pas de la recevoir et d'y souscrire.

L'essai semble donc rendre possible une conviction construite, fondée, particulièrement forte, donc. III.

Evaluation comparative finale Il apparaît que l'essai et l'apologue entraînent deux types de conviction différentes : il faut maintenant décider quelle est le type de conviction le plus pertinent et le plus puissant.

La conviction entraînée par l'apologue est une conviction due à la séduction, celle entraînée par l'essai est, elle, due au raisonnement.

Si l'on en appelle à la distinction entre conviction et persuasion posée dans l'introduction, il semble qu'il faille réserver le mot de conviction au genre de l'essai et celui de persuasion au genre de l'apologue, qui joue de la séduction pour entraîner l'adhésion. La distinction entre les deux genres ne se fait donc pas tant du point de vue de la puissance de la conviction qu'ils entraînent, mais du genre de conviction qu'ils induisent. Conclusion La conclusion pourra reprendre la distinction entre les deux genres différents de conviction posés en troisième partie, et exposer votre choix personnel entre ces deux formes de conviction.

Ce choix devra être brièvement justifié en rappelant les caractéristiques du genre choisi comme le plus convaincant telles qu'elles ont été exposées dans les deux premières parties du devoir.. »

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