Devoir de Philosophie

Apulée

Extrait du document

Apulée naquit dans une colonie romaine d'Afrique du Nord et étudia la rhétorique à Carthage et la philosophie de Platon à Athènes, avant d'exercer le droit à Rome. Il voyagea en Asie pour se faire initier aux cultes orientaux, notamment aux mystères d'Eleusis et de Mithra. A Tripoli, il épousa une veuve dont la richesse lui permit de se consacrer uniquement à l'écriture. Sa belle-famille, désapprouvant ce mariage, accusa Apulée d'avoir usé de magie pour séduire leur fille. Il rédigea pour sa défense L'apologie, brillant plaidoyer riche en informations sur les sciences occultes, qu'il prononça devant le proconsul d'Afrique Claude Maximus. Acquitté, il rentra à Carthage où il enseigna la philosophie et la rhétorique. Mais l'auteur latin dut la renommée à ses Métamorphoses (ou L'âne d'or), livre qui tourna une page dans l'histoire de la littérature classique et de la poésie écrite. Le récit en prose de onze parties est le seul roman complet en latin ancien qui nous soit parvenu. Il relate les aventures du jeune Lucius, transformé en âne à l'aide d'un onguent magique et qui finit par revenir à sa forme humaine. Durant sa métamorphose, Lucius surprend des conversations instructives sur les secrets des hommes. Son épisode de Cupidon et Psyché fut par la suite abondamment imité. L'ouvrage contient certains détails autobiographiques sur la vie de l'auteur. Dans son oeuvre, on peut noter ses essais platoniciens Le démon de Socrate et Florida, regroupant des extraits de ses conférences.

« Apulée Apulée naquit dans une colonie romaine d'Afrique du Nord et étudia la rhétorique à Carthage et la philosophie de Platon à Athènes, avant d'exercer le droit à Rome.

Il voyagea en Asie pour se faire initier aux cultes orientaux, notamment aux mystères d'Eleusis et de Mithra.

A Tripoli, il épousa une veuve dont la richesse lui permit de se consacrer uniquement à l'écriture.

Sa belle-famille, désapprouvant ce mariage, accusa Apulée d'avoir usé de magie pour séduire leur fille.

Il rédigea pour sa défense L'apologie, brillant plaidoyer riche en informations sur les sciences occultes, qu'il prononça devant le proconsul d'Afrique Claude Maximus.

Acquitté, il rentra à Carthage où il enseigna la philosophie et la rhétorique.

Mais l'auteur latin dut la renommée à ses Métamorphoses (ou L'âne d'or), livre qui tourna une page dans l'histoire de la littérature classique et de la poésie écrite.

Le récit en prose de onze parties est le seul roman complet en latin ancien qui nous soit parvenu.

Il relate les aventures du jeune Lucius, transformé en âne à l'aide d'un onguent magique et qui finit par revenir à sa forme humaine.

Durant sa métamorphose, Lucius surprend des conversations instructives sur les secrets des hommes.

Son épisode de Cupidon et Psyché fut par la suite abondamment imité.

L'ouvrage contient certains détails autobiographiques sur la vie de l'auteur.

Dans son oeuvre, on peut noter ses essais platoniciens Le démon de Socrate et Florida, regroupant des extraits de ses conférences. Interrogez sur Apulée un homme ayant quelque teinte des littératures antiques : " Ah ! Oui, vous répondra-t-il, c'est l'auteur de L'Âne d'Or.

" Peut-être ajoutera-t-il, s'il est un peu mieux informé : " N'a-t-il pas eu à se défendre de l'accusation de magie ? " Et vous n'en tirerez pas davantage.

Pourtant je doute que cette façon réduite de survivre dans la mémoire des hommes eût satisfait notre auteur, et c'est une toute autre idée qu'il se faisait de sa personne et de son oeuvre.

" Pour moi, dit-il au début du panégyrique de Carthage, voici les coupes auxquelles j'ai bu à Athènes : celle de la poésie, toute d'imagination, celle de la géométrie, à la clarté limpide, celle de la musique, faite de douceur, celle de la dialectique, assez austère ; mais surtout celle de la philosophie universelle, pleine d'un nectar inépuisable.

Empédocle compose des poésies, Platon des dialogues, Socrate des hymnes, Epicharme des mimes, Xénophon des histoires, Cratès des satires : votre Apulée pratique tous ces genres et cultive les neuf Muses avec un zèle égal ; et s'il a plus de bonne volonté que de moyens, il n'en mérite peut-être que plus d'éloges...

" Et ce n'est pas là pure vantardise.

En dehors des ouvrages qui nous sont parvenus, l'Apologie, les Métamorphoses, les Florides, les traités sur le dieu de Socrate, sur la doctrine de Platon, sur le monde, nous savons qu'il écrivit des poèmes, des discours, des " Questions naturelles ", des traités d'agriculture, de géométrie, d'astronomie, de politique, d'histoire, un ouvrage sur les poissons, un autre sur les proverbes, un Eroticus, un roman, Hermagoras, une traduction du Phédon ; et j'en passe.

Le temps, dans sa miséricorde, a fait disparaître toutes ces compilations ; il aurait pu anéantir sans grand dommage les trois traités philosophiques, qui n'ont plus d'intérêt que pour l'historien, pour ne laisser subsister que les deux ouvrages qui assurent à notre auteur une place de choix parmi les écrivains latins : le plaidoyer qu'il prononça pour se défendre d'une accusation de magie, et son roman intitulé les Métamorphoses ou l'Âne d'Or. Nous ne connaissons sa vie que par ses confidences.

Il naquit vers 125 ap.

JC, à Madaure, petite ville située non loin de Carthage, où son père comptait parmi les notables.

La sagesse de l'administration romaine avait assuré à la province d'Afrique une prospérité dont témoignent encore les ruines imposantes qui la couvrent.

Carthage, redevenue capitale, enrichie par son commerce et les produits d'un sol fertile, rivalisait avec Rome dans l'amour des arts et des lettres : " Carthage, Muse céleste de l'Afrique, Carthage, Camène du peuple qui porte la toge.

" Le jeune homme fit donc ses premières études dans cette " école vénérable de la province ".

Puis, selon l'usage des jeunes gens désireux de parfaire leur éducation, il partit pour la Grèce d'abord, puis pour l'Italie, et il y séjourna plusieurs années, devenant maître des deux langues au point de les manier l'une et l'autre en vers comme en prose avec la même maîtrise.

Mais ce n'est pas seulement la littérature qui l'attirait.

Son esprit avide de tout savoir était porté vers les sciences, la philosophie, la religion, le mystère. Qui pouvait mieux qu'Athènes satisfaire ses curiosités ? Les écoles philosophiques y perpétuaient, en l'accommodant aux tendances du siècle, l'enseignement des grands maîtres, surtout Platon, et Aristote ; l'influence des cultes orientaux avait donné une vie nouvelle aux mystères d'Eleusis ; les mages hellénisés, venus de Perse par l'Égypte, répandaient leurs pratiques superstitieuses ; le monde gréco-romain était envahi par les astrologues et les thaumaturges, et les miracles d'Apollonius de Tyane concurrençaient ceux d'un nouveau dieu venu de la Judée. Apulée se fit initier à de nombreux cultes ; il étudia les sciences naturelles, en même temps, il lut sans doute nombre de " fables milésiennes ", avant-goût des Mille et une Nuits, qu'inspiraient le merveilleux, l'aventure et l'amour...

Muni de cet imposant bagage, il eut le bon esprit de ne pas demeurer à Rome, où la percée était plus laborieuse, et reprit le chemin de Carthage, qui lui fit fête.

Il y enseignait depuis plusieurs années, quand, vers la trentaine, repris par son amour du voyage, il partit pour l'Égypte, dans l'espoir, sans doute, d'y découvrir de l'inconnu.

Et c'est alors que se place l'événement qui nous l'a fait le mieux connaître, car il lui a donné l'occasion de parler de lui-même : je veux dire son mariage.

En cours de route, la maladie le força de s'arrêter à Oea, l'actuelle Tripoli.

Il y retrouva un jeune homme, Pontianus, qu'il avait connu à Athènes.

Plein d'admiration pour Apulée, Pontianus l'engagea à descendre chez lui et le présenta à sa mère, qui depuis quatorze ans languissait dans le veuvage.

Ce qui devait arriver arriva : Pudentilla, tel était son nom, que tourmentaient le retour d'âge et l'appel des sens insatisfaits, ne put résister aux charmes d'Apulée ; il était jeune, beau, spirituel, galant sans doute ; elle résolut, sur les conseils mêmes de son fils, paraît-il, de l'épouser.

Pour complaire à l'une comme à l'autre, Apulée, magnanime, y consentit.

En vue d'éviter les. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓