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Commentaire composé - Chant d'amour VI - Lamartine

Publié le 08/06/2023

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« Alphonse de Lamartine est un poète, écrivain mais aussi un homme politique du XIXe siècle.

Il est né fin XVIIIe siècle et a donc connu tout au long de sa vie les nombreux changements politique survenus en France durant cette période.

Il fut même celui qui proclama la IIe République.

Mais mis à part ses engagements politique, il fut également à l’origine du mouvement du romantisme (en France du moins), grâce à son recueil de poème à succès : Méditations poétiques.

Par la suite des auteurs comme Victor Hugo vont eux aussi se lancer dans ce mouvement introduit par Lamartine qui s’affranchit de certaines règles, notamment prosodique, du classicisme, mais également des idéologies du siècle des Lumières par l’expression des sentiments qui prévaut sur la raison.

Ainsi, Nouvelles méditations poétiques pourrait être considéré comme la suite du précédent recueil, de part son titre mais également le registre utilisée qui reste le même.

Cette œuvre fut publié en 1823.

L’extrait de l’œuvre que nous allons étudié fait partie de la vingt-quatrième méditation et s’intitule : „Chant d’amour VI“, qui est un poème qu’il a adressé à une amante.

Nous nous demanderons alors : En quoi ce poème de Lamartine est-il constitué de sentiments opposés ? Nous le verrons tout d’abord par la triste constation du temps et de ses effets qui n’a pour autant point de pouvoir sur l’amour de Lamartine envers son amante. Tout d’abord, on peut observer que la tristesse et la mélancolie sont, dans ce poème, causées par des ennemis qui ne peuvent être vaincus. Le poète évoque notamment le temps qui passe et ce dès le premier vers par un rythme croissant (2/4//6).

Ce temps est personnifié („jaloux“ v.1, „d’une haleine glacée“ v.1, „et sa main flétrira sur tes charmentes lèvres“ v.4) en un personnage plutôt cruel („fanera“ v.2 , „flétrira“ v.4) par des verbes au futur décrivant ses intentions destructrices.

De même le rapprochement fait entre le „nuage de larmes“ et les „jours écoulés“ au vers 7 et 8 permettent de montrer le désespoir grandissant avec le temps, qui a la particularité d’être brusque à cause des marques qu’il laisse lors de son passage et de son caractère irréversible, définit par ces alexandrins subitement coupés d’hexasyllabes ; mais d’un autre côté il y a le caractère constant du temps qu’on ressent par les strpohes régulières tout au long du poème et qui sont symétriques, avec chaque alexandrins toujours séparés d’un hémistiche, rappelant le caractère constant du temps. Ainsi, la progression éternelle du temps engendre la vieillesse.

C’est ce qu’on comprend par la comparaison entre celle à qui le poème est adressé et la „fleur passée“, permettant d’une certaine manière d’attenuer, d’euphémise ce phénomène.

Lamartine utilise un verbe à la forme passive („qui t’ont ravi tes charmes“ v.8) donnant l’impression que le sujet, les „jours écoulés“, est comme un voleur qui fait subir, subtilisant la jeunesse de cette dame.

Et donc, l’éphémérité et la jeunesse est mis en lumière par un champ lexical en accord („vain“, „rapide baisers“, „ravi“, „fraîche saison“, „rigueur“).

Et son sort semble être plutôt certain car Lamartine utilise le futur simple dans son poème.

Et pour finalité, il parle de la mort, autre ennemie personnifiée et cruel, elle aussi, puisqu’elle semble se réjouir de leur sort („éteindre en souriant […] l’un et l’autre flambeau“ v.20, 21). Ainsi Lamartine fait cette triste constatation de ce que l’avenir réservera, avec les années qui l’abandonne et emportant beaucoup de chose sur son passage.

Mais par.... »

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