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À partir des textes proposés et d'autres que vous connaissez, vous vous demanderez quelles formes (genre) peut prendre, selon les époques, l'engagement de l'écrivain au service dune cause. Puis vous vous interrogerez sur l'efficacité d'un tel engagement ?

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                Engagement en dehors des oeuvres Correspondances Ecrits qui ne sont pas destinés à la publication, les correspondances dévoilent l'intériorité d'un auteur, sa façon de penser, sa position sur tel ou tel sujet. Il n'y a pas de mise en forme et ce contenu brut touche d'autant plus le lecteur. Notons que le destinataire, par ses réponses est le faire valoir de l'auteur : il pose les questions nécessaires pour amener l'auteur à s'attarder sur un point précis.   Lettres ouvertes, polémiques S'adressant à une personne (le plus souvent importante comme Félix Faure dans la lettre de Zola) mais lisible par tous, ce type d'écrits a pour but de faire réfléchir le lecteur, de le faire participer et donc de le pousser à prendre un parti.   Articles, discours Ici pas de faux semblants, pas de destinataire qui donne l'occasion d'exprimer ses engagements : l'auteur s'adresse directement au lecteur. Le plus souvent ce type d'écrit intervient dans le cadre d'un évènement important. Il agit dans un but de prise de conscience des foules. III.             Utilité d'un tel engagement Au 18e Le siècle des lumières était celui des prises de paroles et des engagements d'auteurs. Cependant, la plupart de ces écrits menaient à l'exil ou à la prison.

« - De tout temps, des hommes de lettres n'ont pu s'en tenir à raconter des histoires fictives.

Qu'il s'agisse d'évènements ponctuels ou de situations amenées à durer, l'écrivain ne peut rester sans prendre position.

Conscient de son impact sur les foules, il multiplie les types d'écrits au fur et à mesure que la diffusion s'accroît et tente de toucher chacun en profitant de sa position de lettré. - Et précisément, quelles formes peuvent prendre ces engagements ? Quelle en est l'efficacité ? I. Engagement au travers d'une oeuvre L'engagement dans le roman Un engagement peut apparaître dans une œuvre ; il peut être sociale, idéologique… Il représente le cadre de l'oeuvre dans lequel évoluent les personnages mais ne comprend pas une prise de position explicite de son auteur. Par exemple Germinal de Zola ou La Peste de Camus. Roman engagé L'auteur prend position au travers d'un personnage qui se trouve au cœur d'un évènement impliquant un engagement (guerre, procès…).

Pensons à Sartre ou à Malraux… Essai, roman à thèse Ici il s'agit d'œuvre dont la polémique et l'engagement sont le prétexte à l'écriture.

Le point de vue du livre est celui de l'auteur.

Citons ici Barrès, Sartre, Simone de Beauvoir… II. Engagement en dehors des oeuvres Correspondances Ecrits qui ne sont pas destinés à la publication, les correspondances dévoilent l'intériorité d'un auteur, sa façon de penser, sa position sur tel ou tel sujet.

Il n'y a pas de mise en forme et ce contenu brut touche d'autant plus le lecteur.

Notons que le destinataire, par ses réponses est le faire valoir de l'auteur : il pose les questions nécessaires pour amener l'auteur à s'attarder sur un point précis. Lettres ouvertes, polémiques S'adressant à une personne (le plus souvent importante comme Félix Faure dans la lettre de Zola) mais lisible par tous, ce type d'écrits a pour but de faire réfléchir le lecteur, de le faire participer et donc de le pousser à prendre un parti. Articles, discours Ici pas de faux semblants, pas de destinataire qui donne l'occasion d'exprimer ses engagements : l'auteur s'adresse directement au lecteur.

Le plus souvent ce type d'écrit intervient dans le cadre d'un évènement important.

Il agit dans un but de prise de conscience des foules. III. Utilité d'un tel engagement Au 18e Le siècle des lumières était celui des prises de paroles et des engagements d'auteurs.

Cependant, la plupart de ces écrits menaient à l'exil ou à la prison.

Tolérés mais pas applaudis, cette volonté de prise de conscience collective a néanmoins joué un rôle important dans l'histoire de la littérature mais aussi dans l'Histoire de France avec la Révolution qui en découla. Au 19e Après la Révolution, l'écrivain est libre (en parole et en acte puisqu'il n'y a plus de protecteur) et se veut le porte parole du peuple, un guide, un voyant (Hugo, Rimbaud).

La diffusion des écrits accroît l'influence de ces hommes qui ont tous des positions politiques marquées (Hugo, Zola, …).

Leur engagement est donc utile ; pensons à l'affaire Dreyfus… Au 20e Les évènements historiques amènent forcément les écrivains à prendre position, par écrit (Sartre) ou en acte (pensons à ceux qui entrèrent dans la Résistance ou qui s'exilèrent durant la Seconde Guerre Mondiale).

Dans des périodes de trouble, l'accès aux écrits est difficile mais inestimable lorsqu'il est possible (il redonne espoir notamment). Conclusion : De tout temps, l'écrivain a donc été le porte parole du peuple mais aussi celui qui rassemble autour d'une cause qu'il peut (de part sa position d'homme de lettres) diffuser largement dans toutes les couches de la société.

L'écrivain est avant tout un homme de son temps et impliqué dans son époque.

Et quelles que soient les formes choisies pour s'exprimer ou quelle que soit l'époque, c'est aussi par son engagement qu'un écrivain passe à la postérité.

Germinal est certes connu de tous mais le fameux « J'accuse » l'est tout autant !. »

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